Pleins feux sur le sourcil, l’accessoire du regard

Cara Delevingne, mannequin pour Burberry et égérie sourcil de notre époque

Cara Delevingne, mannequin pour Burberry et égérie sourcil de notre époque

Sourcil fourni comme Cara Delevingne, arqué à la Kim Kardashian, ce sont les deux tendances qui dominent actuellement dans la mise en valeur des yeux, me confiait récemment Sabrina Eléonore, fondatrice avec son mari Emmanuel du salon spécialisé Un jour Un regard. Les make-up artists le confirment. Lors de la dernière présentation presse de Lancôme, Miky rappelait que les défilés de mode avaient popularisé le maquillage nude sur les paupières pour mieux mettre l’accent sur les sourcils. L’occasion pour la marque du groupe L’Oréal de présenter ses nouveaux crayons Le Sourcil Pro.

Chez Estée Lauder, Tom Pécheux, le directeur de création maquillage, affirme : « Des sourcils puissants donnent du charisme, du caractère et de la personnalité au visage ». Là encore, la marque américaine en profite pour communiquer sur le regard soutenu de ses mannequins stars, Arizona Muse et Joan Smalls, et commercialise de nouvelles références de crayons Double Wear à double embout pour redessiner et souligner la ligne. Car si la mode est au poil en liberté, il faut parfois aider la nature en comblant les trous ou en colorant des sourcils trop clairs.

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Benefit a popularisé les « brow bars » ou bars à sourcils chez Sephora et dans ses boutiques (ci-dessus inauguration de sa première adresse parisienne rue Tiquetonne). Nocibé propose le réhaussement de cils dans ses instituts « pour un regard habillé sans maquillage ». Le potentiel du marché a inspiré également les fondatrices de L’Atelier du sourcil et du Boudoir du regard qui essaiment un peu partout en France.

Pour Sabrina, la fondatrice d'Un jour un regard, les instituts dédiés au sourcil vont devenir aussi populaires que les salons de coiffure

Pour Sabrina, la fondatrice d’Un jour Un regard, les instituts dédiés au sourcil vont devenir aussi populaires que les salons de coiffure

Créé il y a cinq ans rue de l’Annonciation, l’institut Un jour Un regard vient d’ouvrir une suite en appartement rue Saint-Honoré, plus adaptée à sa clientèle VIP. A seulement 30 ans, sa créatrice est une baroudeuse de la beauté. D’abord maquilleuse de défilés à une époque où les sourcils se portaient encore très fins, Sabrina a ensuite voyagé pendant six ans pour Kenzo afin de développer des protocoles de soin. A l’issue de cette expérience qui l’a familiarisée avec des techniques thaïlandaises et sud-américaines, elle a souhaité se lancer dans un secteur encore en friche. « Il y a cinq ans on trouvait des coiffeurs, des ongleries, des bars à blanchiement pour les dents mais très peu de choses pour les sourcils. De plus, les techniques proposées, comme la cire ou le fil, abîmaient la paupière et enlevaient trop de poils à long terme. Pour moi, le seul accessoire qui convient c’est la pince, plus précise, plus respectueuse de la peau. »

Avec son époux et associé, qui a trouvé le nom et s’occupe de dénicher les derniers produits dans la tendance, Sabrina a positionné son offre dans le haut de gamme du marché. Une exigence qui séduit une clientèle de célébrités et de princesses du Golfe. Il se chuchote que le gratin des actrices françaises auraient poussé la porte de son salon. L’institut sera présent au festival de Cannes en partenariat avec Chopard pour préparer les stars à la montée des marches.

« Pour moi, le regard va devenir ce qu’est la coiffure aujourd’hui, avec des offres dans toutes les catégories, de l’entrée de gamme au luxe », ajoute Sabrina Eléonore. Elle-même  accueille ses clientes autour d’une coupe de champagne ou de jus de fruits, propose des services personnalisés, délivre six mois de formation à ses esthéticiennes pour leur apprendre à maîtriser leurs gestes, s’apprête à inclure un médecin esthétique à sa palette de conseils. Ses prestations vont de l’épilation d’entretien à la dermo-pigmentation en passant par l’extension de cils, à des prix allant de 25 à 380 euros, auxquelles s’ajoutent des soins pour les yeux, du maquillage, des manucures et pédicures… Elle a aussi développé des formules pour les adolescentes et les étudiantes, pour leur apprendre à dompter leur arcade à un âge où on pratique trop souvent l’épilation sauvage.

« Une bonne épilation apporte un rajeunissement immédiat. Cela donne bonne mine, on a besoin de très peu de maquillage ensuite », assure la jeune femme, qui applique ses préceptes à elle-même. En revanche, prévient-elle, un beau résultat s’obtient après plusieurs séances, surtout s’il faut rattraper une dissymétrie ou une ligne trop fine. Elle n’impose pas une forme, son credo est de s’adapter à la morphologie du visage. Une chose est sûre : « Le sourcil à la Edith Piaf, on ne le retrouvera jamais ».

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