Parfums de la Bastide, un projet provençal

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Une marque aux couleurs des tomettes de Provence – photo P.C.

Anciens d’Annick Goutal, Anne-Cécile Vidal et William Bouheret ont vécu les aléas du rachat par le groupe Amore Pacific, propriétaire de Lolita Lempicka. Qu’à cela ne tienne, les anciens cadres ont rapidement rebondi avec leur propre projet, qui entend redonner ses lettres de noblesse au terroir provençal. « La parfumerie actuelle est un peu snob, très parisienne, alors que ses origines sont à Grasse. Mais lorsque l’on cherche de la belle parfumerie en Provence, on ne trouve rien », déplore Anne-Cécile Vidal. Les Parfums de la Bastide, avec leur code couleur de terre cuite, évoquent instantanément le Sud, et les cinq compositions sont centrées sur des ingrédients bien identifiables : agrumes, rose, lavande, figuier, cèdre (« qui pousse dans le Lubéron » précise Anne-Cécile). Le prix, 125 euros les 100 ml, est dans les codes de la parfumerie de niche.

Les deux associés se sont rapprochés de Robertet pour travailler de belles matières naturelles et se sont entourés de partenaires azuréens : Coverpla pour le flacon en verre, PCW pour la maturation. Les noms en forme d’adjectifs -Eclatant, Insouciante, Exquise, Insolite, Ardent- sont quelque peu contradictoires avec la démarche de haute parfumerie, mais peut-être fallait-il se différencier du registre lexical de l’Artisan Parfumeur ou de Roger & Gallet. Une première boutique vient d’ouvrir à Aix-en-Provence, 4 rue Papassaudi, et un show room sera disponible à Paris au 16 rue de la Sourdière, près des Tuileries, en septembre. Plus de nouveautés en parfums de niche ci-dessous

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Encore un parfum de Sud : Corsica Furiosa de Marc-Antoine Corticchiato, le fondateur de Parfum d’Empire, n’a pas l’odeur sèche de l’immortelle à laquelle on pouvait s’attendre mais la fraîcheur verte du lentisque, autre plante typique de l’Île de Beauté. S’y ajoutent des notes de mousse, de résine, de cuir, plus réconfortantes que furieuses et que l’on a hâte de retrouver en gel douche (ce n’est pas encore prévu). On le trouve déjà chez Jovoy, Liquides, Marie-Antoinette, Arôma, 120 euros les 100 ml.

Pendant ce temps, Annick Goutal, qui souhaite retrouver sa place au pinacle de la parfumerie de niche, imagine une femme en balançoire au-dessus de Central Park pour Vent de folie, une composition florale amplifiée par l’hédione. Il faudra attendre septembre pour le trouver, y compris les 150 flacons numérotés décorés par le graffeur Nasty (98 euros, 100 ml).

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