Elisabeth de Feydeau, Versailles et Dior

Elisabeth de Feydeau – photo Mohamed Khalil

Après le référendum écossais qui m’a tenue en haleine toute une semaine, retour à des tendances plus légères avec la publication de l’interview de l’historienne Elisabeth de Feydeau sur le blog de la marque Longchamp (photo Mohamed Khalil).

C’est la quatrième rencontre que je signe pour ce site qui prend la forme d’un véritable magazine d’art de vivre et donne la parole à de fortes personnalités, très impliquées dans leur métier comme la présidente d’Aufeminin Marie-Laure Sauty de Chalon ou la directrice du Meurice Franka Holtmann.

Pour la rentrée, j’ai fait parler Elisabeth de Feydeau sur sa passion pour le XVIIIème siècle, à l’origine de la tradition du parfum telle que nous la connaissons aujourd’hui. C’est en effet la reine Marie-Antoinette qui a popularisé le bouquet floral toujours présent dans l’essentiel des créations olfactives actuelles et qui se caractérise selon l’historienne par « un charme et une douceur propres à l’élégance française ». Ce mélange de rose, de jasmin, d’iris et d’une note verte de végétal, l’auteur de Jean-Louis Fargeon, parfumeur de Marie-Antoinette l’a retranscrit dans son premier parfum Rêve de la reine, qui sort en septembre dans son label Arty Fragrance.

Elisabeth de Feydeau était l’interlocutrice idéale pour parler d’élégance, de voyage et de madeleines olfactives. Mais alors que la tradition des métiers d’art de Versailles est au coeur de son inspiration et reste la référence du luxe à la française, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec la dernière publicité J’adore de Dior, « The future is gold », qui secoue un peu les dorures du passé pour laisser entrevoir une vision de l’avenir.

Dans ce film signé Jean-Baptiste Mondino, la toujours sublime Charlize Theron s’échappe de la Galerie des glaces du château de Versailles pour grimper sur un toit cerné de buildings, tout aussi clinquants mais dans une esthétique contemporaine. On se croirait à Shanghai sans la pollution ou à Dubaï sans la chaleur. Un univers futuriste pas forcément plus enviable que le passé compassé, mais porteur d’un message ouvert sur l’avenir. Une initiative à souligner de la part de Dior, qui a passé les dernières années à parler de patrimoine.

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4 réflexions au sujet de « Elisabeth de Feydeau, Versailles et Dior »

  1. Bonjour Pascale,
    Que penses-tu de ce nouveau film Dior ? Pour ma part, j’ai le sentiment que le brief est trop présent : capitaliser sur les points forts du précédent, l’ancrage à Versailles et la galerie des Glaces et ouverture sur le futur pour projeter la marque vers l’avenir. Les ficelles manquent un peu de subtilité et d’émotion.

  2. Moi aussi je trouve que le message est trop appuyé, comme dans le film de La vie est belle de Lancôme. Mais je salue la démarche par rapport aux films Chanel N°5 par exemple, que je trouve très classiques dans la forme et le fond. Peut-être que la prochaine pub J’adore sera carrément un film de science fiction!

  3. Ping : Chanel N°5 : « The One That I Want  | «Une bonne idée par jour

  4. Ping : Exposition Vigée Le Brun, à voir et à sentir | Une bonne idée par jour

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