Les bonnes idées de la semaine #4

Terreur dans l’hexagone de Gilles Kepel

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Passées la sidération et l’émotion des attentats qui ont frappé la France, vient le besoin de comprendre comment on en est arrivés là. N’étant pas spécialiste en terrorisme, je m’en remets à la parole de ceux qui travaillent sur cette question depuis des années. Le juge Marc Trévidic et le procureur François Molins sont des voix écoutées, car s’ils ne cachent pas la dangerosité du monde dans lequel nous vivons, ils s’expriment avec une maîtrise et un « self-control » qui rassurent (encore que Marc Trévidic se laisse aller à une exposition médiatique un peu excessive en ce début d’année. Le retrouvera-t-on bientôt égérie publicitaire?).

De même, je me suis plongée dans le dernier essai du spécialiste de l’islam  Gilles Kepel dont j’apprécie le discours à la fois compétent et mesuré. Coécrit avec le sociologue Antoine Jardin, Terreur dans l’hexagone (Gallimard) remet en perspective la « genèse du djihad français » selon son sous-titre, celle-ci remontant aux émeutes de 2005, même s’il évoque aussi le parcours de Khaled Kelkal, le premier djihadiste français connu.

La façon dont les auteurs synthétisent dix ans d’histoire de France, incluant géopolitique, politique française, décryptage des messages d’endoctrinement, culture populaire, errements des intellectuels non sans quelques piques bien senties, donne une vision en grand angle d’une réalité incroyablement complexe. Et pratiquement inextricable, dans les causes sont imbriquées. La seule attitude à ce stade semble être de rester ferme sur nos valeurs sans tomber dans la naïveté, car les extrémistes sont passés maîtres en manipulation et en victimisation de leurs ouailles.

Les robes de la comtesse Greffulhe

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Sans transition, parmi les magnifiques expositions qui font de Paris une capitale culturelle de premier ordre, l’exhumation des tenues de la comtesse Greffulhe au Palais Galliera est un voyage dans le temps à emprunter dans attendre (jusqu’au 20 mars). Elisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, épouse du vicomte Greffulhe, fut une mécène des arts, muse de Gabriel Fauré et inspiratrice de Marcel Proust pour son personnage de Mme de Guermantes. Sa grande beauté et son sens esthétique très sûr se retrouvent dans sa garde-robe parfaitement conservée, petites robes noires Lanvin, « tea-gown » Worth, manteau d’Ouzbékistan, vestes japonisantes… Une exposition qui donne envie de bien s’habiller!

Les bons bouillons d’hiver

Je n’ai pas attendu les excès des fêtes pour apprécier les vertus du bouillon  réconfortant, proche des enseignements de la médecine préventive chinoise. Si le chef William Ledeuil lui a consacré un ouvrage (Bouillons, aux éditions de la Martinière), j’ai découvert au restaurant japonais Yen à Paris le rituel de l’eau de cuisson des nouilles au sarrasin à consommer en fin de repas, simplement assaisonnée de sauce soja. C’est déroutant, dépuratif et finalement délicieux. Depuis, je ne jette plus l’eau des pâtes, du riz ou des légumes mais les conserve précieusement pour composer des soupes claires à la sauce soja ou à l’huile de sésame, que l’on peut agrémenter à loisir de miettes de poisson, oeuf, dés de jambon, lamelles de boeuf, sans oublier coriandre ou ciboulette.  Une bonne entrée ou un simple repas du soir à l’issue d’un week-end de festivités par exemple.

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