A propos pascalecaussat

Journaliste indépendante à Paris Freelance journalist living in Paris

Le marché du parfum obligé de se réinventer

Coach for men, prix des professionnels du meilleur lancement masculin et du meilleur design aux Fifi Awards 2019 (photo Interparfums)

Comme l’année dernière, j’ai écrit pour BW Confidential le dossier sur les Fifi Awards, les récompenses de la Fragrance Foundation France, remises le 13 juin dernier. Outre les descriptions des lauréats, j’ai enquêté sur les ventes de parfums depuis un an, qui sont structurellement en baisse. Les interviews ont été particulièrement difficiles à organiser cette année, les marques sont discrètes (à l’exception de Coty), signe d’un marché compliqué. Il est plus facile de parler avec des marques de niche ou indépendantes, comme la jeune Sillages Paris ou Affinessence. L’ensemble du dossier, y compris un focus sur les réseaux sociaux et l’e-commerce, est à retrouver ici.

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Les cocktails soignent leur image

Le design de cocktails est une compétence que les bartenders doivent maîtriser. Au-delà de l’équilibre des goûts, l’aspect visuel doit être pris en compte pour séduire les clients, surtout à l’ère d’Instagram. Avec aussi un point sur la prochaine disparition des pailles en plastique jetable. Un article paru le 7 juillet dans le Journal du dimanche.

Beauté durable

Comment les marques de beauté de luxe intègrent-elles le développement durable dans leurs produits, sans dénaturer leur statut? Un article paru le 26 mai dans le Journal du dimanche.

Parfums : on en mangerait

Les parfums gourmands, sucrés comme des confiseries, sont une tendance forte de ces dernières années. Cette année, elle prend des accents plus légers, à la façon de sorbets ou de cocktails rafraîchissants. Un article paru le 19 mai dans le Journal du dimanche.

Les questions de Notre-Dame

Le Sunday National m’a demandé d’expliquer à ses lecteurs les réactions à l’incendie de Notre-Dame, le 15 avril dernier. J’ai décrit l’émotion sincère face aux dommages subis par un monument cher au coeur des Français mais aussi le malaise face au déferlement de millions débloqués comme par miracle. Je reproduis ci-dessous l’article publié ici.

Pascale Caussat: Notre-Dame fire raises important questions

PEOPLE of Glasgow know what it is to cry over a national treasure. When the Glasgow School of Art, Charles Rennie Mackintosh’s masterpiece, was destroyed by the flames not only once but twice, you felt a sense of loss similar to mourning for a loved one.

You didn’t only lose the intricate carvings of wood and stone, the delicate pieces of furniture and interior design, the amount of skills that came into the conceiving and manufacturing of the space.

You also recalled the moments you spent there, the people who studied between those walls, the time and passion that were put into the renovation.

On top of that, you felt anger for the recklessness that could let that tragedy occur.

All the emotions felt towards a 19th century building are multiplied when applied to a cathedral that was erected 850 years ago. Last Monday, the images of the fire engulfing the roof of Notre-Dame and raging dangerously close to the two bell towers were a heartbreak.

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Triste postérité

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Dans “Il est avantageux d’avoir où aller”, Emmanuel Carrère reproduit une lettre de 2012 adressée à son “ami” Renaud Camus (ex-ami désormais) où il explique très bien son cheminement intellectuel d’écrivain confidentiel mais admiré à idéologue du « grand remplacement ». La page reproduite ci-dessus se termine par la phrase “ces convictions délirantes restent celles d’un homme intègre, pas d’une crapule”.

La pièce Les Idoles de Christophe Honoré évoquait aussi la figure de l’auteur en rappelant l’attrait qu’il a exercé sur ses lecteurs jusqu’aux années 90 et le dégoût qu’il a suscité ensuite. Christophe Honoré écrit à peu près “si Renaud Camus était mort du sida dans les années 90, il serait resté comme un grand écrivain”. À moins que ce ne soit “si Jean-Luc Lagarce ou Bernard-Marie Koltès avaient vécu, ils seraient peut-être devenus Renaud Camus.” Je ne me souviens pas des termes exacts mais j’ai en mémoire la cruauté du propos car elle m’a frappée, d’autant que j’ai lu le livre de Carrère peu après.

Je n’ai jamais lu Renaud Camus mais je pense que s’il est avéré que l’auteur de l’attentat islamophobe de Christchurch a été inspiré par ses écrits, les familles des victimes devraient porter plainte contre lui. Les idées tuent.