« How to work with a celebrity » en vente sur Vimeo

Il est en ligne! Quoi? Le film sur lequel je travaille depuis quatre mois avec François Kermoal, ancien directeur de la rédaction de Stratégies et de L’Entreprise, aujourd’hui à la tête de l’agence de contenu vidéo Steve & Cie. « How to work with a celebrity » est le fruit de mon travail de plusieurs années sur les égéries publicitaires, que l’on a construit comme un tutoriel avec des interviews d’experts.

C’est un guide très complet sur les bonnes pratiques pour bien travailler avec un ambassadeur de marque, destiné aux responsable marketing, aux agences de communication, aux agents de célébrités… Il est entièrement bilingue français-anglais et nous avons voulu le mettre en vente directement sur la plateforme Vimeo en vidéo à la demande. Merci à tous les interviewés qui se sont prêté au jeu et en attendant le bêtisier (!) voici la bande annonce:


<p><a href= »https://vimeo.com/152190146″>HOW TO WORK WITH A CELEBRITY – 10 key points to keep in mind when you consider working with a celebrity</a> from <a href= »https://vimeo.com/user15498764″>Steve &amp; Cie</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

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Un parfum à 50 000 euros? Oui mais un parfum Patou sur mesure

JEAN PATOU, 9 rue St Florentin Paris 8e, COMPTOIR A PARFUMS

Boutique Jean Patou, 9 rue Saint-Florentin à Paris – photo DR

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire (pour ce blog et Challenges notamment) sur le retour de Jean Patou en parfumerie, une marque mythique des années 20 passée dans l’escarcelle de Procter & Gamble et désormais gérée par le groupe à capital britannique Designer Parfums. L’histoire de Jean Patou lui-même est un roman à elle seule, magnifiquement narrée par la journaliste Emmanuelle Polle dans un beau livre pour Flammarion et je rêve du biopic flamboyant qui pourrait être réalisé avec Jean Dujardin en vedette.

Le 26 juillet, j’ai signé pour les pages économie du Journal du dimanche un article sur le lancement par la maison d’un service de parfum sur mesure pour la bagatelle de 50 000 euros. Une excentricité déjà proposée par Guerlain et Cartier qui est à la portée d’amateurs argentés. Si l’on peut s’offrir une Rolls en or ou une coque de portable en diamant, pourquoi ne pas avoir un parfum unique au monde, conçu spécialement pour soi par un parfumeur expérimenté? L’article, un des premiers publiés sur le sujet dont j’ai pu avoir la primeur, est à retrouver en ligne ici.

Tops et flops des parfums LVMH

Le parfum Jeu d’amour de Kenzo est un succès, me confiait récemment un responsable des parfums LVMH. Pas tellement pour son égérie Louise Bourgoin, qui n’est pas une mégastar, mais la marque voulait une actrice pour jouer la comédie du strip poker qui pimente la campagne de publicité. Les consommatrices sont sensibles à la fragrance lactée déclinée de Kenzo Amour. Avec le retour sur le devant de la scène de la mode, grâce aux directeurs de création Carol Lim et Humberto Leon, la marque qui se cherche depuis des années est dans un bon momentum.

En revanche, les parfums LVMH sont déçus de la collaboration avec Alicia Keys pour Dahlia Divin de Givenchy. Je m’en doutais pour avoir écrit l’année dernière sur le manque d’adéquation entre la star r’n’b et la marque couture. Celle-ci est pourtant très prisée des Afro-Américians avec ses fragrances puissantes comme Amarige, et la chanteuse est proche du directeur de création Riccardo Tisci. Mais le mix n’a pas pris. Après l’échec de Dahlia Noir, un parfum issu de la vision du créateur magnifiquement incarné par sa muse Mariacarla Boscono, la maison peine à se renouveler. Ci-dessous le film arty, abstrait et pas du tout commercial conçu pour Dahlia Noir en 2011:

Givenchy est pour toujours associée à la rencontre entre Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn, le chic parisien et la jeunesse new-yorkaise, l’aristo et l’escort romantique de Breakfast at Tiffany’s. Avec une chanteuse bling, la marque s’est trop éloignée de ses racines. La ligne Very Irrésistible, incarnée pendant dix ans par la brune Liv Tyler et aujourd’hui par la blonde Amanda Seyfried, a davantage réussi la transition culturelle et générationnelle. L’actrice révélée par Mamma Mia a une riche actualité cinéma avec Ted 2 et While We’re Young, et sera à la rentrée l’héroïne du parfum Live Irrésistible, une déclinaison fruitée. J’ai eu l’occasion de la rencontrer lors du lancement presse de la fragrance. Toute fine et spontanée, en même temps très décidée sur la conduite de sa carrière, c’est une jolie recrue pour Givenchy.

photo Mert & Marcus

Une certaine idée du chic haussmannien – photo Mert & Marcus

Idem pour l’association avec Simon Baker pour Gentlemen Only, qui incarne à merveille le fantasme de l’Américain à Paris. Un rôle de composition pour cet Australien qui a grandi en short de surf mais qui se prête avec beaucoup d’élégance au jeu de la promo lors des événements Givenchy.

Top-20 des égéries de Challenges, la saison 2

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Article paru le 14 mai dans Challenges

Alors que le Festival de Cannes vient de commencer, Challenges sort un de ses numéros les plus glamour de l’année en publiant le top-20 des stars les plus « bankable » pour les marques. Kanye West et Marion Cotillard, ça change de Warren Buffet et Pierre Gattaz!

C’est moi qui leur ai proposé ce palmarès après l’avoir géré pendant quatre ans pour Cosmétique Mag avec notre partenaire Lexis Nexis Business Information Solution (sur une idée de François Kermoal, je ne l’oublie pas). Dédié alors aux égéries beauté-parfum, il concerne désormais tous les secteurs : mode, sport, joaillerie, automobile… J’ai sélectionné les contrats de portée internationale : pas d’égérie franco-française, en revanche un spot diffusé une fois pendant le Super Bowl aux Etats-Unis a des retombées mondiales. C’est pourquoi j’ai inclus par exemple la bimbo Kate Upton, qui figure à la 15e place, devant Kate Moss.

J’ai confié à Lexis Nexis BIS une liste d’une centaine de noms associés à leurs sponsors et l’institut l’a passée au crible de sa base de données de titres de presse internationale sur une période donnée (le premier trimestre 2015). Finalement, nous avons gardé les 20 premiers en fonction du nombre de citations croisées avec leurs contrats.

Challenges est très friand de listes et celle-là vaut son poids de paillettes puisqu’elle met en évidence l’adéquation entre une célébrité et la ou les marque(s) dont elle est l’égérie, en termes de retombées médiatiques. Logiquement, les ambassadrices de maisons de haute couture sont souvent citées avec leurs « sponsors » puisque les médias adorent mentionner la belle robe que portent les actrices sur tapis rouge. Dior fait carton plein avec Marion Cotillard, Rihanna, Jennifer Lawrence et Natalie Portman. De même pour les footballeurs avec leurs équipementiers : Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Gareth Bale, Luis Suarez ont fait le buzz en pleine saison de Ligue des champions.

Mais le classement fait aussi apparaître des attelages plus atypiques comme David Beckham et H&M ou Pharrell Williams et Adidas. Sport, musique et mode tendent à fusionner pour former un seul univers show biz dans lequel un ancien footballeur devient mannequin et un musicien directeur artistique. Quant à la campagne Balmain avec Kanye West et Kim Kardashian, on peut se demander qui est l’égérie de qui, le power couple étant aussi profitable à l’image de la maison française que l’inverse.

Cette année, l’enquête a été l’occasion d’étudier le rôle joué par les réseaux sociaux dans la relation entre marques et célébrités -à la fois pour choisir un partenaire et pour orchestrer les opérations de communication. Jean-Claude Biver, le président de la division montres de LVMH, qui a été un des premiers à développer une stratégie d’égéries dans l’horlogerie, m’a expliqué longuement sa façon de travailler. Comme me l’a souligné Quentin Bordage, de l’agence Brand and Celebrities, l’analyse quantitative et qualitative des réseaux sociaux est devenue un expertise recherchée par les marques pour cerner les profils des fans/consommateurs potentiels. Egéries et big data, même combat, on est loin de la simple campagne de publicité sur papier glacé.

Wolff Olins, l’agence über-cool derrière le logo Orange

Le 17 mars, Orange présentait son plan stratégique pour les cinq prochaines années, Essentiels 2020, sous la nef du Grand Palais à Paris. La soirée de lancement a été l’occasion pour moi de retrouver les équipes de l’agence londonienne Wolff Olins, qui a accompagné l’entreprise dans son repositionnement. Je les avais rencontrées il y a sept ans lors d’un reportage pour Stratégies : l’article est accessible ici.

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Basée tout près de la gare de St. Pancras, Wolff Olins est l’archétype de l’agence de com’ cool et multiculturelle dans laquelle on aimerait tous travailler. En arrivant à la soirée Orange, les créatifs jeunes et barbus ont d’ailleurs fait leur petit effet: un vrai collectif de hipsters tous droits sortis de l’Eurostar. « Un boy’s band! » s’est écrié un invité. En tout cas un vent de fraîcheur et d’enthousiasme dans la grisaille parisienne. Mais c’est bien d’un des meilleurs acteurs mondiaux du marketing qu’il s’agit, membre du réseau américain Omnicom depuis 2001.

Wolff Olins a gagné le respect des designers graphiques avec son travail initial pour Orange en 1994 (et a aussi fait polémique avec le logo des Jeux olympiques de Londres 2012 mais c’est une autre histoire). A l’époque, l’entreprise au carré orange était un trublion qui démodait l’univers de la téléphonie. Vingt-un ans et une absorption par France Télécom plus tard, c’est un mastodonte de 230 millions de clients et 170 000 salariés dans 33 pays qui a perdu sa dimension humaine et avant-gardiste en route. Difficile d’avoir l’agilité de la start up tout en étant l’héritier de l’opérateur historique en France. Difficile aussi de tenir le même discours en Pologne qu’en Espagne ou au Kenya. L’agence lui a recommandé d’adopter une posture plus proche du quotidien des gens, illustrée par la charte graphique qui décline le logo carré en plusieurs pictogrammes : maison, fleur, coeur, portefeuille…

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Classement des égéries dans Challenges : le making of

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Alors que le festival de Cannes touche à sa fin, le magazine Challenges fait son événement de la semaine sur les relations entre les marques et les égéries. Cette année encore, on a autant parlé de films sur la Croisette que des robes, du maquillage, des coiffures et des bijoux des stars. Et pour cause, L’Oréal Paris, Dessange, Chopard (partenaires officiels), Dior, Chanel, Elie Saab et j’en passe étaient présents en force, de même que les médias et les blogs, sans oublier les actrices elles-mêmes qui tweetent leurs montées des marches, transformant le rendez-vous du cinéma en festival du selfie (Thierry Frémaux le délégué général a un avis très sensé là-dessus).

Kylie Minogue était l'invitée de la soirée Magnum le 21 mai à Cannes. Le rapport avec le cinéma? Très lointain.

Kylie Minogue était l’invitée de la soirée Magnum le 21 mai à Cannes. Le rapport avec le cinéma? Très lointain.

J’ai proposé le sujet à Challenges après l’avoir suivi pendant quatre ans pour Cosmétique Mag, assorti d’un classement exclusif réalisé avec Lexis Nexis BIS. Rendons à César, c’est François Kermoal, alors directeur de la rédaction du mensuel professionnel, qui a eu le premier l’idée de commander une étude sur la visibilité médiatique des égéries, à l’occasion du lancement d’une nouvelle formule en 2010. Cosmétique Mag a cessé son partenariat mais la base de données de milliers de titres internationaux de Lexis Nexis BIS reste une formidable source d’informations et Challenges, grand amateur de classements, a sauté sur l’occasion de mesurer l’impact des associations entre stars et annonceurs. Lire la suite

Scoop : Sue Nabi, les confessions d’une ex-diva de l’Oréal

Ceci est la première enquête publiée en kiosque de ma nouvelle vie de pigiste -dans Management de novembre 2013- et je n’en suis pas peu fière, même si elle m’a demandée des semaines de travail et au moins vingt mails avant de décrocher l’interview (ce que je raconte dans l’article).

Dès l’annonce de la démission de Sue Nabi, l’incroyable présidente de Lancôme, début juin, et alors que j’avais déjà anticipé mon départ de Cosmétique Mag, j’ai senti que je pourrais proposer le sujet à la presse économique. Youcef « Sue » Nabi, ce cadre-clé de L’Oréal qui assumait son identité de femme depuis plusieurs années, avait accordé un entretien à Nicole Vulser du Monde pour expliquer sa démission soudaine mais il restait encore beaucoup de questions sans réponse. Comment L’Oréal a-t-il géré ce camouflet, quelles étaient les raisons exactes du conflit avec la direction, quelles conséquences pour les équipes de Lancôme, quelles étaient ses nouveaux projets?

L’enquête n’élucide pas tous les mystères mais permet de faire la part des choses entre ambitions personnelles et lourdeurs d’une multinationale, désir légitime de changement et difficultés d’une grande entreprise à faire évoluer ses cadres. Car sans parler d’hémorragie, L’Oréal a bien un problème avec le départ de ses hauts potentiels quadragénaires. De là à ce que des témoins acceptent d’en parler, même en « off »…