Une bonne idée par jour : des podcasts pour Sans A

Sans A est un média de solutions fondé il y a six ans par un tout jeune homme, Martin Besson, qui donne la parole à des personnes sans abris. Retranscrites jusqu’à présent par écrit, ces histoires de vies cabossées prennent la forme pour la première fois de podcasts, des programmes audio mis en ondes par l’agence spécialisée Sixième Son (c’est à elle que l’on doit l’identité sonore de la SNCF). Le premier épisode retrace le parcours de Christian, schizophrène sauvé par la foi, à travers la voix grave du comédien Pierre-Alain de Garrigues.

Martin Besson explique ainsi son projet : « Cela fait maintenant sept ans que nous rendons visibles les invisibles, que nous racontons ces histoires et que nous changeons des destins avec les communautés de Sans A. Cette nouvelle série d’histoires sonores, c’est à nouveau l’occasion de faire découvrir des vies méconnues et des parcours extraordinaires. »

« La crise que nous traversons actuellement nous a fait redoubler d’énergie pour lancer ces portraits sonores : plus que jamais, nous voulons mettre en lumière ceux qui ont l’habitude de rester dans l’ombre. Avec toujours le même objectif en vue : rendre le monde plus humain en changeant le regard du grand public sur les exclus. »

J’ai eu l’occasion d’écrire sur Sans A dans un dossier « Petits budgets grandes idées » de Stratégies. Pour financer les portraits de sans abris, la société se double d’une agence de communication qui crée du contenu pour des marques. Un exemple d’entreprise sociale et solidaire qui trouve tout son sens dans la période particulière que nous vivons.

Une bonne idée par jour : La Bulle d’Espoir

Une initiative à retrouver sur les réseaux sociaux

Les soignants appellent à l’aide : avec le surcroît d’activité dans les hôpitaux, leurs mains qu’ils lavent à longueur de journée au savon ou au gel hydroalcoolique sont à vif! Les marques de cosmétiques ont livré des milliers de flacons de crèmes pour les mains dans les établissements de santé mais les livraisons tardent à arriver dans certains services et les équipes se retrouvent en situation critique. Pour suppléer l’action de l’État et des entreprises privées, les consommateurs peuvent jouer un rôle en participant à La Bulle d’Espoir. En faisant ses courses au supermarché, on achète des savons liquides et des crèmes pour les mains. On les laisse à l’entrée du magasin dans des cartons identifiés par des affichettes. Les produits sont livrés dans les hôpitaux qui en ont besoin en partenariat avec Kapten et Carton Plein. Chacun peut devenir ambassadeur de La Bulle d’Espoir en allant voir le directeur de son magasin le plus proche avec des affiches et en relayant les dons auprès des hôpitaux.

Les soignants sont vraiment reconnaissants, c’est une solidarité formidable pour eux

C’est une initiative lancée par deux professionnelles de la communication, Barka Zerouali et Bouchra Réjani. Elles ont activé leur réseau pour répondre à l’urgence, pour le moment ça fonctionne surtout à Paris et en région parisienne mais c’est une contribution à l’urgence car les professionnels de santé vont continuer à manquer de tout. La crise est loin d’être finie!

Actuellement ce qui manque cruellement, outre les masques, ce sont les surblouses, qu’elles soient lavables ou jetables. Une solution serait d’adapter les voiles d’hivernage utilisés par les jardiniers pour protéger les plantes du froid. Les jardineries, magasins de bricolage sont mis à contribution. Du bricolage, c’est un peu à quoi ressemble cette gestion de crise mais il ne sert à rien de rester les bras croisés en se lamentant des manquements des pouvoirs publics. Chaque geste compte 👏

Une bonne idée par jour : il faut soutenir Emmaüs

Emmaüs est un acteur essentiel de l’économie sociale et solidaire à même de construire un monde plus juste et plus durable. Ses boutiques fournissent une activité aux compagnons et une aide aux personnes démunies et donnent une seconde vie à des objets pour lutter contre le gaspillage. Mais avec la crise sanitaire, son réseau est fermé et l’association n’a plus de revenus. Pour la première fois de son histoire, elle fait appel aux dons afin de traverser le cap. Ce serait vraiment trop triste qu’elle ne tienne pas le coup. On peut faire un don sur ce site, ponctuel ou régulier, en bénéficiant d’une réduction fiscale. Et lorsque l’activité reprendra, on ira acheter des vêtements et des meubles d’occasion plutôt que d’entretenir le marché du neuf coûteux sur le plan social et environnemental.