Le parfum Zlatan dans Challenges

Parfums, cosmétiques, gastronomie, design, mes domaines de prédilection sont très chic et pourtant je m’intéresse aussi au foot. Rien d’étonnant à cela, les stars des terrains, Ronaldo, Messi, Neymar et consorts sont des icônes de notre époque et l’argent qu’ils brassent à travers leurs contrats publicitaires mérite d’être analysé comme je le fais dans le classement des égéries que je réalise depuis deux ans pour Challenges.

Le 27 octobre, Zlatan a sorti son sourire et ses tatouages pour la présentation de son parfum éponyme au Marionnaud Champs Elysées - photo Dominique Charriau / Getty Images

Le 27 octobre, Zlatan a sorti son sourire et ses tatouages pour la présentation de son parfum éponyme au Marionnaud Champs Elysées – photo Dominique Charriau / Getty Images

Mieux, les footballeurs deviennent eux-mêmes des marques en développant des produits dérivés autour de leur mode de vie. Qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, ce sont des prescripteurs à travers leur goût pour les vêtements, leurs tatouages, leurs coupes de cheveux improbables et désormais, leurs propres lignes de parfums. Coup sur coup, Cristiano Ronaldo et Zlatan Ibrahimovic viennent de sortir leur fragrance signature, dans des univers très différents –bling pour le premier, sobre pour le second. Au-delà de leur intérêt personnel pour le grooming (cette interview très drôle de Zlatan pour GQ donne une idée des conversations de vestiaire au PSG), ces développements témoignent de leur volonté de capitaliser sur leur notoriété et préfigurent leur future reconversion au-delà des terrains. Olfactivement, ce n’est pas honteux, avec la participation de parfumeurs Givaudan et j’aime particulièrement le design du flacon de Zlatan. Football + parfum + économie, un cocktail qui a toute sa place dans Challenges : mon article mis en ligne le 29 octobre est à retrouver ici.

L'envers du décor : une forêt de smartphones - photo P.C.

L’envers du décor : une forêt de smartphones – photo P.C.

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Il y a une vie après la Crème de huit heures

Elizabeth Arden fait partie, avec Helena Rubinstein et Estée Lauder, de ces entrepreneuses de la beauté qui ont fondé des empires à la force de leur ambition. Elles ont connu des fortunes diverses. La dernière a eu sans doute la plus belle postérité, en donnant son nom à un groupe mondial dont la famille tient toujours les rênes. Helena Rubinstein fait partie du portefeuille des marques de luxe de L’Oréal, qui ne sait que faire de ce laboratoire d’innovation.

Article paru le 18 octobre dans Le Journal du dimanche

Article paru le 18 octobre dans Le Journal du dimanche

Le sort d’Elizabeth Arden est mitigé. C’est une multinationale qui gère des parfums de célébrités comme Justin Bieber et Britney Spears – et se fait chahuter à Wall Street. Mais c’est aussi le fabricant de la mythique Eight Hour Cream, la crème de huit heures connue pour ses vertus hydratantes. En France, elle n’est même connue que pour cela, alors qu’elle aurait le potentiel d’être un acteur global sur tous les axes (soin, parfum, maquillage).

Pour revenir à l’esprit des Parisiennes, Elizabeth Arden a ouvert un pop up store dans le 16e arrondissement, qui présente toutes ses références et des conseils personnalisés comme au Red Door Spa de Union Square à New York. Elle souhaite aussi développer sa présence porte par porte en signant des exclusivités avec Sephora, Nocibé… J’ai interviewé Axel Lecomte, le DG France, pour l’article paru hier dans Le Journal du dimanche.

La marque a inauguré un pop up store dans le 16e arrondissement - photo Cécile Cellerier

La marque a inauguré un pop up store dans le 16e arrondissement – photo Cécile Cellerier

Pourquoi tant de genre?

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Télescopages médiatiques. Montage perso

M le magazine du Monde puis Stylist ont eu la même idée en publiant à quelques jours d’intervalle des numéros sur le mélange des genres. Le premier a fait sa une avec le mannequin androgyne (aux chromosomes XX) Casey Legler pour un spécial mode homme, le second a consacré son spécial beauté au brouillage des lignes entre masculin et féminin.

La question du « transgenre » traverse toute la société : refus des assignations de rôles dès le plus jeune âge, fluctuation des orientations sexuelles tout au long de la vie, redéfinition des codes masculins-féminins… Le cinéma (Les chansons d’amour de Christophe Honoré, La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Lawrence anyways de Xavier Dolan…) est un bonbaromètre de ces évolutions. En parfum, sujet inoffensif s’il en est, la mixité a toujours été de mise avec des femmes qui ne jurent que par Pour un homme de Caron et des hommes qui s’aspergent allègrement de L’Air du temps de Nina Ricci. « So what? » répliquerait Miles Davis. « Où y’a d’la gêne y’a pas de plaisir », renchérirait le bon sens populaire.

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Mais il n’y a pas que les genres qui se mêlent sans vergogne dans les magazines et dans la vie. Les âges aussi se côtoient sans tabou comme le montrent ces deux publicités Monoprix et Zalando parues dans le même numéro de Stylist. Au jeu des sept erreurs, on peine à distinguer l’une de l’autre (un peu plus de sourires chez Monoprix peut-être?). Un « genre » de Fifty Shades of Grey transgénérationnel.

Edit : j’ai oublié de parlé de l’exposition Genre Idéal chez Guerlain dans le cadre du parcours privé de la Fiac! C’est jusqu’au 12 novembre au 68, Champs-Elysées avec des oeuvres de Jean Cocteau, David Lachapelle, Ellen von Unwerth, Pierre & Gilles etc. Entrée libre.

J’ai testé… les marques anglaises de Feelunique

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Article paru le 20 septembre dans Le Journal du dimanche

Le site de vente en ligne de produits de beauté Feelunique.com va bientôt lancer sa version .fr, avec un contenu et une équipe dédiés aux consommatrices françaises. Présent depuis déjà dix ans au Royaume-Uni, c’est un gros acteur du e-commerce qui réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 500 marques. Les Sephora et consorts surveillent donc son déploiement avec attention.

J’ai rencontré le PDG de Feelunique, le Français Joël Palix, lors de la journée presse organisée par le site le 8 septembre. L’occasion de retrouvailles avec l’ancien président des parfums Clarins que j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’interviewer lorsque j’étais chez Cosmétique Mag. Je présente sa stratégie et ses ambitions dans un article paru hier dans Le Journal du dimanche.

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Nails Inc, Ameliorate, Bagsy, Cowshed, St. Tropez, This Works et Fleur de Force – photo P.C.

La journée organisée par l’agence La Maison Link permettait aux journalistes et blogueuses invitées de choisir des produits parmi la profusion d’offres. L’accent avait été mis sur les marques britanniques pour jouer la carte « British touch » mais le site aura tout intérêt à adopter un positionnement généraliste pour toucher les Françaises, car c’est bien le choix et la qualité de service qui feront sa différence.

C’était parti pour une séance shopping, avec des découvertes et aussi des marques familières. La créatrice de la crème pour le corps Ameliorate, Annette Luck, m’a expliqué son concept, destiné aux peaux très sèches. A l’essai, je n’ai pas vu de différence notable avec une bonne crème Lipikar de La Roche Posay. Bagsy est une marque maline de maquillage facile à glisser dans son sac (bag) grâce à ses emballages cartonnés. Les flacons trapus de Nails Inc permettent de tester le vernis en plaçant son ongle sous la base de verre. L’illusion d’optique est bluffante : on a vraiment l’impression d’avoir la couleur au bout des doigts. Feelunique organise actuellement un partenariat avec Fleur de Force, une blogueuse anglaise in French dans le texte. Des opérations semblables sont envisageables en France.

J’étais déjà fan des gammes pour le corps Cowshed aux appellations rigolotes comme Grumpy Cow (vache grognon) ou Wild Cow (vache en liberté). J’ai mis dans ma besace le gel douche relaxant Knackered (épuisée) Cow dont l’odeur de lavande n’est pas trop prononcée. La marque a débuté dans une ancienne étable au coeur de la campagne anglaise, d’où le nom. St. Tropez est l’autobronzant préféré des Anglaises pour avoir bonne mine pendant l’hiver. J’ai jeté mon dévolu sur le gel teinté pailleté pour avoir les jambes de Kate Moss, l’égérie de la marque (on peut toujours rêver).

Enfin, j’avais déjà entendu parler de This Works créé par une ancienne du Vogue UK, Kathy Phillips, selon un concept imparable : si ces formules ont convaincu la plus exigeante des journalistes beauté, c’est que ça marche vraiment. La fondatrice s’appuie sur un panel de femmes pour valider l’efficacité de ses soins. Souffrant de troubles du sommeil récurrents, je me suis laissée tenter par le spray d’oreiller censé diffuser ses bienfaits pendant la nuit et éviter les réveils intempestifs. Verdict : ça sent bon et je dors mieux. De là à savoir s’il y a un lien de cause à effet…

Cahiers neufs : ma sélection de rentrée

En cette période de rentrée scolaire, on a envie de jolis carnets pour noter ses bonnes idées et justement Monoprix en propose de très graphiques à assortir avec des accessoires de rangement.

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L’irrésistible chaîne de magasins Hema où on a envie de tout acheter met des couleurs sur nos bonnes résolutions avec une gamme d’agendas aux motifs « girly » ou tropicaux.

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Repérés à la présentation de Noël du Printemps Haussmann (eh oui, déjà), de charmants cahiers à messages vont pouvoir garnir le pied du sapin.

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Chez Lancôme, le mannequin Caroline de Maigret, incarnation de la Parisienne « chic sans effort », a créé une palette de maquillage rassemblant ses essentiels de l’automne, glissés dans une pochette façon cahier Moleskine. Un film rigolo posté sur le site de la marque la montre jouer les intellos en terrasse de café alors qu’elle est en train de retoucher son fond de teint. Futile et pleine d’autodérision, parce qu’on ne peut pas toujours se prendre au sérieux dans la vie (80 euros la blague tout de même).

Senteurs rafraîchissantes pour l’été

Dans Le Journal du dimanche de la semaine dernière, je signais un article sur les parfums de l’été, à la fois frais et avec un sillage tenace. Une sélection rapide en 1,5 feuillet, où j’ai mis en avant l’arrivée d’un nouveau nom en parfumerie, le couturier Azzedine Alaïa.

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Article paru le 28 juin dans Le Journal du dimanche

J’ai été séduite par la fragrance composée par Marie Salamagne, de Firmenich, dans un travail collectif qui associait le créateur lui-même, sa complice Carla Sozzani, Nathalie Helloin-Kamel, la directrice générale des marques de Beauté Prestige International, le designer Martin Szekely, qui a créé le flacon noir surmonté d’une bobine de fil d’or…

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On soupçonne que le processus n’a pas été de tout repos entre les équipes marketing et le rythme du couturier indifférent aux contraintes de temps et de marché. Mais je trouve que le résultat est à la hauteur de sa vision -l’évocation des murs de chaux rafraîchis à grand coup de seaux d’eau froide dans sa Tunisie natale- tout en étant agréable à porter avec son envol de poivre rose en tête et son coeur minéral sans être trop iodé grâce à un juste dosage avec des fleurs (freesia, pivoine).

C’est la Cascalone, une molécule brevetée par Firmenich, qui apporte cette odeur marine que l’on retrouve en filigrane de La Fille de l’air de Courrèges, associée cette fois à la fleur d’oranger par le parfumeur Fabrice Pellegrin. Son odeur un peu vinyle, écho à la mode Courrèges, est moins séduisante à mes narines, mais elle constitue une jolie contribution à la saga de la renaissance de la marque, dont j’ai déjà parlé dans le JDD et sur ce blog. Le lancement en avant-première sur les ventes à bord d’Air France et sur le site ecommerce de la compagnie est une autre manière de mettre la petite maison indépendante dans l’actualité en l’associant à une image d’élégance à la française et de légèreté dont on a bien besoin actuellement.

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Un sujet sur les senteurs vivifiantes de l’été ne pouvait pas passer sous silence Chance Eau Vive de Chanel, un cocktail pamplemousse-orange sanguine signé Olivier Polge, soutenu par une campagne joyeuse de Jean-Paul Goude. Dans les trois cas, la tenue sur peau est assurée par des muscs, ce qui me permet d’écrire que les parfumeurs ont trouvé leur Graal : des parfums frais comme des Colognes mais avec du sillage, une attente des consommatrices lassées des fragrances trop lourdes, mais frustrées par la volatilité des hespéridés.

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Dans ma salle de bain – photo P.C.

Pour ma part, par ces fortes chaleurs, je reviens à mes eaux d’été préférées, l’Eau d’orange verte d’Hermès et Eau de Rochas, mais leur effet est fugace. Pour sa bonne odeur de vacances, même si je ne retournerai pas sur l’île cet été, je reste fidèle à Corsica Furiosa de Parfum d’Empire, une composition autour du lentisque justement récompensée du prix de la Fragrance Foundation. Je recommande aussi les parfums sans prétention vendus à 30 euros en pharmacies de la marque landaise Ixxi : Balade acidulée, Tonnelle gourmande et surtout Or des Sables aux effluves de crème solaire. Vite, une plage!

La beauté bille en tête

20150602_104100On connaissait les collections capsules en mode (dernière en date, Balmain pour H&M). En cosmétique, l’encapsulation est synonyme de protection des molécules actives dans des billes en suspension, qui éclatent à la sortie du flacon. Plus qu’un gadget qui fait joli dans un flacon transparent, c’est une authentique innovation qui préserve la « fraîcheur » des ingrédients jusqu’au moment de leur utilisation. D’autres marques proposent de mélanger à la demande une formule active dans une base neutre, comme My Blend du groupe Clarins, mais l’encapsulation a l’avantage du tout-en-un ne nécessitant aucune manipulation de l’utilisateur.

La société Capsum, fondée il y a sept ans à Marseille, est devenue experte de cette technique revendiquée par Chanel pour son dernier sérum Hydra Beauty, mais aussi Guerlain, La Prairie ou Carita. L’avenir dira si l’innovation survivra à l’effet de mode. Pour l’article que j’ai consacré à la tendance dans Le Journal du dimanche du 24 mai dernier, j’ai interrogé Dominique Laborderie du blog Beauty Decoder, une ancienne cadre de l’industrie cosmétique avec qui j’échange régulièrement et dont les analyses sont souvent bien informées. Elle, elle y croit.

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Article paru le 24 mai dans Le Journal du dimanche