J’ai testé… Ban Thaï Spa à Trocadéro

Le week-end des attentats, les commerces parisiens ont connu une vague d’annulations. Pas la tête à ça, peur de sortir, anesthésie de la volonté. Mais nul doute que les lieux de bien-être vont connaître un regain d’activité cet hiver. Après tout, un bon massage est une thérapie comme une autre pour évacuer le stress et les tensions, en temps normal et plus encore pendant l’état d’urgence. C’est toujours mieux que de recourir aux médicaments ou de voter Front National.

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C’est dans ce contexte que j’ai pris le chemin du nouveau Ban Thaï Spa avenue Raymond Poincaré au métro Trocadéro. La chaîne compte déjà trois spas dans le Marais, à Montorgueil et à Odéon, mais celui-ci est le plus grand, 580 m2 et 15 cabines dont 8 doubles, une spécificité recherchée. Ce gigantisme ne se sent pas lorsque l’on circule dans l’espace, élégamment décoré dans des tons bois et doré.

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L’accueil commence par un bain de pied (qui devrait être indispensable dans tous les spas) et un longue séance de réflexologie en fauteuil. C’est le moment de se laisser aller à ses sensations en débranchant le cerveau (pas forcément facile par les temps qui courent). La réflexologie relaxe tout le corps en partant de points de pression sur la plante des pieds. C’est parfois douloureux mais c’est le prix de l’efficacité et l’effet sur l’équilibre général est réel.

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On aborde ensuite le massage thaï en cabine proprement dit et autant le dire pour les néophytes, on n’est pas dans des effleurements légers. Menues, les masseuses du Ban Thaï Spa sont toniques et appuient de tout leur poids au point qu’on en a le souffle coupé. Annoncé comme modéré, le massage (quand on n’est pas kiné on dit modelage) m’a paru vigoureux. Un peu comme dans un restaurant asiatique qui assure que ses plats sont tout juste pimentés alors qu’ils mettent la bouche en feu!

A noter que les masseuses utilisent de simples huiles végétales, le spa ne proposant pas de soins cosmétiques. A la sortie, un thé bienfaisant permet un retour en douceur dans la réalité.

Verdict : le massage thaï est un peu rude à mon goût, la réflexologie en fauteuil plus relaxante. Le décor et l’accueil souriant invitent au voyage.

Photos P.C.

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Parfums sur mesure, l’extravagance ultime

S’offrir un parfum à 50 000 euros, est-ce bien raisonnable? C’est en tout cas ce que proposent Guerlain, Cartier et Patou à quelques privilégiés, amateurs d’un luxe non ostentatoire -car pour ce prix-là, ils pourraient s’acheter une montre clinquante ou une voiture de sport. Il est vrai que les clients de ce type de prestation repartent aussi avec un coffret en cuir et un flacon en cristal pour « épater la galerie ».

Ce sont souvent des hommes qui souhaitent faire un cadeau à leur épouse, tel ce riche inconnu qui a commandé une fontaine en cristal à l’effigie d’une rose de son jardin. L’anecdote m’a été rapportée par Stéphanie de Bruijn, qui propose aussi des parfums sur mesure dans sa boutique boudoir éponyme du 7e arrondissement de Paris, aux prix presque accessibles de 6000 à 15 000 euros. Difficile de trouver moins que 3000 euros pour une vraie création sur mesure, comme le promet le studio Flair, qui reconnaît qu’à ce prix-là les tests sanitaires ne sont pas inclus.

Je décris ce domaine peu connu de la haute couture parfumée dans un article paru le 22 octobre dans la rubrique « Affaires privées » de Challenges (l’équivalent du « How to spend it » du Financial Times, pour les CSP+++ qui ne savent comment dépenser l’argent de leurs stock options).

Le parfum Zlatan dans Challenges

Parfums, cosmétiques, gastronomie, design, mes domaines de prédilection sont très chic et pourtant je m’intéresse aussi au foot. Rien d’étonnant à cela, les stars des terrains, Ronaldo, Messi, Neymar et consorts sont des icônes de notre époque et l’argent qu’ils brassent à travers leurs contrats publicitaires mérite d’être analysé comme je le fais dans le classement des égéries que je réalise depuis deux ans pour Challenges.

Le 27 octobre, Zlatan a sorti son sourire et ses tatouages pour la présentation de son parfum éponyme au Marionnaud Champs Elysées - photo Dominique Charriau / Getty Images

Le 27 octobre, Zlatan a sorti son sourire et ses tatouages pour la présentation de son parfum éponyme au Marionnaud Champs Elysées – photo Dominique Charriau / Getty Images

Mieux, les footballeurs deviennent eux-mêmes des marques en développant des produits dérivés autour de leur mode de vie. Qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, ce sont des prescripteurs à travers leur goût pour les vêtements, leurs tatouages, leurs coupes de cheveux improbables et désormais, leurs propres lignes de parfums. Coup sur coup, Cristiano Ronaldo et Zlatan Ibrahimovic viennent de sortir leur fragrance signature, dans des univers très différents –bling pour le premier, sobre pour le second. Au-delà de leur intérêt personnel pour le grooming (cette interview très drôle de Zlatan pour GQ donne une idée des conversations de vestiaire au PSG), ces développements témoignent de leur volonté de capitaliser sur leur notoriété et préfigurent leur future reconversion au-delà des terrains. Olfactivement, ce n’est pas honteux, avec la participation de parfumeurs Givaudan et j’aime particulièrement le design du flacon de Zlatan. Football + parfum + économie, un cocktail qui a toute sa place dans Challenges : mon article mis en ligne le 29 octobre est à retrouver ici.

L'envers du décor : une forêt de smartphones - photo P.C.

L’envers du décor : une forêt de smartphones – photo P.C.

Il y a une vie après la Crème de huit heures

Elizabeth Arden fait partie, avec Helena Rubinstein et Estée Lauder, de ces entrepreneuses de la beauté qui ont fondé des empires à la force de leur ambition. Elles ont connu des fortunes diverses. La dernière a eu sans doute la plus belle postérité, en donnant son nom à un groupe mondial dont la famille tient toujours les rênes. Helena Rubinstein fait partie du portefeuille des marques de luxe de L’Oréal, qui ne sait que faire de ce laboratoire d’innovation.

Article paru le 18 octobre dans Le Journal du dimanche

Article paru le 18 octobre dans Le Journal du dimanche

Le sort d’Elizabeth Arden est mitigé. C’est une multinationale qui gère des parfums de célébrités comme Justin Bieber et Britney Spears – et se fait chahuter à Wall Street. Mais c’est aussi le fabricant de la mythique Eight Hour Cream, la crème de huit heures connue pour ses vertus hydratantes. En France, elle n’est même connue que pour cela, alors qu’elle aurait le potentiel d’être un acteur global sur tous les axes (soin, parfum, maquillage).

Pour revenir à l’esprit des Parisiennes, Elizabeth Arden a ouvert un pop up store dans le 16e arrondissement, qui présente toutes ses références et des conseils personnalisés comme au Red Door Spa de Union Square à New York. Elle souhaite aussi développer sa présence porte par porte en signant des exclusivités avec Sephora, Nocibé… J’ai interviewé Axel Lecomte, le DG France, pour l’article paru hier dans Le Journal du dimanche.

La marque a inauguré un pop up store dans le 16e arrondissement - photo Cécile Cellerier

La marque a inauguré un pop up store dans le 16e arrondissement – photo Cécile Cellerier

Pourquoi tant de genre?

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Télescopages médiatiques. Montage perso

M le magazine du Monde puis Stylist ont eu la même idée en publiant à quelques jours d’intervalle des numéros sur le mélange des genres. Le premier a fait sa une avec le mannequin androgyne (aux chromosomes XX) Casey Legler pour un spécial mode homme, le second a consacré son spécial beauté au brouillage des lignes entre masculin et féminin.

La question du « transgenre » traverse toute la société : refus des assignations de rôles dès le plus jeune âge, fluctuation des orientations sexuelles tout au long de la vie, redéfinition des codes masculins-féminins… Le cinéma (Les chansons d’amour de Christophe Honoré, La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Lawrence anyways de Xavier Dolan…) est un bonbaromètre de ces évolutions. En parfum, sujet inoffensif s’il en est, la mixité a toujours été de mise avec des femmes qui ne jurent que par Pour un homme de Caron et des hommes qui s’aspergent allègrement de L’Air du temps de Nina Ricci. « So what? » répliquerait Miles Davis. « Où y’a d’la gêne y’a pas de plaisir », renchérirait le bon sens populaire.

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Mais il n’y a pas que les genres qui se mêlent sans vergogne dans les magazines et dans la vie. Les âges aussi se côtoient sans tabou comme le montrent ces deux publicités Monoprix et Zalando parues dans le même numéro de Stylist. Au jeu des sept erreurs, on peine à distinguer l’une de l’autre (un peu plus de sourires chez Monoprix peut-être?). Un « genre » de Fifty Shades of Grey transgénérationnel.

Edit : j’ai oublié de parlé de l’exposition Genre Idéal chez Guerlain dans le cadre du parcours privé de la Fiac! C’est jusqu’au 12 novembre au 68, Champs-Elysées avec des oeuvres de Jean Cocteau, David Lachapelle, Ellen von Unwerth, Pierre & Gilles etc. Entrée libre.

J’ai testé… les marques anglaises de Feelunique

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Article paru le 20 septembre dans Le Journal du dimanche

Le site de vente en ligne de produits de beauté Feelunique.com va bientôt lancer sa version .fr, avec un contenu et une équipe dédiés aux consommatrices françaises. Présent depuis déjà dix ans au Royaume-Uni, c’est un gros acteur du e-commerce qui réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 500 marques. Les Sephora et consorts surveillent donc son déploiement avec attention.

J’ai rencontré le PDG de Feelunique, le Français Joël Palix, lors de la journée presse organisée par le site le 8 septembre. L’occasion de retrouvailles avec l’ancien président des parfums Clarins que j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’interviewer lorsque j’étais chez Cosmétique Mag. Je présente sa stratégie et ses ambitions dans un article paru hier dans Le Journal du dimanche.

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Nails Inc, Ameliorate, Bagsy, Cowshed, St. Tropez, This Works et Fleur de Force – photo P.C.

La journée organisée par l’agence La Maison Link permettait aux journalistes et blogueuses invitées de choisir des produits parmi la profusion d’offres. L’accent avait été mis sur les marques britanniques pour jouer la carte « British touch » mais le site aura tout intérêt à adopter un positionnement généraliste pour toucher les Françaises, car c’est bien le choix et la qualité de service qui feront sa différence.

C’était parti pour une séance shopping, avec des découvertes et aussi des marques familières. La créatrice de la crème pour le corps Ameliorate, Annette Luck, m’a expliqué son concept, destiné aux peaux très sèches. A l’essai, je n’ai pas vu de différence notable avec une bonne crème Lipikar de La Roche Posay. Bagsy est une marque maline de maquillage facile à glisser dans son sac (bag) grâce à ses emballages cartonnés. Les flacons trapus de Nails Inc permettent de tester le vernis en plaçant son ongle sous la base de verre. L’illusion d’optique est bluffante : on a vraiment l’impression d’avoir la couleur au bout des doigts. Feelunique organise actuellement un partenariat avec Fleur de Force, une blogueuse anglaise in French dans le texte. Des opérations semblables sont envisageables en France.

J’étais déjà fan des gammes pour le corps Cowshed aux appellations rigolotes comme Grumpy Cow (vache grognon) ou Wild Cow (vache en liberté). J’ai mis dans ma besace le gel douche relaxant Knackered (épuisée) Cow dont l’odeur de lavande n’est pas trop prononcée. La marque a débuté dans une ancienne étable au coeur de la campagne anglaise, d’où le nom. St. Tropez est l’autobronzant préféré des Anglaises pour avoir bonne mine pendant l’hiver. J’ai jeté mon dévolu sur le gel teinté pailleté pour avoir les jambes de Kate Moss, l’égérie de la marque (on peut toujours rêver).

Enfin, j’avais déjà entendu parler de This Works créé par une ancienne du Vogue UK, Kathy Phillips, selon un concept imparable : si ces formules ont convaincu la plus exigeante des journalistes beauté, c’est que ça marche vraiment. La fondatrice s’appuie sur un panel de femmes pour valider l’efficacité de ses soins. Souffrant de troubles du sommeil récurrents, je me suis laissée tenter par le spray d’oreiller censé diffuser ses bienfaits pendant la nuit et éviter les réveils intempestifs. Verdict : ça sent bon et je dors mieux. De là à savoir s’il y a un lien de cause à effet…

Cahiers neufs : ma sélection de rentrée

En cette période de rentrée scolaire, on a envie de jolis carnets pour noter ses bonnes idées et justement Monoprix en propose de très graphiques à assortir avec des accessoires de rangement.

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L’irrésistible chaîne de magasins Hema où on a envie de tout acheter met des couleurs sur nos bonnes résolutions avec une gamme d’agendas aux motifs « girly » ou tropicaux.

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Repérés à la présentation de Noël du Printemps Haussmann (eh oui, déjà), de charmants cahiers à messages vont pouvoir garnir le pied du sapin.

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Chez Lancôme, le mannequin Caroline de Maigret, incarnation de la Parisienne « chic sans effort », a créé une palette de maquillage rassemblant ses essentiels de l’automne, glissés dans une pochette façon cahier Moleskine. Un film rigolo posté sur le site de la marque la montre jouer les intellos en terrasse de café alors qu’elle est en train de retoucher son fond de teint. Futile et pleine d’autodérision, parce qu’on ne peut pas toujours se prendre au sérieux dans la vie (80 euros la blague tout de même).