Farm Heroes, green in the city

La semaine dernière a eu lieu un événement intrigant à Paris : l’installation d’une ferme en plein coeur de la ville, tout près du Louvre, par King, le créateur des jeux sur mobile Candy Crush Saga et Farm Heroes Saga. En fait de ferme, il s’agissait plutôt d’un potager réunissant quelques plans de tomate, des bottes de paille, un bar à smoothie et un sculpteur sur légume… On était loin du Salon de l’agriculture mais clairement dans une opération de relations publiques pour l’éditeur qui vient d’entrer en Bourse et montre des velléités de devenir un acteur global de l’entertainement au-delà du casual gaming -sa politique de licences autour de Candy Crush, décliné en chaussettes et en vraies friandises, semble l’attester.

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Mais l’ambition va encore plus loin : en faisant la promotion du « urban farming », la ferme en ville, en réalisant un sondage sur le stress des citadins, en invitant l’expert en biodiversité Antoine Guibourgé (photo ci-dessus), chargé de dispenser ses conseils pour introduire un peu de vert dans le quotidien, King s’engage quasiment dans un discours sociétal. La création de contenu autour de sa marque -du brand content in real life pour parler en bon français-, lui permet de développer sa notoriété au-delà du cercle des geeks (un milliard de parties par jour dans le monde tout de même), d’attirer des journalistes extérieurs à l’univers digital, et de prendre la parole sur des sujets positifs et fédérateurs. Il est tout de même plus valorisant de faire pousser du persil sur son balcon que d’avouer s’adonner à des parties compulsives de Candy Crush. Outre Paris, la ferme s’est arrêtée à New York, Londres et Madrid, ce qui montre l’ampleur du projet.

Au cours de la soirée réservée à la presse, une journaliste a demandé si le fait de jouer à un jeu sur le thème de la ferme pouvait faire diminuer le stress urbain, mais je n’y crois pas une seconde. A travers cette opération, King cherche surtout à donner un supplément d’âme à ses produits, comme un acteur du fast food qui ferait campagne pour une agriculture de qualité et la convivialité. Fast food, fast gaming, les problématiques sont proches et les initiatives de King ne vont certainement pas s’arrêter là.

Le sucré est partout, gare à l’indigestion

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Quand la société créatrice de Candy Crush entre en Bourse avec une valorisation à 7 milliards de dollars, on se dit que l’addiction aux bonbons peut mener très loin. Non content d’avoir occupé nos insomnies et généré de vrais bonbons à grignoter (en vente notamment à la boutique du cinéma MK2 Bibliothèque à Paris, voir ci-dessus), le jeu inventé par King Digital Entertainment a marqué l’apogée d’une déferlante de sucre dans nos modes de consommation.

Les exemples abondent, dans tous les domaines : les gels douches Dop aux parfums d’enfance, guimauve, bonbon cola ou pomme d’amour ; l’ouverture du restaurant Dessance, rue des Archives à Paris, entièrement consacré aux desserts ; le prochain salon Sugar Paris au Parc Floral du 4 au 6 avril, dédié à la pâtisserie décorative.

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En parfum, ce n’est plus une tendance, c’est quasiment la nouvelle norme. Le succès du moment, La vie est belle de Lancôme, est un hymne aux senteurs sucrées et addictives, quand son concurrent, La Petite robe Noire de Guerlain, évoque la confiture de griotte, tandis que Nina Ricci compose un jus aux notes de macaron en collaboration avec Ladurée.

5.Packshot Ambiance La Tentation de Nina

En maquillage, Revlon lance au printemps des vernis à ongles Sun Candy aux couleurs de bonbons acidulés, Sephora propose en série limitée des vernis effet barbe à papa, Paul & Joe s’inspire des crèmes glacées dans une collection très appétissante. A l’inverse, les éclairs Fauchon flirtent avec le nail art. Lire la suite