Une bonne idée par jour : les cosmétiques pas si futiles

Leonard Lauder, le président du groupe de cosmétiques Estée Lauder, a théorisé le « lipstick effect », le fait que pendant les crises économiques, les ventes de rouges à lèvres résistaient bien, car les femmes avaient envie de se faire plaisir. Même si pendant le confinement, on est plus tenté de traîner chez soi en pyjama que de se maquiller, c’est l’occasion de rappeler que les produits cosmétiques ne sont pas aussi futiles qu’il n’y paraît. Ils font du bien au moral, apportent du réconfort aux personnes hospitalisées grâce à l’action du CEW, l’association des professionnels de la beauté dont j’ai déjà parlé ici, et rendent un vrai service comme le montrent les exemples ci-dessous ⬇️

L’influenceuse Léna Situations a incité les marques à donner des crèmes pour les mains aux hôpitaux

-On a pu le remarquer nous-mêmes, à force de se laver les mains au savon ou au gel hydroalcoolique, la peau est agressée. C’est encore pire pour les employé.e.s des hôpitaux au contact quotidien avec les malades. « L’influenceuse » Léna Situations, plus de 600 000 abonnés sur Tik Tok, a lancé un appel sur Twitter le 29 mars pour inviter les marques de cosmétiques à livrer des crèmes pour les mains aux hôpitaux. Le 30 mars, la jeune femme écrivait que Nocibé et L’Occitane avaient envoyé chacun 25000 tubes, Yves Rocher, Birchbox, Erborian avaient également rejoint le mouvement. Hélas, le 31, elle déclarait se déconnecter de Twitter face au déferlement de commentaires haineux. Ce réseau véhicule vraiment le pire comme le meilleur mais l’essentiel est là : le personnel soignant a pu bénéficier de crèmes pour ses mains endolories. Mixa a par exemple envoyé des produits aux 1800 pompiers de Paris.

Une terrasse à Paris en février 2020. Même pendant le confinement, la crème solaire n’est pas en option (photo P.C.)

-Le printemps est là et il est tentant de profiter du soleil à sa fenêtre, sur son balcon, dans son jardin pour les plus chanceux ou dans la rue lors des sorties autorisées. C’est même recommandé pour faire le plein de vitamine D et recharger ses batteries. Mais ce n’est pas une raison pour oublier de se protéger avec de la crème solaire, car le soleil, qu’on soit en ville ou ailleurs, peut être dangereux pour la peau. Lors d’une récente conférence de presse, j’ai appris que 15% des femmes et 34% des hommes n’utilisaient jamais de protection solaire. Or le soleil est responsable de 132000 nouveaux cas de mélanomes par an selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Il ne faudrait pas que le succès du confinement se traduise par davantage de lésions cutanées. Alors on profite de son passage en pharmacie ou en supermarché pour prendre un tube de crème solaire.

Un salon de coiffure à Mexico, juillet 2019 (photo P.C.)

-Autre profession que l’on pouvait penser futile et dont on découvre la grande utilité à cette occasion : les coiffeurs. À mesure que les semaines passent, on constate les dégâts sur nos mèches en folie et nos colorations en friche. Et l’on se rend compte que le salon de coiffure est bien plus qu’un endroit où l’on s’informe des derniers ragots de la presse people. C’est un vrai acteur du lien social et surtout c’est un vrai métier. Lorsque l’on sortira de confinement avec nos coupes massacrées par nos tentatives malhabiles de sauver les apparences, il y aura certainement autant d’attente pour les coiffeurs que pour les ophtalmos, et on les bénira de nous redonner notre dignité. Parce que prendre soin de soi, ce n’est pas superflu.

Léa Nature veut diffuser les cosmétiques bio

J’ai déjà écrit sur Léa Nature dans le Journal du dimanche. Cette entreprise familiale est une pionnière du bio, en alimentaire comme en cosmétiques. À l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle usine, un voyage était organisé près de La Rochelle pour la presse économique. L’occasion de découvrir des lignes de production flambant neuves, de discuter avec les techniciens de laboratoire et aussi de visiter le jardin en permaculture à proximité des bâtiments.

L’entreprise est déterminée à limiter ses émissions de carbone, déchets, utilisation de plastique etc. liés à l’augmentation de sa production, afin que son développement économique ait l’impact le plus faible possible sur l’environnement. Un travail de longue haleine qui réduit forcément la rentabilité mais c’est ainsi que le fondateur Charles Kloboukoff conçoit l’entrepreneuriat. Un article paru le 3 novembre dans le Journal du dimanche.

photos P.C.

LéaNature

Spécial Achiever Awards du CEW

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Le 14 octobre avait lieu la remise des Achiever Awards 2019 du CEW France au Faust, sous le pont Alexandre III à Paris. À cette occasion, je signais le numéro spécial du magazine BW Confidential diffusé lors de la soirée, avec le portrait des lauréats et l’interview de la présidente, Françoise Montenay, et de la directrice générale Laurence Moulin. Cette association financée par des entreprises des cosmétiques soutient les malades du cancer avec des soins socio-esthétiques dans les hôpitaux, et développe aussi sa fonction de réseau professionnel.

L’intégralité du dossier est à retrouver dans le lien ci-dessous:

Et pour mémoire l’édition 2018 ici.

Les Achiever Awards du CEW, édition 2018

Capture d’écran 2019-09-13 à 11.23.21Le CEW (Cosmetic Executive Women) est un réseau professionnel et caritatif du secteur de la beauté qui finance notamment des soins esthétiques dans les hôpitaux. Par rapport à son intitulé d’origine, il s’est ouvert à des adhérents hommes et est devenu un lieu d’échanges autour des enjeux de l’industrie. Tous les ans, il remet les Achiever Awards, qui récompensent des professionnels aguerris et des jeunes entrepreneurs. J’ai réalisé le dossier sur les lauréats accompagnant la soirée de remise des prix qui s’est tenue le 15 octobre. À retrouver dans ce lien.

Plantes, barbe et Japon dans le JDD

Comme son nom l’indique, la rubrique Plaisirs du Journal du dimanche est dédiée à toutes les bonnes choses de la vie, culture, gastronomie, voyages, des sujets légers à déguster en fin de semaine. Si au départ j’étais vouée aux thématiques parfum/beauté, j’ai élargi ma palette au gré des tendances que je repère. Ainsi la végétalisation des centres-villes est devenue un sujet majeur depuis que la mairie de Paris a autorisé les plantations sur les trottoirs et on ne compte plus les jardins sur les toits, les ruches urbaines et autres murs végétaux qui envahissent les rues, du magasin Yves Rocher sur les Champs Elysées au centre commercial Beaugrenelle en passant par les stations de métro. L’article « On veut du vert ! » le 4 mars faisait le point sur ce phénomène qui inspire les entrepreneurs, comme les paysagistes des Jardins de Babylone ou l’architecte Vincent Callebaut.

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Autre tendance du moment : la barbe a quitté le microcosme des hipsters et des bikers pour s’imposer au plus haut sommet de l’Etat. Une aubaine pour les marques de cosmétiques qui multiplient les innovations à l’instar de L’Oréal et David Beckham dont la gamme très chic House 99 s’adresse aux hommes poilus et tatoués. Hier il fallait un menton bien rasé pour incarné « la perfection au masculin », aujourd’hui les jeunes s’inspirent de Drake et Paul Pogba pour sculpter leur barbe et leur cheveu et ont même leurs tutoriels Youtube spécialisés dans le « grooming ». L’article est paru le 8 avril.

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Enfin la nippomania submerge la France à l’occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre notre pays et le Japon. Le programme officiel Japonismes 2018 va démarrer en juin mais de très belles expositions ont déjà débuté à la Maison de la culture du Japon à Paris et au Musée des impressionnismes de Giverny. Dans cet article paru le 29 avril, j’analyse la nouvelle vague du japonisme, dans la gastronomie, la décoration, l’art, les cosmétiques… Fascinant Japon que j’ai eu la chance de visiter en 2016 et où je rêve de retourner.

 

Soins : la formule mène la danse

J’ai démarré avec plaisir une nouvelle collaboration avec le magazine Formes de Luxe spécialisé dans les emballages haut de gamme pour les cosmétiques et les spiritueux. Ce dossier montre comment les nouvelles textures de soin (huiles, poudres, encapsulation…) influencent les fabricants de flacons et les solutions de dispensing (flacon pompe, pipette, airless…). Avec en vedette la nouvelle Crème main de Chanel qui tient au creux de la paume et dont la forme souple dissimule une poche en aluminium à l’abri de l’air. À suivre : une enquête sur les rouges à lèvres…

 

L’actualité de la santé dans Pharmacien Manager

Pharmacien Manager est un mensuel destiné aux pharmaciens d’officine, considérés comme des entrepreneurs à part entière. Le magazine aborde des problématiques propres à tous les managers : droit du travail, digitalisation, ubérisation, agencement des points de vente, nouveautés produits… Ces derniers mois, j’ai traité pour Pharmacien Manager du sujet des plateformes de rendez-vous en ligne, les MonDocteur, Doctolib (qui vient de lever 35 millions d’euros) et autre Concilio qui vient de se lancer sur le créneau des recommandations de médecins. Qu’est-ce que cela change dans le parcours de soin des patients, quelles conséquences pour les pharmacies avec une plateforme comme Doctipharma qui n’a pas le droit de vendre des médicaments en ligne mais développe d’autres services comme l’envoi d’ordonnances?

Dans le numéro de novembre, je consacre un reportage au nouveau Printemps de la beauté, qui comprend un espace L’Officine dédié aux marques de dermo-cosmétique; aux cosmétiques vegan, une tendance liée à la cause animale sur laquelle les pharmaciens commencent à être sensibilisés; et aux cadeaux de Noël en pharmacies, un achat qui n’a rien d’anecdotique avec le développement de coffrets très qualitatifs par des marques comme Nuxe, Roger & Gallet ou Melvita.

Design, cosmétiques, management, résumé des épisodes précédents

Les cosmétiques noirs dans le Journal du dimanche

Les masques et crèmes de couleur noire sont une tendance de fond du monde des cosmétiques. Appréciés pour leur aspect spectaculaire, ils sont les stars de Youtube et Instagram, parfois à l’excès avec des produits non homologués épinglés par la Febea (Fédération des entreprises de la beauté). La couleur correspond au charbon végétal qu’ils contiennent, aux vertus assainissantes. Je décris cette tendance dans le Journal du dimanche du 5 novembre.

Dans les coulisses du Peugeot Design Lab

Design fax est une newsletter hebdomadaire pour la communauté des designers. J’y contribue une fois par mois, en alternance avec trois autres journalistes. Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion d’interviewer le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris sur ses actions en faveur du design, de faire le portrait de la jeune société de mobilier Versant Édition, et de visiter le Peugeot Design Lab, le studio de design hors automobile du constructeur. En quelques années, cette agence est devenue une référence dans le monde des transports, avec des réalisations pour Alstom, Airbus, et un vélo pliant qui lui a donné du fil à retordre. Article paru le 9 octobre.

Achiever Awards du CEW

Pour le magazine BW Confidential, j’ai réalisé les portraits des lauréats des Achiever Awards du CEW, réseau à la fois professionnel et caritatif du secteur de la beauté. L’occasion de découvrir l’itinéraire étonnant d’Elise Boghossian, acupuntrice à Paris qui part une fois par mois soulager les réfugiés d’Irak. Et d’interroger Françoise Montenay, l’opiniâtre présidente du CEW dont l’action permet d’apporter du bien-être aux malades du cancer. À feuilleter ici le « flipbook » distribué en version papier lors de la remise des prix le 6 novembre.

Le nez des designers

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Nez, la revue olfactive, en est déjà à son numéro 4 (revoir ici mes précédents articles). En complément du dossier spécial sur parfum et art, j’ai interrogé six designers français sur leur rapport aux senteurs : Philippe Starck, Matali Crasset, India Mahdavi, Jean-Sébastien Blanc des 5.5, Élise Fouin, Ionna Vautrin. D’autres seront publiés sur le site, à commencer par Noé Duchaufour-Lawrance.

Sujets management pour Stratégies

Pour Stratégies, j’ai traité deux sujets d’actualité dans les ressources humaines : les shadow comex (article paru le 10 octobre) et le recrutement prédictif. Le premier concerne la création de comités de direction alternatifs pour faire entendre la voix des « millennials » dans les prises de décision.  Accor, Orange, Carrefour, Havas Media ont sauté le pas. J’ai recueilli leurs témoignages ainsi que l’éclairage du consultant Édouard Tessier du cabinet Anakao.

Le recrutement prédictif consiste à utiliser les algorithmes et l’intelligence artificielle pour recruter les meilleurs candidats dans des postes difficiles à pourvoir, non seulement en fonction de leurs compétences mais aussi du meilleur moment pour les contacter. Des robots pour remplacer les DRH? Les experts s’en défendent et font valoir au contraire une élimination des tâches répétitives au profit du contact humain. L’article est paru le 30 novembre (réservé aux abonnés les premières semaines).

Dans les coulisses des fabrications de cosmétiques

Derrière l’aspect glamour des cosmétiques, il y a une réalité industrielle avec des contraintes de fabrication très précises et des contrôles qualité draconiens. Ces derniers mois, j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs usines pour découvrir l’envers du décor de ce secteur « made in France ».

Léa Nature près de La Rochelle

L’entrepreneur Charles Kloboukoff est un vrai militant du développement durable qui pense que chaque geste compte, et si son entreprise d’alimentaire et cosmétique bio Léa Nature est marginale face aux multinationales comme L’Oréal ou Unilever, elle contribue à la croissance des rayons concernés en grande distribution. J’apprécie particulièrement cette démarche de proposer au grand public des produits sains et locaux à des prix accessibles. Les tisanes Jardin bio sont de vraies alternatives aux décoctions de pesticides que sont les thés traditionnels, et les cosmétiques So’ Bio Etic passent par des batteries de tests pour entrer dans le cahier des charges d’Ecocert. J’ai consacré un article à la visite du site de production de Périgny-La Rochelle dans Le Journal du dimanche du 11 juin, alors que Léa Nature va ouvrir une nouvelle usine en 2018 pour tripler sa production de cosmétiques bio.

 

 

Episkin à Lyon

Episkin est une filiale du groupe L’Oréal depuis 1997, qui reconstitue de la peau à partir de cellules humaines issues d’opérations de chirurgie esthétique. Cette technologie permet de réaliser des tests d’innocuité des produits cosmétiques sans avoir recours aux expériences sur animaux (totalement interdits dans les cosmétiques au niveau européen depuis 2003). L’Oréal Paris a organisé une visite de ce laboratoire en mars dernier dans un objectif de transparence et de réassurance, mais le retour de bâton a été violent sur les réseaux sociaux, certaines blogueuses lui reprochant d’accepter les tests sur animaux en Chine. En effet, comme le reconnaît la marque, les procédures d’homologation de produits importés en Chine imposent de les tester sur les animaux, et les défenseurs du bien-être animal pointent du doigt les groupes qui s’y plient -c’est-à-dire pratiquement tous, car comment se priver du marché chinois?

Pour ma part, je ne prononcerais pas sur le sujet. Rares sont les marques qui peuvent se permettre de ne pas vendre en Chine, mais les consommateurs militants ont le droit de vouloir être intransigeants sur ce point (même si en cherchant bien on trouvera toujours des raisons de s’indigner dans tous les domaines). Le directeur général France de L’Oréal Paris Mehdi Khoubbane m’a expliqué qu’en concertation avec les autorités sanitaires chinoises, la marque avait déjà supprimé les tests sur les shampoings, les gels douche et le maquillage, et je trouve cette démarche de coopération sur le long terme plus intéressante qu’une posture vertueuse/condescendante. Le débat n’est pas clos.

Mon article sur la politique de tests de L’Oréal Paris est paru dans Le Journal du dimanche du 30 avril.

 

 

Lancaster à Monaco

On n’est pas exactement dans le made in France mais à ses lisières, sur la principauté monégasque où les entreprises s’installent pour d’évidentes raisons fiscales. Lancaster s’y est établi en 1946 et depuis son intégration au groupe Coty il y fabrique notamment les parfums Calvin Klein et les crèmes solaires préférées de la princesse Grace. Dans cet îlot de luxe sous le soleil, il est insolite de trouver une usine à flanc de rocher, où la gravité permet de passer directement de la fabrication des crèmes à leur embouteillage un étage plus bas. J’y étais à l’invitation de Coty, dont la marque Wella est partenaire du festival de télévision de Monte Carlo, et c’était l’occasion de raconter l’intégration des marques de Procter & Gamble qui ont fait du groupe le numéro un mondial des parfums et le numéro trois de la beauté. L’article est paru dans Stratégies le 3 juillet (réservé aux abonnés).