Youtubeurs, réalité virtuelle, design : je ne m’ennuie jamais

Je n’ai pas chômé depuis le début de l’année mais je me suis bien amusée aussi. Oui, c’est possible de prendre plaisir à travailler, et avec mes multiples collaborations je varie les angles et les sujets.

Les parcs d’attraction du futur

Dans la continuité du dossier réalité virtuelle de Stratégies, j’ai proposé au Journal du dimanche un article (paru le 4 juin) sur le futur des parcs d’attraction, alors que le Futuroscope et Disneyland Paris fêtent leur anniversaire cette année. Tous deux ont lancé des attractions immersives à base d’écrans incurvés et de fauteuils mobiles, mais les casques de réalité virtuelle et la réalité augmentée annoncent des expériences jamais vues. Le Futuroscope prépare une nouvelle animation avec un partenaire connu… À suivre.

 

Les nouveaux parfums d’ambiance

Hôtels, bureaux, magasins, les ambiances olfactives se sophistiquent dans les lieux d’accueil du public, avec des effets commerciaux mesurables. Des études ont montré qu’une odeur de toast augmentait les ventes de grille-pain au rayon électroménager, et une senteur agréable, adaptée à l’identité d’un établissement, donne aux clients un sentiment de confort et l’envie de rester plus longtemps. Le nouveau territoire de diffusion du marketing olfactif, ce sont les transports, dans les voitures, les trains, les avions, mais surtout les gares et les aéroports.

Le 11 mai, j’ai passé la journée à Bruxelles pour une opération de com’ menée par Thalys et son agence Rosa Park autour des odeurs de ville desservies par la compagnie ferroviaire. Chocolat chaud à Paris, parquet ciré à Amsterdam, gazon du stade de foot à Cologne, speculoos à Bruxelles, les senteurs ont été reconstituées et encapsulées par la société Drom Fragrances. L’article est paru dans Le Journal du dimanche le 4 juin.

 

 

Le business des youtubeurs

Avec deux garçons ados, le monde des youtubeurs n’a pas de secret pour moi, et je suis incollable sur les dernières vidéos de Cyprien, Norman, Squeezie ou encore Le Rire Jaune. Lorsque Stratégies m’a commandé le dossier social video avec un focus sur l’écoystème des youtubeurs, je me suis sentie dans mon élément. J’ai quand même eu besoin d’interviewer de nombreux experts du social media, et mes fils m’ont aussi servi de consultants en validant mes infos sur la publicité Axe avec Seb la frite ou sur le business de Twitch. Dans ce dossier, j’analyse les différentes plateformes vidéo avec leurs ROI (retours sur investissement) respectifs, je présente les meilleures relations marques/youtubeurs, j’explique le business des salons spécialisés.

Ma conscience professionnelle m’a même amenée au salon des youtubeuses beauté Get Beauty au Parc floral de Paris pour un après-midi d’hystérie adolescente!

 

 

Design : la French touch a toujours la cote

J’ai suivi les agences de design pendant neuf ans à Stratégies et je suis toujours attachée à ce secteur moins m’as-tu-vu que la publicité, où la création peut s’exprimer. Pour le dossier design annuel de Stratégies, j’ai choisi l’angle de la « French touch », les agences françaises qui réussissent à l’international. L’expertise française dans le luxe et la gastronomie fait beaucoup dans ce succès, mais pas seulement. Les agences hexagonales sont plus adaptables que leurs homologues anglo-saxonnes, et savent plus facilement se fondre dans la culture locale. Le dossier est paru dans Stratégies du 20 avril.

Un changement de nom InOui

Design toujours avec la newsletter professionnelle Design fax, à laquelle je collabore une fois par mois en alternance avec d’autres journalistes. L’actualité du lancement d’InOui, la nouvelle marque de la SNCF, était un sujet en or pour interroger des spécialistes de la création de nom. Cet article ne m’a pas fait que des amis, mais je persiste et je signe, tant cette appellation me semble grotesque, inutile et déconnectée des attentes des voyageurs.

 

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Résumé des épisodes précédents: réalité virtuelle, lobbying, parfum, design etc.

Retour sur mes articles publiés depuis le début de l’année.

-Ces derniers mois, j’ai signé plusieurs dossiers pour Stratégies sur des thèmes variés. Pour ceux qui me voient un peu comme une blogueuse beauté, sachez que j’ai plus d’une corde à mon arc! Même si le secteur des cosmétiques m’intéresse et m’amuse beaucoup.

16729330_10154507164269601_8436735383778343317_nA l’occasion du salon Virtuality, j’ai donc revêtu mon casque de réalité virtuelle pour explorer les utilisations de cette technologie par les marques. En publicité, l’opération de la bière Old Irish en Géorgie, qui mêle le réel et le virtuel, est bluffante. En communication de recrutement, Mazars a réalisé un film malin à 360° pour faire découvrir l’entreprise aux jeunes diplômés. Si certains sont sceptiques sur le potentiel grand public de la VR (virtual reality), ses applications B to B sont convaincantes.

Toujours pour Stratégies, j’ai signé le dossier « cible femmes » à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. J’y démontre à quel point le marketing « genré » (rose pour les filles, bleu pour les garçons) est dépassé alors que l’enjeu principal des femmes est l’égalité salariale et que les nouvelles générations se définissent d’abord comme individu plus que par des chromosomes X et Y. Même les publicitaires le reconnaissent et ont eu la peau de la ménagère de moins de 50 ans.

17309271_10154586126464601_595930578159351422_nJ’ai enchaîné avec le dossier lobbying, d’actualité en pleine campagne présidentielle. J’ai rencontré des professionnels de l’influence (avec les réseaux sociaux, on dit engagement) parfois dans le métier depuis François Mitterrand et qui revendiquent une pratique éthique. En bon lobbyistes d’eux-mêmes, ils se défendent d’être des maîtres de la manipulation, et il est vrai que leur profession est plus encadrée (avec un registre au Parlement) que les frais des députés et sénateurs!

 

A venir le 20 avril, le dossier design, à l’occasion du Grand prix Stratégies.

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-Pour Le Journal du dimanche, qui vient de lancer une nouvelle formule, j’ai inauguré la rubrique Plaisirs avec un portrait de trois jeunes « nez » qui perpétuent l’art de la conception de parfum, pas totalement soumise au marketing. Il est rafraîchissant de constater que malgré les budgets publicitaires, les égéries et les promotions en magasins, la parfumerie est toujours un artisanat avec des créateurs qui « s’éclatent » à associer des matières premières.

Pour la même rubrique, j’ai publié dimanche dernier un article sur le « maquillage qui tache », la suite du sujet sur la beauté selfie ready que j’ai traitée sur ce blog. Le lip art, les oeuvres d’art sur les lèvres, est une rubrique en soi sur Instagram et les marques grand public comme L’Oréal Paris s’inscrivent dans le mouvement avec des lignes de maquillage qui font forte impression en selfie. Toujours aussi fascinée par la famille Kardashian, j’ai découvert l’existence du « lip kit » de la petite soeur Kylie Jenner lancé suite à son opération des lèvres et dévalisé en 30 secondes lors de sa mise en vente sur internet.

Pour les pages économie, j’ai traité le lancement du nouveau parfum Guerlain (avec Angelina Jolie) qui porte la stratégie internationale de la marque de LVMH, la tendance des agences bancaires qui se transforment en espace de coworking, celle de la « minceur à la française », ces entreprises (Puressentiel, LPG) qui prônent une traque non invasive des capitons, les start-ups innovantes en « e-santé ». Eclectique, vous dis-je.

-Dans Pharmacien Manager, je n’ai pas chômé non plus. Toujours au sujet de la e-santé, j’ai expliqué pourquoi les ventes de dispositifs médicaux connectés ne décollent pas (réponse : il n’y a pas encore de modèle économique) et j’ai interviewé le spécialiste de l’ubérisation Grégoire Leclercq. La pharmacie aussi est en passe d’être ubérisée avec des spécialistes de la livraison qui sont prêts à transporter les médicaments mais curieusement les groupements de pharmaciens eux-mêmes n’investissent pas dans ce secteur.

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Pour Pharmacien Manager, j’ai signé également une enquête sur la communication des pharmacies sur les réseaux sociaux, une pratique très contrôlée mais certains titulaires font cependant preuve d’innovation comme la Pharmacie Centrale à Castelsarrasin. En revanche, la Grande Pharmacie Bailly à Paris est dans les limites des règles du conseil de l’ordre avec des opérations promotionnelles et une association avec Colette.

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De retour de Hong Kong, j’ai interviewé la spécialiste de l’Asie Florence Bernardin sur les dernières tendances beauté. Où l’on apprend qu’en Chine, l’anti-âge commence dès 25 ans car la vie de bureau, la pollution, la lumière bleue des écrans abîment la peau.

 

 

-Enfin, je poursuis ma collaboration avec Design fax avec ces dernières semaines un reportage à la Biennale du design de Saint-Etienne et une interview sur la stratégie de Guy Degrenne pour s’adapter aux nouveaux usages culinaires.

Résumé des épisodes précédents: made in France, égéries, luxe, publicité

Le point sur mes articles parus ces dernières semaines :

Dans Le Journal du dimanche, j’ai participé au dossier Made in France paru le 20 novembre, un de mes sujets de prédilection. J’y détaille le projet de la marque Jardin d’Orante de relancer la filière du cornichon cultivé en France. Un sujet qui prête à sourire mais qui est selon moi particulièrement concret et positif, car il montre que l’on peut relocaliser en France et promouvoir une économie locale en se donnant du mal (en l’occurrence, en mobilisant la grande distribution, qui a soutenu la marque pour qu’elle soit distribuée largement).

fabrication-france-i763460Dans le même dossier, je présentais la gamme Tex Fabrication France de Carrefour qui applique le principe des produits alimentaires Reflets de France à la mode, avec une sélection de PME partenaires. L’histoire ne dit pas si les fournisseurs sont pressurés sur leurs marges, comme sait le faire la grande distribution, mais cela reste une initiative intéressante, ambitieuse et accessible au grand public.

Pour Le Journal du dimanche toujours, après mon sujet sur Devialet qui vient de lever 100 millions d’euros, j’ai présenté la stratégie du spécialiste du son Sonos pour convaincre les amateurs de musique de se convertir au streaming payant, et j’ai visité en avant première le Grand musée du parfum qui ouvre à Paris le 16 décembre, avec une approche plus ludique qu’académique. Un article paru dimanche dernier dans le cahier spécial Noël de l’hebdomadaire.

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La Maison Sonos à Paris permet de tester la qualité sonore des enceintes dans un décor accueillant – photo P.C.

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Le Grand musée du parfum et son jardin des senteurs encore en chantier – photo P.C.

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Les égéries publicitaires sont un autre de mes sujets préférés, que j’ai analysé dans Challenges et dans un webdoc. J’ai expliqué le phénomène dans Pharmacien Manager de novembre, car la pharmacie est elle aussi gagnée par la folie des contrats publicitaires, que ce soit Kristin Scott Thomas avec Lierac, Tony Parker pour Puressentiel ou Sébastien Chabal avec Evolupharm.

Pour Stratégies, j’ai signé le dossier « Petits budgets, grandes idées », un cas d’école publicitaire puisqu’il oblige les annonceurs à être malins avec peu d’argent. Relations presse, digital, parrainage d’émissions ou achat d’espace négocié, les solutions existent pour émerger à bas prix, mais tout dépend de ce que l’on en attend : un prix au festival de Cannes de la publicité ou une augmentation de la fréquentation du site internet? En fonction des objectifs, le résultat créatif ne sera pas le même.

J’ai aussi participé au dossier luxe de Stratégies avec un article sur la vente événementielle d’un sac Lady Dior sur  WeChat, la plateforme sociale numéro un en Chine. J’aurais adoré contribuer davantage à ce dossier mais c’était impossible au vu de mon mois de novembre de dingo.

Et toujours Design fax, la lettre hebdomadaire sur le design, avec un spécial agences le 5 décembre : les Sismo, qui fêtent leurs vingt ans en 2017 avec un modèle iconoclaste, Centdegrés qui fait du business en Chine et Desdoigts & Associés qui fait aussi de la publicité.

Hong Kong, les tendances cosmétiques à la source

Novembre a été un long tunnel de bouclages, voyages et rendez-vous. C’est décidé, en 2017 je lève le pied. En attendant, retour sur mon séjour express à Hong Kong à l’occasion du salon Cosmoprof Asia du 15 au 17 novembre.

Cosmoprof Asia est un des plus grands salons asiatiques de l’industrie cosmétique avec China Beauty Expo à Shanghai. On y trouve toutes les marques occidentales qui veulent s’implanter en Asie, les marques asiatiques qui veulent faire le chemin inverse et les sous-traitants packaging puisque la plupart des tubes de rouges à lèvres et mascaras présents sur le marché sont fabriqués en Asie.

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La plupart des packagings de cosmétiques présents sur le marché sont fabriqués en Chine, pour beaucoup à Canton – photo P.C.

J’y étais pour le magazine professionnel BW Confidential, fondé par d’anciens du groupe de presse professionnel Cosmedia que j’ai côtoyés lorsque j’étais rédactrice en chef adjointe de Cosmétique Mag. Les cosmétiques me poursuivent, il est vrai qu’il n’y a pas tant de journalistes qui peuvent suivre la beauté avec un angle économique, qui plus est en anglais. Après avoir suivi de près l’arrivée des rituels de beauté japonais et coréens en France (les sérums, les BB creams, cushion creams et autres masques en tissu), il était temps d’aller voir ces tendances à la source, dans le continent qui les a vu naître, et de repérer celles de demain.

Constat : les cushions creams, ces éponges imbibées de fond de teint, sont partout mais l’influence coréenne recule au profit d’une approche plus régionale. En effet les Coréennes ont imposé leur idéal de peau parfaite à coup de rituels de nettoyage précis et de superposition de crèmes (il existe en Corée du Sud des émissions de télévision où l’on voit des stars se démaquiller), mais le climat de Séoul n’est pas celui de Singapour ou de Taïwan. Les Sud-Coréennes aiment un fini brillant sur la peau , un « glow » qui convient à leur temps sec mais qui est incompatible avec des atmosphères tropicales. On voit donc émerger des cushion creams au fini mat sur la peau.

De même la quête de perfection des Coréennes, qui correspond à une éthique nationale et qui passe largement par de la chirurgie esthétique, ne serait s’exporter partout, notamment en France où la « French touch » représente une approche naturelle de la beauté que le monde nous envie. Les Chinoises et les Japonaises non plus n’ont pas les mêmes attentes que les Coréennes, et sont davantage préoccupées par des problématiques de pollution. En Chine par exemple, on ne compte plus les cosmétiques revendiquant des protections contre les particules fines ou la lumière bleue des écrans, tandis qu’au Japon le vieillissement de la population entraîne des développements de produits sur le thème du « positive aging ».

Cependant la culture coréenne reste un modèle à suivre de près, et j’entendais récemment dans une émission sur la K-pop sur J-One que face aux icônes agressives venues des Etats-Unis (les Miley Cyrus ou Nicki Minaj qui s’affichent sans pudeur), l’imagerie plutôt chaste des pop-stars coréennes pouvaient plaire à des pays marqués par la religion, au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud. Pour ma part je suis convaincue que face à une Amérique discréditée par l’élection de Donald Trump, l’Asie jeune, optimiste et digitalisée est le continent qui compte actuellement. D’ailleurs dans le secteur des cosmétiques, on voit émerger des salons professionnels en Thaïlande ou dans les pays du Mekong (Vietnam, Cambodge, Laos, Myanmar) qui ouvrent de nouvelles opportunités aux entreprises. Ainsi l’agence de design française Centdegrés est déjà bien implantée à Shanghai et Hong Kong et partenaire de ces salons, j’en parlais aussi dans Design fax cette semaine.

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Elie Papiernik, président de Centdegrés, et Sandrine Amice, responsable de l’agence de Hong Kong. L’agence de design a compris très tôt le potentiel de l’Asie – photo P.C.

Sinon au rayon tendances on constate toujours beaucoup de masques en tissus imbibés d’actifs, à mélanger au dernier moment comme dans la marque The Oozoo ou connectés pour relever les données de la peau.

Ci-dessous quelques images du salon avec les marques coréennes toujours en force, la présence de Miss Japan herself, un stand français très visible et celui de Schwan Cosmetics, fabricant allemand de crayons de maquillage (le même groupe que les crayons de couleur Schwan Stabilo de notre enfance).

Et même si je n’ai pas eu le temps de faire du tourisme, quelques images volées de Hong Kong sur le chemin du centre des expositions, avec un métro ultra moderne qui donne des recommandations très précises. Pour se rendre à l’aéroport, on peut même enregistrer ses bagages dans le métro, avant de prendre le train express les mains libres. Un autre monde par rapport à notre vieux RER B à Paris!

Huttopia, Devialet, Canderel et les autres

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Le camping de Paris, secret bien gardé de la capitale, aménagé par Huttopia – photos P.C.

Je profite d’une pause entre deux semaines sur les chapeaux de roues pour faire le point sur mes dernières parutions.

Cet été, l’actualité économique ne s’est pas arrêtée dans Le journal du dimanche avec un portrait du spécialiste du camping (pardon, de l’hôtellerie de plein air) Huttopia, qui promeut un tourisme respectueux de l’environnement. Un petit acteur (28,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) prometteur qui a remporté la concession du camping de Paris au bois de Boulogne et vient de s’implanter aux Etats-Unis.

img_2358-3Devialet, le spécialiste français du son aux enceintes ultra-design m’a présenté ses ambitions dans le domaine de l’automobile et de la télévision. La start-up a musclé son management cet été pour répondre aux attentes de ses actionnaires majoritaires, le quatuor Arnault-Granjon-Niel-Simoncini.

Entre bon sens économique et tendance sociétale, plusieurs enseignes pratiquent le recyclage de produits dans leurs propres magasins : Marionnaud récupère les tubes et flacons usagés depuis avril dernier, Alinea reprend les vieux meubles pour l’achat d’un nouveau, H&M incite ses clients à ramener les vêtements qu’ils ne portent plus. Des pratiques vertueuses avec contreparties puisque les acheteurs reçoivent des bons d’achat pour leurs gestes, et qui n’ont de sens que si les produits réduisent leurs quantité d’emballage ou intègrent des matériaux recyclés à la source.

Pour Le journal du dimanche, j’ai également couvert l’inauguration de la première boutique L’Oréal Paris dédiée au maquillage, en pleine Fashion Week, et expliqué la tendance des marques qui revisitent leurs classiques de parfums à l’occasion du lancement de Chanel N°5 L’Eau.

Pour Stratégies, j’ai signé un article sur le nouvel hippodrome de Longchamp qui ouvrira ses portes en septembre 2017 et qui a choisi l’agence Matador pour mettre en scène sa nouvelle image. Le lieu géré par France Galop veut être une destination de loisirs pour attirer le public toute l’année et pas seulement lors des grandes courses comme Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (60000 spectateurs).

Dans Stratégies aussi, la saga publicitaire Canderel m’a permis de me replonger dans les archives des Parisiennes de Kiraz légendées par Frédéric Beigbeder, pour qui « si toutes les campagnes de publicité ressemblaient à celle-ci, le monde serait nettement plus vivable, car moins laid ».

Un sujet qui m’a passionnée, publié dans Pharmacien Manager de septembre : comment les laboratoires développent des produits cosmétiques pour les malades du cancer. Un domaine dans lequel les pharmaciens sont en première ligne car les oncologues n’ont souvent pas le temps de gérer les effets secondaires dermatologiques des traitements. L’occasion aussi d’interroger Charlotte Fouilleron, ma camarade de promo du CFJ, auteur d’un très beau témoignage, On ne meurt pas comme ça (éditions Max Milo et chez Pocket depuis ce mois-ci).

img_2538Nez numéro 2 sort le 20 octobre en librairies et en parfumeries indépendantes. Cette magnifique revue dédiée au sens de l’odorat a réussi son pari avec une réimpression du premier numéro et encore plein d’ambitions pour la suite. Je signe une enquête sur l’innovation dans la parfumerie, une industrie profondément conservatrice soumise aux tests consommateurs.

Et toujours Design fax, l’hebdomadaire des professionnels du design. A la une cette semaine, après le scandale des Galaxy Note 7 explosifs, le design peut-il sauver Samsung?

Résumé des épisodes précédents

J’ai tellement de travail en ce moment que je n’ai pas le temps de mettre à jour mon blog. Parole de freelance : il y a du boulot pour les braves. Voici en quelques lignes les articles sur lesquels j’ai sué sang et eau travaillé dernièrement :

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-le spécial Festival de Cannes du Journal du dimanche. En complément de l’interview de Cyril Chapuy, président de L’Oréal Paris, partenaire de ce numéro spécial, j’ai signé une enquête sur l’histoire du maquillage au cinéma. Un sujet qui m’a amenée à chercher de nouveaux interlocuteurs, mais grâce à Facebook j’ai retrouvé la trace d’Antoine Sire, que j’ai connu comme directeur de la communication de BNP Paribas et qui est un grand spécialiste du cinéma américain. Il sort une somme en octobre chez Institut Lumière/Actes Sud, Hollywood la cité des femmes. Son témoignage a été précieux sur l’histoire du maquillage glamour. Pour l’aspect effets spéciaux, une recherche sur Google m’a orientée vers Frank Lafond, auteur d’un Dictionnaire du cinéma fantastique et de science-fiction. J’aurais aimé titrer l’article « De Max Factor à Mad Max ». Je me rattrape ici.

-le dossier senior de Stratégies. Un dossier fleuve sur les « seniors » (les plus de 50 ans) comme cible marketing et les façons de leur parler en publicité. La parution du livre Le Silver Marketing de Frédéric Aribaud tombait à pic pour me donner tous les chiffres utiles. Là aussi j’étais assez contente de mon titre « Comment faire du neuf avec les vieux » et celui sur les ateliers jeux vidéo à la Gaîté Lyrique, « Ma grand-mère joue à la PS3 ». On s’amuse comme on peut.

IMG_0917-une rencontre avec Isabella Rossellini pour Stratégies. Grâce à Lancôme, j’ai pu rencontrer en petit comité cette femme et artiste que j’admire beaucoup. Souriante, pleine de vie, avec ce sens de l’autodérision qu’ont les acteurs internationaux, elle nous a parlé de son rapport à l’âge et de sa relation exceptionnelle avec Lancôme qu’elle renoue à la soixantaine. Le directeur artistique Olivier Rose van Doorne, qui a eu l’occasion de travailler avec elle sur la marque et que j’ai déjà interviewé pour la vidéo How to work with a celebrity, m’a raconté plein d’anecdotes personnelles. La relation entre l’égérie et la marque est vraiment un cas d’école, une belle saga à raconter.

-comment gagner des Lions dans Stratégies. Après le festival de Cannes du cinéma a lieu celui de la publicité en juin. A l’orée de l’été, toute la profession se retrouve sur la Croisette pour juger des créations, réseauter et faire la fête. Cet événement que j’ai suivi pendant des années pour Stratégies, je l’ai traité cette fois en « avant-papier » en interrogeant les créatifs français sur les bonnes recettes pour « choper » des Lions, les palmes d’or de la pub. Plutôt blasés, ils m’ont répondu sur l’orientation très politiquement correcte et anglo-saxonne de la compétition, mais il est toujours possible de déjouer les pronostics.

IMG_0900-comment Buzzman a fait détester les bleus dans Stratégies. Juste avant l’ouverture de l’Euro 2016, l’agence de publicité Buzzman a réalisé une belle opération pour l’association Elle’s imagine’nt contre les violences conjugales. Elle a rameuté des célébrités du sport et des médias, de Raymond Domenech à Laurence Ferrari, pour déclarer face caméra : « Je ne supporte pas les bleus ». Un jeu de mots qui fait tache à l’oral, surtout de la part de l’ancien entraîneur de l’équipe de France, mais qui servait à attirer l’attention sur cette association qui a besoin de notoriété et de dons. L’article a pris la forme d’un reportage sur le tournage (ci-contre, le journaliste Hervé Mathoux).

-le dossier foot business de Challenges. C’est la troisième fois que je traite du sujet des égéries publicitaires dans Challenges, cette fois sous l’angle de l’Euro de football. En partenariat avec le cabinet Lexis Nexis BIS, j’ai établi le classement des joueurs les plus rentables en tant qu’ambassadeurs de marque. L’occasion de recenser les principaux footballeurs européens qui ont pour la plupart fait bonne figure pendant l’Euro. Sans surprise, c’est le champion d’Europe Cristiano Ronaldo qui arrive en tête, à l’exclusion de David Beckham et Lionel Messi qui n’étaient bien évidemment pas présents dans la compétition.

-l’enquête sur les pharmacies stars des touristes dans Pharmacien Manager. Les attentats ne sont pas propices au tourisme, mais Paris reste une destination de choix notamment pour les voyageurs chinois qui se précipitent dans les parapharmacies pour stocker des cosmétiques français sûrs et détaxés. Avène, Caudalie ou la fameuse Créaline H2O de Bioderma font partie de leur liste de course. Même si les pharmaciens rechignent  à témoigner, j’ai expliqué les origines du phénomène sans en négliger les abus.

-la polémique sur le voile dans The Sunday Herald. Le sujet des femmes voilées a déchaîné les passions en France et j’attendais le bon moment pour proposer un angle original au journal écossais dont je suis correspondante. La décision de la police écossaise d’ouvrir ses rangs aux musulmanes pratiquantes était l’occasion de montrer le gouffre idéologique entre nos deux pays et de revenir sur l’appel au boycott qui semble bien loin aujourd’hui.

-et aussi… pour Le Journal du dimanche, l’académie créée par L’Oréal Paris et Youtube pour faire émerger de nouveaux influenceurs beauté, le développement accéléré d’Happn, application de rencontres basée sur la géolocalisation, et bien sûr Design Fax, la lettre des professionnels du design qui m’a permis de rencontrer le responsable du design Europe de Schneider Electric, celui d’Habitat en France, le directeur vision & design d’Orange ou encore de recueillir les réactions des agences internationales au Brexit.