J’ai testé… Let’s Ride à République

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Studio de fitness ou boîte de nuit? Un peu des deux – photos P.C.

Les clubs de sport sur vélo d’intérieur, autrement appelé indoor cycling, débarquent à Paris après avoir conquis New York et Londres. C’est bien connu, du kale au contouring, la France accueille toujours les tendances avec un temps de retard.

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Nicolas et Jonathan, deux entrepreneurs bien lancés

Bref, après Dynamo Cycling et Club Med Gym, Let’s Ride est le dernier concept à s’installer dans la capitale, entre République et Oberkampf. A l’origine, deux copains venus de la finance, Nicolas Chabrier et Jonathan Garret, 28 ans chacun, qui se sont connus dans la Grosse Pomme. Flairant le potentiel, ils ont convaincu un pool d’investisseurs, BNP Paribas, la BPI et la région de les accompagner dans leur projet, avec l’ambition d’ouvrir plusieurs lieux, en commençant par le centre de Paris. Après le 11e, le 2e arrondissement est dans leur ligne de mire, et une nouvelle levée de fonds est dans les tuyaux pour ce printemps.

 

Le bureau de presse Pascale Venot organisait une séance de découverte quelques jours avant l’ouverture. L’occasion de tester le concept et d’effectuer quelques réglages techniques.

En pleine grisaille parisienne, j’ai donc pris la direction de la rue des Trois Bornes en pensant remplacer avantageusement ma séance de zumba hebdomadaire. J’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait.

Plantons d’abord le décor : le premier Let’s Ride est installé dans une ancienne imprimerie dont il a gardé le béton brut, en ajoutant quelques détails chaleureux : un coin salon avec bar à jus Detox Delight et corner Lululemon, mobilier en bois, enseigne au néon, cosmétiques Malin+Goetz, une marque fondée par des anciens d’Aesop, dans les douches au carrelage céladon. C’est l’agence DAS, dirigée par Félix de Montesquiou, un ex de Louis Vuitton, qui a créé ce décor contemporain appelé à devenir un vrai lieu de vie avec des sessions de DJ et des accrochages d’artistes.

 

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Dans le noir, personne ne vous voit transpirer

Dans la salle de sport proprement dite, les vélos d’intérieur sont alignés dans une ambiance de boîte de nuit : pénombre, plafond lumineux conçu par NYX Visual, le label qui a créé le plafond du Badaboum, musique à fond. Nous avons été accueillis par Stephanie Nieman, coach toute en muscles et en blondeur venue de New York, qui nous a tout de suite mis à l’aise : on est là pour se faire plaisir, chacun à son rythme. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde! Au bout de 10 minutes, j’étais déjà distancée. Les mouvements s’enchaînent sans temps mort et se déroulent le plus souvent en danseuse, en montant en puissance dans la résistance du pédalier. La musique est censée nous mettre dans un état quasi hypnotique proche de la méditation, quant à moi je n’aspirai qu’à la séance de relaxation finale. Et lorsque la coach de 25 ans nous a hurlé « Soyez votre propre héros aujourd’hui! », j’ai compris que je n’étais pas dans la cible.

 

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Le meilleur moment de la séance

Ne comptez pas zapper la douche à la fin. On sort de là en nage, en ayant perdu autant d’eau que de calories (une bouteille d’Evian et une serviette sont gracieusement proposées pendant le cours). Pour ma part, je me suis jetée sur les chips de kale qui nous attendaient au bar.

Verdict : c’est plus tonique que la zumba. Après une séance de 45 minutes, j’ai eu mal dans des muscles inconnus pendant plus de deux jours. A réserver aux personnes en bonne condition physique, mais je retenterai au printemps pour en avoir le coeur net.

 

J’ai deux places pour une nouvelle session. Qui veut m’accompagner? Je tirerai au sort parmi les candidatures, avec l’aide d’une main innocente bien sûr!

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J’ai testé… les jus détox

La détox est partout, et pas seulement après les excès des fêtes. A croire que nos vies sont polluées en permanence, par la nourriture trop riche, par les produits chimiques, mais aussi par un trop plein d’infos, de connexions, d’activités parasites. Tout un marché se développe autour du reboot de nos organismes saturés, telles ces thalassos spécial burn out à Deauville ou digital detox à Vichy où l’on laisse son portable à l’accueil.

Un cahier d'exercices et surtout plein de conseils pratiques - photo P.C.

Un cahier d’exercices et surtout plein de conseils pratiques – photo P.C.

Mon amie la journaliste Isabelle Fontaine a écrit un Cahier digital détox aux éditions Solar plein d’exercices pratiques et d’informations exhaustives pour comprendre l’effet des écrans sur le cerveau et se libérer de leur emprise. J’apparais même dans l’ouvrage : le témoignage de Pascale, page 29, atteinte de FOMO (fear of missing out, la peur de manquer une info), c’est le mien!

Parce que tout ce qui concerne l’équilibre corps-esprit m’intéresse, j’ai testé la journée de cure jus de fruits et légumes proposée par la marque Dietox. 

Detox Delight, Nubio, Juice Lab, les start ups ont fleuri ces dernières années autour de ces concentrés de vitamines. Dietox a été lancé l’année dernière par Virginie Rogé, une jeune femme originaire d’Andorre qui a découvert « la fièvre du juice cleansing » alors qu’elle faisait un MBA à l’université de New York. Elle a aussitôt perçu le potentiel du marché, mais aussi les pistes d’amélioration. « Aux Etats-Unis, l’accent n’est pas mis sur le goût, expliquait-elle lors d’une rencontre avec la presse en septembre dernier. Par ailleurs, les jus ne sont pas assez complets, avec un manque de protéines. Alors que j’étais à deux doigts de travailler chez Philips Morris, j’ai commencé une formation en nutrition sur internet. » Une bifurcation vers le bien-être pour la jeune marketeuse qui a élaboré ses recettes avec une nutritionniste et a testé ses premiers mélanges sur ses camarades de MBA.

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La cure quotidienne comprend six jus de fruits et légumes choisis pour leurs vertus nutritionnelles – photo P.C.

Alors, qu’est-ce qu’ils donnent, ces jus Dietox? Fan de fruits et légumes, je dois dire que reposer son organisme pendant une journée (idéalement le samedi) avec un régime liquide est plus un plaisir qu’une contrainte. Je n’ai pas ressenti de fringale, les formats de 400 ml étant largement assez copieux, et le topping crunch aide à renforcer la sensation de satiété. Je me suis sentie plus légère, pleine d’énergie, avec l’envie de continuer à manger sainement. Moins de nourriture industrielle, plus de fait maison, plus de fruits et de légumes, c’est fou l’effet d’un juice detox sur l’équilibre général.

Le plaisir gustatif est au rendez-vous mais, mais… Je regrette que l’on ne puisse pas choisir la composition des recettes. Intolérante à l’ananas et au kiwi, je ne pourrais pas consommer ces jus à un rythme régulier. Par ailleurs, la commande par internet demande un chouïa d’organisation. Comme pour les courses en ligne, je rêve de pouvoir choisir mon horaire de livraison, voire d’être livrée le samedi matin. La jeunesse de l’entreprise ne lui permet pas d’être aussi réactive.

Le prix peut aussi être un frein (60 euros la cure d’une journée avec les frais de livraison) mais comme le souligne Virignie Rogé, qui a la discipline d’acheter et de mixer sa ration régulière de fruits et légumes de nos jours? Je suis à deux doigts de m’offrir un extracteur de jus, mais m’en servirai-je assez pour le rentabiliser?

Verdict : il y a bien des avantages à ces cures de jus sur abonnement. Sans ananas, ce serait parfait pour moi!