Des parfums nés en France

Le 14 juin dans Le Journal du dimanche : Fragrances de France. Avec le confinement, on redécouvre le local, pour les vacances, en cuisine, et aussi en parfumerie. Tous les ingrédients du parfum ne viennent pas du bout du monde, ils poussent aussi dans nos campagnes, en Auvergne ou dans l’arrière-pays niçois. Il ne s’agit pas de relocaliser toute l’industrie ou d’imaginer un concept marketing de parfum « made in France ». Certains ingrédients lointains sont indispensables, surtout pour les notes de fond, celles qui font « tenir » la fragrance sur la peau, comme le santal ou le patchouli. Mais la période est propice à redécouvrir la lavande, le mimosa, le narcisse et la rose de mai que des cultivateurs continuent de faire vivre. L’occasion aussi de parler des nouveautés de l’été, chez Vuitton, Fragonard ou Molinard.

Le Fabriqué en France à l’Élysée

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L’atelier de 1083, fabricant de jeans à Romans-sur-Isère. Un reportage à retrouver bientôt dans le Journal du dimanche – Photo P.C.

Ce week-end a lieu la grande exposition du Fabriqué en France au Palais de l’Élysée. Une reconnaissance pour 120 produits d’entreprises françaises qui font le pari du local, de la création d’emplois, de l’innovation. Les délocalisations de ces dernières années ont permis aux consommateurs de bénéficier de produits à bas coûts et aux marques d’augmenter leurs marges mais ont eu des conséquences en termes de destructions d’emplois en France, de création d’esclaves modernes à l’autre bout du monde et de pollution à tous les niveaux. De nombreux entrepreneurs ont fait le choix de relocaliser pour de pures raisons économiques (manque de réactivité d’une production lointaine) mais aussi de plus en plus pour des raisons éthiques, sociales et environnementales.

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Musée Fragonard, c’est parti

Après l’avoir visité à plusieurs stades d’avancement du chantier pour les besoins de l’article paru le week-end dernier dans Le Journal du dimanche, j’ai pu découvrir le musée Fragonard qui vient d’ouvrir au 3-5 square Louis Jouvet Paris 9e, près de l’Opéra Garnier.

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La scénographie met en valeur l’impressionnante collection de la famille Costa, propriétaire  de Fragonard, avec des brûle-parfums, des flacons, des pomanders allant de l’Antiquité pré-égyptienne au XXe siècle.

J’ai craqué pour ce tout petit flacon Lancôme de 1959, créé à l’occasion du lancement du  satellite Spoutnik.

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On retrouve la créativité débridée de Schiaparelli.

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Et une étiquette orientaliste du début du XXe siècle.

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Photos P.C.

C’est l’occasion de corriger une ambiguïté à la fin de l’article du JDD : le musée n’est pas seulement réservé aux tour opérateurs mais à tout public qui en fait la demande. Simplement les visites sont obligatoirement guidées et en groupe.

Fragonard, un modèle économique made in France

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Article paru le 6 septembre dans Le Journal du dimanche

Ce sujet sur l’ouverture du musée Fragonard, paru aujourd’hui dans Le Journal du dimanche, je le prépare depuis des mois. Depuis le 10 février exactement, quand l’entreprise familiale a invité plusieurs journalistes à visiter le chantier. L’occasion d’un dîner magique dans un bâtiment historique -ancien théâtre, vélodrome et magasin de meubles. J’étais assise à côté d’une des collaboratrices de l’agence de scénographie Arter, qui a conçu le parcours de visite, et du responsable du magasin Maple, quasiment au bord des larmes en évoquant la fermeture de son établissement mais satisfait de le voir continuer sous la forme d’un projet respectueux de l’esprit des lieux.

Prévue pour la fin juin, l’ouverture a finalement été décalée au 12 septembre, après une soirée d’inauguration le 10. J’ai donc eu largement le temps de rassembler les informations et de boucler l’article à temps pour paraître en avant-première.

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Dans celui-ci, j’explique le modèle économique de Fragonard, qui lie visite de musée gratuite et sortie par la boutique de souvenirs où les touristes se délestent bien volontiers de 20 euros en savons ou bougies parfumées. J’interviewe aussi Agnès Costa, une des dirigeantes de la maison avec ses soeurs Anne et Françoise, qui poursuivent l’entreprise de leur père. Encore une histoire de passion made in France comme je les aime.