Le parfum Zlatan dans Challenges

Parfums, cosmétiques, gastronomie, design, mes domaines de prédilection sont très chic et pourtant je m’intéresse aussi au foot. Rien d’étonnant à cela, les stars des terrains, Ronaldo, Messi, Neymar et consorts sont des icônes de notre époque et l’argent qu’ils brassent à travers leurs contrats publicitaires mérite d’être analysé comme je le fais dans le classement des égéries que je réalise depuis deux ans pour Challenges.

Le 27 octobre, Zlatan a sorti son sourire et ses tatouages pour la présentation de son parfum éponyme au Marionnaud Champs Elysées - photo Dominique Charriau / Getty Images

Le 27 octobre, Zlatan a sorti son sourire et ses tatouages pour la présentation de son parfum éponyme au Marionnaud Champs Elysées – photo Dominique Charriau / Getty Images

Mieux, les footballeurs deviennent eux-mêmes des marques en développant des produits dérivés autour de leur mode de vie. Qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, ce sont des prescripteurs à travers leur goût pour les vêtements, leurs tatouages, leurs coupes de cheveux improbables et désormais, leurs propres lignes de parfums. Coup sur coup, Cristiano Ronaldo et Zlatan Ibrahimovic viennent de sortir leur fragrance signature, dans des univers très différents –bling pour le premier, sobre pour le second. Au-delà de leur intérêt personnel pour le grooming (cette interview très drôle de Zlatan pour GQ donne une idée des conversations de vestiaire au PSG), ces développements témoignent de leur volonté de capitaliser sur leur notoriété et préfigurent leur future reconversion au-delà des terrains. Olfactivement, ce n’est pas honteux, avec la participation de parfumeurs Givaudan et j’aime particulièrement le design du flacon de Zlatan. Football + parfum + économie, un cocktail qui a toute sa place dans Challenges : mon article mis en ligne le 29 octobre est à retrouver ici.

L'envers du décor : une forêt de smartphones - photo P.C.

L’envers du décor : une forêt de smartphones – photo P.C.

Courrèges, marque propre

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Après Empreinte, Eau de Courrèges, Blanc et Rose, la marque aux robes trapèzes réédite son parfum In Blue cet automne. Une bonne nouvelle pour les fans d’un jus sorti en 1983 que l’on ne trouvait plus que dans la boutique parisienne, rue François Ier. Le « nez » Nadège Le Garlantezec (Givaudan) a modernisé la fragrance autour d’une lavande baignée d’aldéhydes pour donner un parfum frais, pas ostensiblement féminin, avec « du peps et un côté clean » résume le copropriétaire de la marque Frédéric Torloting. On croirait des onomatopées de bande dessinée : « peps », « clean », « pop », « wizz » !

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Dans les bureaux de Courrèges rue François Ier – photo P.C.

Toute l’identité de la marque créée en 1961 par André Courrèges est là : les petites robes structurées, une fraîcheur des lignes et d’esprit, une insouciance années 60 qui fait du bien dans notre époque morose.

La propreté, c’est aussi une valeur revendiquée par Coqueline Courrèges, l’épouse et muse d’André, dans l’espace consacré à la marque au Mondial de l’automobile, dans le cadre de l’exposition L’automobile et la mode (Porte de Versailles à Paris jusqu’au 19 octobre). Frédéric Torloting me l’avait rappelé lors de notre rencontre cet été, Coqueline (toujours active à 88 ans) a eu l’idée d’une voiture propre, non polluante, en voyant les files d’attente aux stations services lors de mai 1968. Pressentant la raréfaction du pétrole et la montée des préoccupations environnementales, elle a imaginé un véhicule électrique dès 1969. Couples d’artistes et d’ingénieurs, les Courrèges ont toujours allié la technologie et le grain de folie, qui se retrouvent dans leurs vêtements comme dans ces prototypes roulants baptisés successivement Bulle, Zooop ou Exe (voir ici un reportage diffusé sur M6).

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Le stand Courrèges au Mondial de l’auto 2014 – photo P.C.

Ce n’est donc pas une propreté hygiéniste mais une recherche d’épure et d’essentiel qui caractérise Courrèges, marque attachante reprise par deux anciens publicitaires, Frédéric Torloting et Jacques Bungert, respectueux de l’héritage des fondateurs. Je présente leur philosophie et leurs projets dans un article paru dans Le Journal du dimanche du 5 octobre.