Une bonne idée par jour : communiquer pendant la crise

Alors que de nombreuses marques ont annulé leurs campagnes télé, Jho en profite pour se faire connaître

Les temps sont durs pour les petites entreprises mais certaines rebondissent sur la situation pour faire preuve de réactivité et saisir des opportunités. C’est le cas de Jho, une start up nantaise qui vend des protections hygiéniques en coton bio par correspondance. Ses fondatrices, Dorothée Barth et Coline Mayzerat, ont conçu une publicité de 15 secondes en 3D via une plateforme digitale. Dorothée, une ancienne journaliste qui s’est aussi essayée au stand up (j’en ai parlé ici), a enregistré la voix off dans son dressing.

Le résultat n’a pas à rougir face aux productions traditionnelles et est actuellement diffusé sur TF1 et France Télévisions.

J’ai eu l’occasion d’écrire sur Jho dans un article sur la fin du tabou des règles dans Le Journal du dimanche. Bravo à ses fondatrices pour leur combativité qui peut donner des idées à d’autres.

Les règles ont changé

Les articles sur les règles se multiplient ces temps-ci, portés par des revendications féminines d’arrêter d’avoir honte de ce phénomène naturel. Deux livres récents, Ceci est mon sang d’Élise Thiébaut (La Découverte) et Sang tabou de Camille Emmanuelle (La Musardine) abordent ce sujet en mêlant anecdotes personnelles et perspective historique sur la soumission des femmes à travers le prétexte de leur impureté supposée. Je préfère le ton du second mais les deux ouvrages m’ont inspirée pour cet article paru le 30 décembre dernier dans Le journal du dimanche. J’ai choisi l’angle des start ups qui se créent autour de protections féminines plus écologiques car en plus de nous compliquer la vie quelques jours par mois les règles nous empoisonnent à petit feu avec des traces de glyphosate retrouvées dans les tampons industriels! Je salue en particulier Jho créée par Coline Mazeyrat et l’ancienne journaliste Dorothée Drevon-Barth, auteure de l’hilarant spectacle « Albert Londres, les pigeons et moi » dont j’ai parlé ici. Les deux entrepreneuses basées à Nantes ont gagné la finale du Fundtruck 2018 et ont levé 1 million d’euros pour développer leur offre de tampons en coton bio sur abonnement.