Une bonne idée par jour : salade pommes-gouda

Pendant le confinement, on n’oublie pas de manger cinq fruits et légumes par jour… Pour varier les plaisirs, on peut accommoder les fruits en salade. Les pommes golden se marient avec du gouda coupé en cubes et des cranberries séchées comme ici, mais d’autres combinaisons sont possibles : feta et graines, emmental et raisins secs, roquefort et noix de cajou… Ça marche aussi avec des poires.

Pour l’assaisonnement, j’utilise des huiles de tournesol, colza ou sésame, de préférence à l’huile d’olive au goût un peu fort. Poivre du moulin, un peu de sel mais pas trop car le fromage est salé. Bon appétit.

Une bonne idée par jour : ne rien faire

Allez aujourd’hui on dirait que nous autres, les confinés à la maison, on ne ferait rien? On ne se mettrait pas la pression pour remplir notre journée d’activités utiles. Et on ne culpabiliserait même pas pour ça. Bon dimanche.

L’exemple des moines

En août 2018 j’étais dans le massif de Chartreuse en Isère pour un reportage sur la célèbre liqueur paru dans Le Journal du dimanche. La chartreuse est une liqueur verte à base de plantes aromatiques toujours fabriquée par des moines chartreux qui en gardent jalousement la recette. À cette occasion, j’ai eu un aperçu de leur mode de vie, même si leur monastère ne se visite pas. Leur expérience a des similitudes avec ce que vivent actuellement les personnes isolées en confinement.

Les moines parlent très peu. Ils ont un emploi du temps très codifié rythmé par les prières, des lectures et des tâches dédiées à la communauté comme le jardinage. Puisqu’ils sortent rarement et font peu d’efforts physiques, ils mangent léger. Leur lien avec le monde extérieur se résume aux visites de leur famille, avec qui ils font des promenades dans la forêt voisine. Seuls les moines chargés de la fabrication de la chartreuse sortent du monastère pour surveiller la distillation.

Retirés du monde, les moines sont en pause toute l’année, et nous pour la première fois de notre vie peut-être. Même les bars qui servent leur liqueur en cocktail ont fermé. Sans être croyant, on peut suivre leur exemple et rythmer nos journées de méditations apaisantes. D’autant que s’isoler par choix ne signifie pas « se laver les mains » du monde extérieur. Chartreuse Diffusion, la société qui produit la liqueur, fait partie des distillateurs qui ont offert de l’alcool pour la fabrication de gels hydroalcooliques.

Une bonne idée par jour : bouger

La classe à la maison, ça marche aussi pour l’éducation physique et sportive. Le professeur de mon collégien de fils a envoyé un petit programme d’exercices à réaliser deux fois par jour, le matin et l’après-midi. C’est le service minimum pour garder la forme, adapté à tous les âges. Il peut être réalisé en intérieur quand on n’a ni jardin, ni balcon et qu’on pratique un confinement strict. Adapté aux élèves, c’est aussi une discipline à adopter quand on est assis toute la journée devant son ordinateur (ou la télé ;)).

Ce programme s’intitule « échauffement articulaire » :

« Tout d’abord prendre ses distances dans l’espace pour ne rien percuter, notamment lors des rotations de bras.

L’échauffement articulaire va durer de 5 à 7 minutes

Chaque articulation va être mobilisée dans un sens puis dans l’autre en commençant par le haut du corps. A chaque fois, une accélaration progressive va être réalisée sauf pour les cervicales.

Cervicales (rotation de la tête)

Epaules (rotations bras tendus à l’horizontale)

Coudes

Poignets

Hanches

Genoux

Chevilles : la rotation de la cheville est inutile. Il faut sur une jambe garder l’équilibre au moins 30 secondes. Vous pouvez aussi fermer les yeux pour rendre la chose plus difficile. »

Le programme va évoluer au fil des semaines. On garde le rythme!

Une bonne idée par jour : aujourd'hui c'est brownie

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Cette recette est simplissime et je la fais tout le temps pour remplacer les goûters industriels. Elle est tirée d’un livre de recettes reçu à Noël, « Petits gâteaux, biscuits et autres friandises » chez Solar. Attention à continuer à faire de l’exercice chez soi ou dans son quartier! En gardant ses distances et en remplissant bien son attestation de déplacement dérogatoire à télécharger ou à recopier à la main.

Au bain-marie, faire fondre 100g de chocolat noir avec 120g de beurre doux.

Battre vivement 2 oeufs et 100g de sucre en poudre.

Incorporer le chocolat fondu, 60g de farine, une pincée de sel et 70g de noix concassées (ou noisettes, noix de cajou, amandes, en général je fais sans rien, c’est très bien aussi).

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6). Verser la pâte dans un moule à manqué de 20 cm de diamètre garni de papier sulfurisé et enfourner 10 à 20 minutes (n’importe quel moule rond ou rectangulaire légèrement huilé fait l’affaire, mais pas de moule à cake car ce gâteau ne lève pas, ni de moule trop grand à moins de doubler les doses).

Surveiller la cuisson : le brownie doit être encore mou à coeur. Hors du four, le laisser totalement refroidir dans le moule.

Essayer de ne pas tout dévorer en une fois!

Une bonne idée par jour : prendre des nouvelles

Il semble évident qu’il faut prendre des nouvelles de ses proches pendant le confinement mais avec le temps qui passe les personnalités de chacun vont s’exacerber. Ceux (1) qui ont démarré au quart de tour avec plein d’idées d’activités vont s’essouffler, ceux qui ont tout misé sur le télétravail vont découvrir les limites à rester tout le temps chez soi, ceux qui rencontraient déjà des difficultés personnelles vont se retrouver seuls avec leurs fragilités, ceux qui en ont rencontré dans le passé vont voir leurs angoisses réactivées… Sale temps pour les anxieux, les obsessionnels du contrôle qui doivent apprendre à lâcher prise, les coeurs solitaires, et tant d’autres.

Les réseaux dits sociaux n’aident pas à aller mieux quand on y lit des messages anxiogènes, des ruminations toxiques, des coups de gueule souvent légitimes mais consommateurs d’énergie. Il faut en être conscient, les exemples chinois et italiens nous le prouvent : c’est parti pour durer. Même si 30 ou 45 jours sont finalement peu de temps dans une vie, c’est long quand les projets sont en suspens, quand on craint pour son emploi, quand on est confiné dans un petit espace (tout le monde n’a pas un point de chute à la campagne, n’est-ce pas Marie Darrieussecq?).

Les personnels soignants et tous ceux qui doivent assurer la continuité de l’activité n’ont pas ces préoccupations, ils sont sur le front. Nous sommes l’arrière, et à ce titre, nous devons assurer le moral des troupes et aider les plus fragiles à tenir le coup. Car plus on craque, plus on risque de se mettre en danger et de repousser le déclin de l’épidémie. Alors on s’appelle, on se raconte nos vies entre quatre murs, on s’échange des bons conseils, on rigole en pensant aux bons coups qu’on boira quand ce sera fini, on coupe court aux pensées négatives (encore que le rire mauvais, c’est cathartique, n’est-ce pas Marie Darrieussecq?). On masque les comptes Twitter et Facebook trop anxiogènes ou indécents (« le confinement c’est trop cool dans ma maison de campagne ») mais on ne se déconnecte pas complètement car cela permet aussi de garder le lien. On applaudit les soignants à 20h car tous disent que ça leur fait chaud au coeur. Bref, pour paraphraser un fameux titre de journal, faites ce que vous voulez mais lavez-vous les mains et entraidez-vous pour tenir le coup.

(1) tant pis pour l’écriture inclusive!