L’exemple des moines

En août 2018 j’étais dans le massif de Chartreuse en Isère pour un reportage sur la célèbre liqueur paru dans Le Journal du dimanche. La chartreuse est une liqueur verte à base de plantes aromatiques toujours fabriquée par des moines chartreux qui en gardent jalousement la recette. À cette occasion, j’ai eu un aperçu de leur mode de vie, même si leur monastère ne se visite pas. Leur expérience a des similitudes avec ce que vivent actuellement les personnes isolées en confinement.

Les moines parlent très peu. Ils ont un emploi du temps très codifié rythmé par les prières, des lectures et des tâches dédiées à la communauté comme le jardinage. Puisqu’ils sortent rarement et font peu d’efforts physiques, ils mangent léger. Leur lien avec le monde extérieur se résume aux visites de leur famille, avec qui ils font des promenades dans la forêt voisine. Seuls les moines chargés de la fabrication de la chartreuse sortent du monastère pour surveiller la distillation.

Retirés du monde, les moines sont en pause toute l’année, et nous pour la première fois de notre vie peut-être. Même les bars qui servent leur liqueur en cocktail ont fermé. Sans être croyant, on peut suivre leur exemple et rythmer nos journées de méditations apaisantes. D’autant que s’isoler par choix ne signifie pas « se laver les mains » du monde extérieur. Chartreuse Diffusion, la société qui produit la liqueur, fait partie des distillateurs qui ont offert de l’alcool pour la fabrication de gels hydroalcooliques.

Une bonne idée par jour : les masques de 1083

Fabrication_masques_protection_1083J’ai visité l’entreprise 1083 en janvier dernier et raconté dans Le Journal du dimanche le parcours de son fondateur Thomas Huriez pour relocaliser la fabrication de jeans en France. Depuis mardi, la société a réorganisé son atelier de Romans-sur-Isère pour coudre des masques de protection à destination des personnels soignants de la ville. Une réaction rapide et citoyenne pour faire face au manque d’équipement des personnes en contact avec les patients. D’autres entreprises de textile françaises se sont mobilisées : Atelier Tuffery en Lozère, Tissages de Charlieu dans la Loire, Saint-James dans la Manche…

Pour la fabrication de gel hydroalcoolique, L’Oréal, LVMH, Eugène Perma et des distillateurs font aussi fait tourner leurs lignes de production. Les salariés qui participent à « l’effort de guerre » malgré les risques méritent nos pouces levés.

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Le dimanche de Kenzo Takada

Article paru le 8 mars dans le JDD (photo Florence Brochoire)

J’ai eu la chance de rencontrer Kenzo Takada pour la rubrique « Le dimanche de » du Journal du dimanche. Le créateur de la maison Kenzo, vendue à LVMH il y a vingt ans, lance sa propre marque de décoration, K3. Il m’a fait l’effet d’un homme très humble, souriant, avec un accent japonais prononcé mais parisien dans l’âme avec ses habitudes : le Lutetia juste à côté, les brocanteurs, le musée Maillol… Une légende de la mode, au même titre que Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent.

Reportage à la cristallerie Saint-Louis

Saint-Louis est une magnifique manufacture qui se mérite. Elle se situe à une heure de route de Strasbourg, au milieu de la forêt. Cette cristallerie qui appartient au groupe Hermès perpétue la tradition du cristal soufflé à la bouche et gravé à la main. Verres à pied, vases, lustres, ici absolument tout est façonné par l’homme (et quelques femmes). C’est un ballet impressionnant et même émouvant, un véritable artisanat d’art qui séduit les riches acheteurs jusqu’en Asie. Encore une industrie peu connue, à préserver précieusement. Cet article est paru le 12 janvier dans Le Journal du dimanche.

Photos : P.C.

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Le Fabriqué en France à l’Élysée

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L’atelier de 1083, fabricant de jeans à Romans-sur-Isère. Un reportage à retrouver bientôt dans le Journal du dimanche – Photo P.C.

Ce week-end a lieu la grande exposition du Fabriqué en France au Palais de l’Élysée. Une reconnaissance pour 120 produits d’entreprises françaises qui font le pari du local, de la création d’emplois, de l’innovation. Les délocalisations de ces dernières années ont permis aux consommateurs de bénéficier de produits à bas coûts et aux marques d’augmenter leurs marges mais ont eu des conséquences en termes de destructions d’emplois en France, de création d’esclaves modernes à l’autre bout du monde et de pollution à tous les niveaux. De nombreux entrepreneurs ont fait le choix de relocaliser pour de pures raisons économiques (manque de réactivité d’une production lointaine) mais aussi de plus en plus pour des raisons éthiques, sociales et environnementales.

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Léa Nature veut diffuser les cosmétiques bio

J’ai déjà écrit sur Léa Nature dans le Journal du dimanche. Cette entreprise familiale est une pionnière du bio, en alimentaire comme en cosmétiques. À l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle usine, un voyage était organisé près de La Rochelle pour la presse économique. L’occasion de découvrir des lignes de production flambant neuves, de discuter avec les techniciens de laboratoire et aussi de visiter le jardin en permaculture à proximité des bâtiments.

L’entreprise est déterminée à limiter ses émissions de carbone, déchets, utilisation de plastique etc. liés à l’augmentation de sa production, afin que son développement économique ait l’impact le plus faible possible sur l’environnement. Un travail de longue haleine qui réduit forcément la rentabilité mais c’est ainsi que le fondateur Charles Kloboukoff conçoit l’entrepreneuriat. Un article paru le 3 novembre dans le Journal du dimanche.

photos P.C.

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Tequila chic : reportage à l’hacienda Patrón

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Depuis que je m’occupe de spiritueux pour Le Journal du dimanche, j’ai la chance de participer à des voyages de presse exceptionnels : Moutai en Chine, Martini en Italie, Chartreuse dans les Alpes, Saint-Germain en Ardèche et cette année le Mexique avec la tequila Patrón.

 

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