J’ai testé… l’Oculus Rift avec The View from The Shard

Même si je n’ai rien d’une geek, tous les joujoux électroniques m’intéressent. J’étais à la récente Paris Games Weekj’ai testé les Google Glass avec Yves Saint Laurent Beauté, et j’ai sauté sur l’occasion d’essayer l’Oculus Rift à l’invitation de l’agence de relations presse Interface Tourism.

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Rendez-vous était donné dans un bus à impériale devant l’Opéra Garnier – photo P.C.

Celle-ci travaille pour The View from The Shard, l’attraction située dans la pointe de l’immeuble The Shard à Londres, qui offre une vue à 360° sur la capitale britannique. Inauguré en février 2013, il doit encore se faire connaître face à d’autres lieux touristiques comme le London Eye (qui est génial car il bouge, mais est bien moins haut) et propose pour les vacances de février deux billets enfants gratuits pour un billet adulte acheté.

Pour relayer cette opération, l’agence avait réuni quelques journalistes et des « blogueuses mamans » par un beau dimanche ensoleillé dans un bus à plateforme. L’occasion de jouer les touristes à Paris et de découvrir une animation multimédia sur un Oculus Rift Samsung. Marie, d’Interface Tourism, nous a mis en garde sur les risques de vertige mais bien assis sur son siège et même dans un bus en mouvement on ne ressentait aucune gêne. En tournant la tête à droite, on démarrait la session, en regardant en bas, le signe Exit s’affichait comme sur une piste d’atterrissage d’hélicoptère. Dans l’intervalle, on pouvait admirer « la vue depuis le Shard » sous tous les angles, y compris derrière soi. L’immersion est totale, la perte d’équilibre certaine si l’on se tient debout, l’usage prolongé déconseillé pour les enfants.

Verdict : l’expérience d’être à la fois aveugle et plongé dans l’image est saisissante. Mais c’est clair, on n’a pas l’air très intelligent avec ce casque sur la tête!

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Wolff Olins, l’agence über-cool derrière le logo Orange

Le 17 mars, Orange présentait son plan stratégique pour les cinq prochaines années, Essentiels 2020, sous la nef du Grand Palais à Paris. La soirée de lancement a été l’occasion pour moi de retrouver les équipes de l’agence londonienne Wolff Olins, qui a accompagné l’entreprise dans son repositionnement. Je les avais rencontrées il y a sept ans lors d’un reportage pour Stratégies : l’article est accessible ici.

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Basée tout près de la gare de St. Pancras, Wolff Olins est l’archétype de l’agence de com’ cool et multiculturelle dans laquelle on aimerait tous travailler. En arrivant à la soirée Orange, les créatifs jeunes et barbus ont d’ailleurs fait leur petit effet: un vrai collectif de hipsters tous droits sortis de l’Eurostar. « Un boy’s band! » s’est écrié un invité. En tout cas un vent de fraîcheur et d’enthousiasme dans la grisaille parisienne. Mais c’est bien d’un des meilleurs acteurs mondiaux du marketing qu’il s’agit, membre du réseau américain Omnicom depuis 2001.

Wolff Olins a gagné le respect des designers graphiques avec son travail initial pour Orange en 1994 (et a aussi fait polémique avec le logo des Jeux olympiques de Londres 2012 mais c’est une autre histoire). A l’époque, l’entreprise au carré orange était un trublion qui démodait l’univers de la téléphonie. Vingt-un ans et une absorption par France Télécom plus tard, c’est un mastodonte de 230 millions de clients et 170 000 salariés dans 33 pays qui a perdu sa dimension humaine et avant-gardiste en route. Difficile d’avoir l’agilité de la start up tout en étant l’héritier de l’opérateur historique en France. Difficile aussi de tenir le même discours en Pologne qu’en Espagne ou au Kenya. L’agence lui a recommandé d’adopter une posture plus proche du quotidien des gens, illustrée par la charte graphique qui décline le logo carré en plusieurs pictogrammes : maison, fleur, coeur, portefeuille…

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A la recherche du vrai luxe

Selon un récent sondage Opinionway pour le joaillier en ligne Gemmyo, 90% des personnes interrogées jugent que les produits et services de luxe sont inaccessibles pour la plupart des Français. Et elles ont raison : ils ne leur sont pas destinés ! Les sondés ne sont pas dupes, puisqu’ils sont 84% à estimer que le luxe s’adresse en priorité aux touristes étrangers. Il suffit de déambuler dans un grand magasin parisien pour constater que l’on est passé d’enseignes démocratiques (cf. l’ancienne Samaritaine) à des écrins aristocratiques calibrés pour les acheteurs de maroquinerie, d’horlogerie et de parfumerie haut de gamme.

D’un côté, l’évolution est inévitable : les department stores se mettent au niveau de leurs homologues de Londres et de New York, alors que Paris a accueilli presque 17 millions de touristes étrangers en 2013, au coude à coude avec la capitale britannique. Le Bon Marché et le Printemps Haussmann qui flamboient de mille feux n’ont (presque) rien à envier à Harrods ou Saks 5th Avenue.

La maison de luxe britannique Burberry est l’invitée du Printemps Haussmann ce Noël

D’un autre côté, on a de plus en plus l’impression d’un pays à deux vitesses, où l’extrême luxe s’envole vers des hauteurs stratosphériques tandis que la majorité fait la course à la débrouille. Une visite du palace Peninsula, ouvert en août dernier avenue Kléber, suffit à s’en convaincre : c’est un déluge de dorures et de cristal qui se targue de proposer la suite la plus chère de Paris (35000 euros la nuit!?).

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Ayant eu le privilège de faire la visite avec l’architecte en charge du projet, Richard Martinet du cabinet Affine Design (photo ci-dessus), j’ai pu admirer l’excellence des métiers d’art mis à contribution pour la restauration de ce bâtiment construit en 1908 : sculpture sur bois, dorure à l’eau, peintures en trompe l’oeil, toiles marouflées restaurées…. La riche clientèle asiatique est sensible à ces attentions au patrimoine européen, tout comme elle prise l’extrême technologie des tablettes assurant le contrôle des commandes en chambres.

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Patrimoine et high tech, tradition et modernité, ce sont les nouveaux standards du luxe pour cette clientèle internationale. Un article dans M le magazine du Monde du 25 octobre nous apprenait pourtant que les nouveaux palaces d’origine asiatique (Peninsula, Mandarin Oriental, Shangri-La) ne font pas le plein à Paris. L’élite politique et économique leur préfère des établissements old money, Bristol ou George V. Il faut le dire, les groupes chinois n’inspirent pas confiance en termes de sécurité, cette fois c’est Vanity Fair de septembre qui démontrait à quel point la naïveté n’est plus de mise en affaires. Tandis que le Royal Monceau était agité par un conflit social cet automne, le boycott du Meurice et du Plaza Athénée, hôtels propriétés du sultan du Brunei qui a rétabli la charia dans son micro-Etat, a réduit encore l’offre de lieux de rendez-vous fiables dans la capitale.

Alors, où est le vrai luxe ? Dans une griffe voyante ou dans un objet rare? Dans une enseigne clinquante ou dans l’assurance de la discrétion? Dans une démonstration de technologie ou dans un service fluide et efficace? Le luxe à la française (et dans l’hôtellerie il porte les noms d’Accor, Barrière, Baverez) n’a pas dit son dernier mot.

L’Ecosse, laboratoire d’innovation

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Scoop : un jour de beau temps en Ecosse – photo P.C.

Depuis qu’un sondage a placé pour la première fois le oui gagnant au référendum sur l’indépendance écossaise du 18 septembre, les médias français se penchent sérieusement sur ce scrutin qui ne les affolait guère jusque là (mis à part Le Monde qui suit le sujet depuis plusieurs mois, lire aussi mes articles ici et ). Certains découvrent qu’il a une implication réelle -la fin éventuelle du Royaume-Uni tel qu’il existe depuis trois siècles-, qu’il n’est pas le caprice d’un peuple noyé dans la brume à l’accent pittoresque.

Concernée directement par le sujet (j’ai épousé un Ecossais, j’ai deux enfants à la double nationalité franco-britannique et demain peut-être écossaise, nous y retournons plusieurs fois par an et y avons des amis très chers), je lis les commentaires avec un regard affûté. Et si la tonalité générale est plutôt sympathique, quoique très marquée par le folklore –les Ecossais ont une bonne image de buveurs de whisky et de porteurs de kilt-sans-rien-dessous-, elle reste biaisée par un point de vue centraliste et une petite tendance à l’arrogance bien française. Lire la suite