Fragrances post #metoo

 

Une grande partie des lancements de parfums de l’année ont lieu en août-septembre pour préparer les ventes de fin d’année. Parler de ces nouveautés est un « marronnier » (un sujet répétitif) mais je l’ai traité cette année sous l’angle du féminisme et du mouvement #metoo récupéré par le marketing. Les publicités de parfums sont connues pour être stéréotypées avec une vision traditionnelle de la femme mais les dénonciations du sexisme et les revendications d’égalité des nouvelles générations ne peuvent pas être ignorées par les marques. Lancôme inonde les écrans avec le parfum Idôle incarné par l’actrice Zendaya traversant la ville sur un cheval. Yves Saint Laurent a sorti Libre avec la chanteuse Dua Lipa accompagnée d’un oiseau de proie dans la publicité. Chanel, Guerlain, Grès présentent aussi leur vision de la liberté avec des égéries célèbres. Je décrypte cette actualité dans un article paru le 13 octobre dans Le Journal du dimanche.

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Zendaya, l’égérie d’Idôle de Lancôme. Photo : Pierre Mouton

Tudor s’est réveillé

 

En juin dernier, je m’envolais pour Las Vegas à l’invitation de Tudor, montres haut de gamme du groupe Rolex. Le début d’un week-end de folie avec rallye dans le désert du Nevada, initiation au poker, visite du Neon Museum et deux concerts de Lady Gaga. La chanteuse est l’égérie de la marque qui a opéré un complet changement d’image depuis quelques années. Je raconte cette stratégie marketing dans un article paru le 22 septembre dans Le Journal du dimanche.

 

Une surprise à suivre…

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Supplément Événement de Stratégies

J’ai participé au supplément Event de Stratégies paru le 12 septembre, avec un article sur les événements propriétaires (créés par les agences comme VivaTech pour Publicis ou le Festival du cinéma américain de Deauville pour Le Public Système Cinéma) et un autre sur l’Exposition universelle de Dubai.

 

Les parfums sont-ils trop chers?

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Cette enquête est parue dans la revue Nez #7 de printemps/été 2019. L’objectif était de montrer ce qui entre vraiment dans le prix d’un parfum : les matières premières elles-mêmes pour une part infime mais aussi la distribution, le flacon, l’égérie pour les plus grandes marques. Certains nouveaux acteurs essaient de court-cicuiter la marge des distributeurs avec un modèle de vente directe comme Sillages Paris, dans lequel L’Oréal a pris une participation minoritaire. Les marques de niche revendiquent de mettre de l’argent dans la création plus que dans le marketing, mais elles aussi appliquent une marge et c’est bien normal.

Il n’y a pas de réponse simple par oui ou non à cette question et j’ai essayé de l’aborder de la façon la plus complète et équilibrée que possible.

Nez est une revue bisannuelle qui aborde le thème de l’odorat sous tous ses angles -scientifique, historique, artistique et, pour ma part, économique en abordant les différents modèles économiques de la parfumerie.

 

Un an de dossiers dans Stratégies

Le clip This is America de Childish Gambino a été un grand moment de 2018

Au rythme d’environ un dossier par mois, j’ai l’occasion de traiter les sujets les plus divers dans Stratégies. Alors que 2018 tire à sa fin, le retour sur ces dizaines d’articles (et ces milliers de feuillets…) donne une image assez représentative des thèmes qui agitent la communication et les médias.

Influence et millennials. Après avoir suivi pendant des années le sujet des égéries, je m’intéresse maintenant à celui des influenceurs, ces célébrités issues de YouTube et Instagram qui peuvent vendre des palettes de produits avec un post. Exemple : Sananas, 2,4 millions d’abonnés sur YouTube, et sa collaboration avec l’opticien Krys. Pour toucher les millennials (18-35 ans) méfiants envers la publicité classique, et particulièrement dans le luxe, cette nouvelle forme de communication est d’une efficacité redoutable, mais elle a aussi ses dérives, quand elle n’est pas identifiée comme telle. Le sujet « Influenceurs, faut-il sévir? » a fait la une en mars avec Nabilla et McFly et Carlito.

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Mai 68 et mariage princier inspirent les marques

On récapitule : en ce mois de mai qui voit la commémoration de mai 68 (j’en ai moi-même parlé dans un numéro spécial de Design fax), de nombreuses marques font référence à la révolte étudiante. Rien d’étonnant à cela : le marketing se nourrit de l’air du temps et les anniversaires sont prétextes à profiter de l’actualité.

Sans chercher à être exhaustive, j’ai noté la campagne Chauffeur Privé qui détourne les slogans et les graphismes de l’époque en se positionnant comme l’alternative responsable à Uber (agence Les Gros Mots)

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Citroën et Jean-Charles de Castelbajac qui s’associent pour les 50 de Méhari avec une « Art Car » exclusive

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ou encore Gucci qui ressuscite l’effervescence des Beaux-Arts de Paris

http://www.leluxeestvivant.com/leblog/2018/23/2/campagne-du-jour-gucci-ressuscite-lesprit-de-mai-68?rq=gucci

L’autre actualité de la semaine, c’est le mariage du Prince Harry et de Meghan Markle samedi 19 mai qui affole les gazettes. Les hommages vont du plus kitsch avec Sodastream qui crée une Royal Edition inspirée par les couvre-chefs de la famille royale (en vente aux enchères sur royalsodastream.com au profit de la lutte contre la pollution des plages)

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au plus extravagant avec le coffret du whisky Royal Salute à 10 000 euros (70 exemplaires dans le monde)

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et au carrément inattendu avec l’assiette anglaise de Charal qui lance une gamme de rôtis de boeuf à déguster froids. Opportunisme? Et pourquoi se priver? Un article du New York Times expliquait récemment que la future princesse pourrait rapporter des millions de livres sterling à l’industrie de la mode grâce à son style glamour. Chacun veut sa part du gâteau (de mariage).

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