Des parfums nés en France

Le 14 juin dans Le Journal du dimanche : Fragrances de France. Avec le confinement, on redécouvre le local, pour les vacances, en cuisine, et aussi en parfumerie. Tous les ingrédients du parfum ne viennent pas du bout du monde, ils poussent aussi dans nos campagnes, en Auvergne ou dans l’arrière-pays niçois. Il ne s’agit pas de relocaliser toute l’industrie ou d’imaginer un concept marketing de parfum « made in France ». Certains ingrédients lointains sont indispensables, surtout pour les notes de fond, celles qui font « tenir » la fragrance sur la peau, comme le santal ou le patchouli. Mais la période est propice à redécouvrir la lavande, le mimosa, le narcisse et la rose de mai que des cultivateurs continuent de faire vivre. L’occasion aussi de parler des nouveautés de l’été, chez Vuitton, Fragonard ou Molinard.

Une bonne idée par jour : les parfums bons pour le moral

En vacances dans ma salle de bains (photo P.C.)

Les parfumeries sont fermées mais pas les supermarchés ni les pharmacies où l’on peut s’acheter des produits parfumés. Depuis mon expérience chez Cosmétique Mag, je continue d’écrire sur le parfum pour Le Journal du dimanche, Nez ou BW Confidential et d’un intérêt professionnel je suis passée à une vraie affection pour cette discipline qui mêle l’art et la chimie et où le marketing n’a pas totalement eu raison de la créativité. Pendant cette période où l’on se recentre sur soi et sur ce qui fait du bien, il est réconfortant de s’entourer de senteurs bénéfiques pour l’humeur.

À chacun de trouver la sienne. Roger & Gallet par exemple, marque vendue en pharmacies, a dans sa gamme une Fleur de figuier à la fois fraîche et gourmande qui se décline en eau de toilette, gel douche ou lait pour le corps. On peut retrouver aussi en pharmacies la senteur solaire de l’Huile prodigieuse de Nuxe.

En grandes surfaces, Bien-Être propose des Colognes qui n’ont rien à envier aux parfums classiques et a lancé au mois de mars des Eaux de bien-être signées de « nez » de parfumerie fine aux ingrédients bio (citron, bergamote, mandarine…).

Pour ma part, j’aime m’entourer de parfums frais et vivifiants plutôt que capiteux actuellement. C’est dû à la saison mais aussi à mon humeur plus portée vers des senteurs dynamisantes qui donnent envie de bouger. Ces jours-ci j’alterne entre Eau hyper fraîche de Courrèges, un jus de citron qui donne la pêche, Eau de Givenchy Rosée (j’adore la rose sous toutes ses formes en parfumerie, fraîche ou sombre, celle-ci est particulièrement bienfaisante) et Méditerranée de Molinard, une eau aquatique et florale dont le lancement a eu lieu juste avant le début du confinement.

Cocktails d’hiver et flacons vintage

La période des fêtes a été l’occasion de traiter quelques sujets de circonstance dans le « JDD ». Le mixologue Stephen Martin a concocté une recette exclusive de cocktail pour le journal, une pina colada réinventée avec de la liqueur de cerise. Un joli cadeau pour illustrer un article sur les cocktails d’hiver, ces recettes qui réchauffent après les mojito et les Spritz de l’été.

 

Dans le même numéro spécial Noël, j’ai écrit sur le retour des flacons vintage, ces anciennes formes signées Lalique ou Baccarat sorties des archives des grandes marques, Guerlain, Lancôme ou Molinard. Un savoir-faire français à préserver, à l’exemple de Lalique qui continue de fabriquer des objets en cristal dans son usine en Alsace.

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