Les parfums sont-ils trop chers?

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Cette enquête est parue dans la revue Nez #7 de printemps/été 2019. L’objectif était de montrer ce qui entre vraiment dans le prix d’un parfum : les matières premières elles-mêmes pour une part infime mais aussi la distribution, le flacon, l’égérie pour les plus grandes marques. Certains nouveaux acteurs essaient de court-cicuiter la marge des distributeurs avec un modèle de vente directe comme Sillages Paris, dans lequel L’Oréal a pris une participation minoritaire. Les marques de niche revendiquent de mettre de l’argent dans la création plus que dans le marketing, mais elles aussi appliquent une marge et c’est bien normal.

Il n’y a pas de réponse simple par oui ou non à cette question et j’ai essayé de l’aborder de la façon la plus complète et équilibrée que possible.

Nez est une revue bisannuelle qui aborde le thème de l’odorat sous tous ses angles -scientifique, historique, artistique et, pour ma part, économique en abordant les différents modèles économiques de la parfumerie.

 

Les bonnes idées de la semaine #3

Demain, un film de solutions

Réchauffement climatique, pollution, surpopulation, l’humanité va à sa perte si rien n’est fait d’ici 20 ans. Pour aller au-delà des études catastrophistes, l’auteur du film Demain Cyril Dion a donné la parole à des individus qui agissent à leur niveau : des jardiniers urbains à Détroit, des agriculteurs qui cultivent en permaculture en Normandie, des commerçants qui utilisent de la monnaie locale à Bristol, des éboueurs-recycleurs à San Francisco, des citoyens qui font plier les banques à Reykjavik, un proviseur bienveillant à Helsinki…

On prend beaucoup l’avion et la voiture dans ce film écolo, coréalisé avec Mélanie Laurent qui abuse un peu du regard vague à travers le pare-brise. Mais nul cynisme dans cette entreprise, l’objectif est atteint de montrer des initiatives qui fonctionnent et qui peuvent faire école, à l’image du système éducatif en Finlande. Comme dans la fable du colibri de Pierre Rabhi (qui intervient aussi dans le film), chacun peut prendre sa part, et on sort de la projection gonflé à bloc.

Demain le film, en salles depuis le 2 décembre. Egalement en livre chez Actes Sud.

On ne meurt pas comme ça

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Charlotte a la trentaine, une vie bien remplie, des amies, un métier qui la passionne. Il lui manque le grand amour mais elle est bien décidée à le trouver. Elle cherchait l’amour, elle a trouvé le cancer. Ce n’était pas prévu au programme. Avec la force de vie qui la caractérise, Charlotte va se lancer dans la bataille contre la maladie. Son récit n’élude rien de la souffrance physique et morale, des moments de désespoir et de solitude, de la maladresse des proches. Mais aussi du soutien indéfectible de sa mère qui lance comme un cri du coeur « On ne meurt pas comme ça! ». Et de la coquetterie de la jeune femme qui accompagne ses rendez-vous à l’hôpital de teintes de vernis OPI : Lucky Lucky Lavender pour porter chance, Vodka & Caviar pour subir une chimiothérapie, Siberian Nights pour fêter son anniversaire…

Ce n’est pas exactement un conte de Noël mais on peut dire qu’il finit bien puisque Charlotte Fouilleron, l’auteur, est là pour témoigner que oui, on survit au cancer, en restant féminine, en continuant à sortir et en se découvrant des capacités insoupçonnées dans l’épreuve. Journaliste avec un vrai talent d’écriture, la jeune femme mêle habilement expérience personnelle et emprunts à la chick lit dans sa quête de l’amour qui, sans trop en dévoiler, sera aussi récompensée.

On ne meut pas comme ça est paru cette année chez Max Milo.

Nez, la revue olfactive

Je peux en parler puisque le projet commence à prendre forme et que le pot de bouclage a eu lieu! Nez est une nouvelle revue qui paraîtra en avril 2016 sous l’égide des éditions Le Contrepoint et du site Auparfum. Les premières éditent déjà la revue Omnivore consacrée à la gastronomie et vont décliner le concept sur le thème de l’olfaction, avec la part belle donnée à l’illustration. Le second fédère une communauté de passionnés de parfums, et souhaite passer du virtuel au réel à travers un bel objet riche en contenu. Le premier numéro de Nez traitera des odeurs sous des angles scientifiques, historiques, économiques, critiques… et sentira bon! Une innovation éditoriale à laquelle je suis fière de participer.

Pour en savoir plus sur le projet, le site internet est en ligne et une campagne de crowdfunding démarrera en janvier.