Huttopia, Devialet, Canderel et les autres

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Le camping de Paris, secret bien gardé de la capitale, aménagé par Huttopia – photos P.C.

Je profite d’une pause entre deux semaines sur les chapeaux de roues pour faire le point sur mes dernières parutions.

Cet été, l’actualité économique ne s’est pas arrêtée dans Le journal du dimanche avec un portrait du spécialiste du camping (pardon, de l’hôtellerie de plein air) Huttopia, qui promeut un tourisme respectueux de l’environnement. Un petit acteur (28,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) prometteur qui a remporté la concession du camping de Paris au bois de Boulogne et vient de s’implanter aux Etats-Unis.

img_2358-3Devialet, le spécialiste français du son aux enceintes ultra-design m’a présenté ses ambitions dans le domaine de l’automobile et de la télévision. La start-up a musclé son management cet été pour répondre aux attentes de ses actionnaires majoritaires, le quatuor Arnault-Granjon-Niel-Simoncini.

Entre bon sens économique et tendance sociétale, plusieurs enseignes pratiquent le recyclage de produits dans leurs propres magasins : Marionnaud récupère les tubes et flacons usagés depuis avril dernier, Alinea reprend les vieux meubles pour l’achat d’un nouveau, H&M incite ses clients à ramener les vêtements qu’ils ne portent plus. Des pratiques vertueuses avec contreparties puisque les acheteurs reçoivent des bons d’achat pour leurs gestes, et qui n’ont de sens que si les produits réduisent leurs quantité d’emballage ou intègrent des matériaux recyclés à la source.

Pour Le journal du dimanche, j’ai également couvert l’inauguration de la première boutique L’Oréal Paris dédiée au maquillage, en pleine Fashion Week, et expliqué la tendance des marques qui revisitent leurs classiques de parfums à l’occasion du lancement de Chanel N°5 L’Eau.

Pour Stratégies, j’ai signé un article sur le nouvel hippodrome de Longchamp qui ouvrira ses portes en septembre 2017 et qui a choisi l’agence Matador pour mettre en scène sa nouvelle image. Le lieu géré par France Galop veut être une destination de loisirs pour attirer le public toute l’année et pas seulement lors des grandes courses comme Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (60000 spectateurs).

Dans Stratégies aussi, la saga publicitaire Canderel m’a permis de me replonger dans les archives des Parisiennes de Kiraz légendées par Frédéric Beigbeder, pour qui « si toutes les campagnes de publicité ressemblaient à celle-ci, le monde serait nettement plus vivable, car moins laid ».

Un sujet qui m’a passionnée, publié dans Pharmacien Manager de septembre : comment les laboratoires développent des produits cosmétiques pour les malades du cancer. Un domaine dans lequel les pharmaciens sont en première ligne car les oncologues n’ont souvent pas le temps de gérer les effets secondaires dermatologiques des traitements. L’occasion aussi d’interroger Charlotte Fouilleron, ma camarade de promo du CFJ, auteur d’un très beau témoignage, On ne meurt pas comme ça (éditions Max Milo et chez Pocket depuis ce mois-ci).

img_2538Nez numéro 2 sort le 20 octobre en librairies et en parfumeries indépendantes. Cette magnifique revue dédiée au sens de l’odorat a réussi son pari avec une réimpression du premier numéro et encore plein d’ambitions pour la suite. Je signe une enquête sur l’innovation dans la parfumerie, une industrie profondément conservatrice soumise aux tests consommateurs.

Et toujours Design fax, l’hebdomadaire des professionnels du design. A la une cette semaine, après le scandale des Galaxy Note 7 explosifs, le design peut-il sauver Samsung?

Les bonnes idées de la semaine #3

Demain, un film de solutions

Réchauffement climatique, pollution, surpopulation, l’humanité va à sa perte si rien n’est fait d’ici 20 ans. Pour aller au-delà des études catastrophistes, l’auteur du film Demain Cyril Dion a donné la parole à des individus qui agissent à leur niveau : des jardiniers urbains à Détroit, des agriculteurs qui cultivent en permaculture en Normandie, des commerçants qui utilisent de la monnaie locale à Bristol, des éboueurs-recycleurs à San Francisco, des citoyens qui font plier les banques à Reykjavik, un proviseur bienveillant à Helsinki…

On prend beaucoup l’avion et la voiture dans ce film écolo, coréalisé avec Mélanie Laurent qui abuse un peu du regard vague à travers le pare-brise. Mais nul cynisme dans cette entreprise, l’objectif est atteint de montrer des initiatives qui fonctionnent et qui peuvent faire école, à l’image du système éducatif en Finlande. Comme dans la fable du colibri de Pierre Rabhi (qui intervient aussi dans le film), chacun peut prendre sa part, et on sort de la projection gonflé à bloc.

Demain le film, en salles depuis le 2 décembre. Egalement en livre chez Actes Sud.

On ne meurt pas comme ça

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Charlotte a la trentaine, une vie bien remplie, des amies, un métier qui la passionne. Il lui manque le grand amour mais elle est bien décidée à le trouver. Elle cherchait l’amour, elle a trouvé le cancer. Ce n’était pas prévu au programme. Avec la force de vie qui la caractérise, Charlotte va se lancer dans la bataille contre la maladie. Son récit n’élude rien de la souffrance physique et morale, des moments de désespoir et de solitude, de la maladresse des proches. Mais aussi du soutien indéfectible de sa mère qui lance comme un cri du coeur « On ne meurt pas comme ça! ». Et de la coquetterie de la jeune femme qui accompagne ses rendez-vous à l’hôpital de teintes de vernis OPI : Lucky Lucky Lavender pour porter chance, Vodka & Caviar pour subir une chimiothérapie, Siberian Nights pour fêter son anniversaire…

Ce n’est pas exactement un conte de Noël mais on peut dire qu’il finit bien puisque Charlotte Fouilleron, l’auteur, est là pour témoigner que oui, on survit au cancer, en restant féminine, en continuant à sortir et en se découvrant des capacités insoupçonnées dans l’épreuve. Journaliste avec un vrai talent d’écriture, la jeune femme mêle habilement expérience personnelle et emprunts à la chick lit dans sa quête de l’amour qui, sans trop en dévoiler, sera aussi récompensée.

On ne meut pas comme ça est paru cette année chez Max Milo.

Nez, la revue olfactive

Je peux en parler puisque le projet commence à prendre forme et que le pot de bouclage a eu lieu! Nez est une nouvelle revue qui paraîtra en avril 2016 sous l’égide des éditions Le Contrepoint et du site Auparfum. Les premières éditent déjà la revue Omnivore consacrée à la gastronomie et vont décliner le concept sur le thème de l’olfaction, avec la part belle donnée à l’illustration. Le second fédère une communauté de passionnés de parfums, et souhaite passer du virtuel au réel à travers un bel objet riche en contenu. Le premier numéro de Nez traitera des odeurs sous des angles scientifiques, historiques, économiques, critiques… et sentira bon! Une innovation éditoriale à laquelle je suis fière de participer.

Pour en savoir plus sur le projet, le site internet est en ligne et une campagne de crowdfunding démarrera en janvier.