Le design management, qu’est-ce que c’est?

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Design, ça fait trop fauteuil Eames. Aujourd’hui, dans les entreprises, on parle de design management. A savoir une méthode de travail qui part des modes de vie des utilisateurs, qui mobilise plusieurs compétences internes et externes et qui développe des produits et services utiles. Comme le disait Herbert Simon, prix Nobel d’économie et gourou des design managers, « le design est un ensemble d’actions qui vise à transformer une situation existante en situation préférable ».

Je fais le point sur le design management à l’heure de l’ubérisation de l’économie dans Stratégies spécial design du 14 avril 2016. Bousculées par les start ups dans les secteurs du transport, de l’hôtellerie, du commerce, les entreprises traditionnelles misent sur cette méthode pour innover, quitte à bousculer les habitudes internes (en général, ça fonctionne quand la direction est convaincue). Orange, SNCF, Accor Hotels, Decathlon en font partie, sur le modèle de leur mère à toutes, Apple.

Egalement dans ce numéro, j’écris sur les nouveaux métiers du design, sur le pack d’eau Evian sans emballage et sur le nouveau portail d’accueil des Deux Alpes.

Et ce n’est pas fini puisque j’ai le plaisir de rejoindre l’équipe de Design Fax, lettre hebdomadaire des professionnels du design, pour suivre l’actualité du secteur. A mon actif  ces dernières semaines (pour les abonnés) : les innovations de Samsung dans l’espace de travail connecté, le portrait du nouveau directeur Vision & Design d’Orange, les mésaventures du Lieu du design, au budget rogné par la région Île-de-France… Ma petite entreprise ne connaît pas la crise.

 

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Wolff Olins, l’agence über-cool derrière le logo Orange

Le 17 mars, Orange présentait son plan stratégique pour les cinq prochaines années, Essentiels 2020, sous la nef du Grand Palais à Paris. La soirée de lancement a été l’occasion pour moi de retrouver les équipes de l’agence londonienne Wolff Olins, qui a accompagné l’entreprise dans son repositionnement. Je les avais rencontrées il y a sept ans lors d’un reportage pour Stratégies : l’article est accessible ici.

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Basée tout près de la gare de St. Pancras, Wolff Olins est l’archétype de l’agence de com’ cool et multiculturelle dans laquelle on aimerait tous travailler. En arrivant à la soirée Orange, les créatifs jeunes et barbus ont d’ailleurs fait leur petit effet: un vrai collectif de hipsters tous droits sortis de l’Eurostar. « Un boy’s band! » s’est écrié un invité. En tout cas un vent de fraîcheur et d’enthousiasme dans la grisaille parisienne. Mais c’est bien d’un des meilleurs acteurs mondiaux du marketing qu’il s’agit, membre du réseau américain Omnicom depuis 2001.

Wolff Olins a gagné le respect des designers graphiques avec son travail initial pour Orange en 1994 (et a aussi fait polémique avec le logo des Jeux olympiques de Londres 2012 mais c’est une autre histoire). A l’époque, l’entreprise au carré orange était un trublion qui démodait l’univers de la téléphonie. Vingt-un ans et une absorption par France Télécom plus tard, c’est un mastodonte de 230 millions de clients et 170 000 salariés dans 33 pays qui a perdu sa dimension humaine et avant-gardiste en route. Difficile d’avoir l’agilité de la start up tout en étant l’héritier de l’opérateur historique en France. Difficile aussi de tenir le même discours en Pologne qu’en Espagne ou au Kenya. L’agence lui a recommandé d’adopter une posture plus proche du quotidien des gens, illustrée par la charte graphique qui décline le logo carré en plusieurs pictogrammes : maison, fleur, coeur, portefeuille…

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