Les influenceurs ont assuré pendant la crise

80 influenceurs réunis pour marteler le message de prévention

Dans le numéro du 7 mai de Stratégies, je signe le dossier sur le marketing d’influence pendant la crise du covid-19. Les influenceurs et particulièrement les influenceuses sont décrié.e.s pour leur superficialité mais il y a plusieurs façons d’exercer cette activité. La plupart sont de véritables producteurs de contenus avec un public très fidèle et actif (dans le jargon on dit « engagé »). Leur influence qui s’exerce en général au profit de marques a montré toute son efficacité pour la transmission des messages de sécurité en temps de pandémie. Ils et elles ont aussi fait preuve de créativité en proposant de nouveaux formats, de nouveaux rendez-vous même si les collaborations sponsorisées ont diminué. En distrayant leur communauté, ils et elles ont aussi contribué à rendre le confinement moins pénible.

L’influence s’adresse à un public qui ne consomme pas les médias traditionnels, à ce titre c’est un vecteur de communication comme un autre, ni meilleur ni pire que la publicité télé. Et dans le cas des youtubeurs stars, ce sont de vrais créateurs carrément doués.

Pendant le confinement, Stratégies n’est pas paru en version papier. La version digitale du magazine est accessible sur ce lien : http://intescia.visuamobile.com/reader/6bebb409-8dce-d49c-14fa-f55162af6e8e/STG/editions/957b3bb8-9b72-fbab-1729-57fbe425a8e2/read?eid=957b3bb8-9b72-fbab-1729-57fbe425a8e2&ts=1588758584&u=&ck=1eab3724963ebd9f7dc9a3297b4a0c8a119dcb41&type=html

Pour rappel, mes autres articles parus sur l’influence dans Stratégies :

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2020/04/24/supplement-digital-de-strategies/

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2018/12/23/un-an-de-dossiers-dans-strategies/

Une bonne idée par jour : La Bulle d’Espoir

Une initiative à retrouver sur les réseaux sociaux

Les soignants appellent à l’aide : avec le surcroît d’activité dans les hôpitaux, leurs mains qu’ils lavent à longueur de journée au savon ou au gel hydroalcoolique sont à vif! Les marques de cosmétiques ont livré des milliers de flacons de crèmes pour les mains dans les établissements de santé mais les livraisons tardent à arriver dans certains services et les équipes se retrouvent en situation critique. Pour suppléer l’action de l’État et des entreprises privées, les consommateurs peuvent jouer un rôle en participant à La Bulle d’Espoir. En faisant ses courses au supermarché, on achète des savons liquides et des crèmes pour les mains. On les laisse à l’entrée du magasin dans des cartons identifiés par des affichettes. Les produits sont livrés dans les hôpitaux qui en ont besoin en partenariat avec Kapten et Carton Plein. Chacun peut devenir ambassadeur de La Bulle d’Espoir en allant voir le directeur de son magasin le plus proche avec des affiches et en relayant les dons auprès des hôpitaux.

Les soignants sont vraiment reconnaissants, c’est une solidarité formidable pour eux

C’est une initiative lancée par deux professionnelles de la communication, Barka Zerouali et Bouchra Réjani. Elles ont activé leur réseau pour répondre à l’urgence, pour le moment ça fonctionne surtout à Paris et en région parisienne mais c’est une contribution à l’urgence car les professionnels de santé vont continuer à manquer de tout. La crise est loin d’être finie!

Actuellement ce qui manque cruellement, outre les masques, ce sont les surblouses, qu’elles soient lavables ou jetables. Une solution serait d’adapter les voiles d’hivernage utilisés par les jardiniers pour protéger les plantes du froid. Les jardineries, magasins de bricolage sont mis à contribution. Du bricolage, c’est un peu à quoi ressemble cette gestion de crise mais il ne sert à rien de rester les bras croisés en se lamentant des manquements des pouvoirs publics. Chaque geste compte 👏

Les scénarios de l’après-crise

Une analyse de L’Échangeur BNP Paribas Personal Finance

La semaine dernière, L’Échangeur BNP Paribas Personal Finance a organisé un webinar sur les scénarios économiques de l’après-crise. En collaboration avec l’Observatoire Cetelem, le centre d’innovation dédié au commerce a formulé quatre hypothèses pour l’avenir de la distribution et de la consommation. Aucune ne l’emporte sur les autres, la réalité sera plus vraisemblablement un mélange des quatre modèles. Grands groupes et petits acteurs, technologie et local auront leur place dans le fameux « monde d’après ». 

Star Systems

C’est le triomphe des grandes entreprises capables de s’adapter, LVMH qui fabrique du gel hydroalcoolique, Décathlon qui offre les plans de ses masques de plongée pour les transformer en respirateurs, Nike qui fabrique des visières et propose des activités sportives à faire en intérieur. Amazon, Carrefour, Tesco, Walmart approvisionnent et livrent les consommateurs quitte à faire évoluer leur modèle avec le développement du paiement sans contact ou la signature de partenariats avec Uber Eats par exemple. À côté de ces « gagnants », la descente aux enfers s’accélère pour les grands magasins américains ou André en France.

Life Control

L’utilisation des données de santé est une composante essentielle des plans de sortie de la pandémie. Les Gafas sont sur les starting blocks et en Chine, Alibaba est associé aux projets de smart cities équipées de caméras capables de repérer la température corporelle des individus. Les objets connectés comme l’Apple Watch ou FitBit racheté par Google vont pouvoir détecter si leurs porteurs ont de la fièvre et les renvoyer directement vers un service de télémédecine. Amazon Alexa peut également interroger sur les symptômes, lancer une consultation à distance, commander des médicaments etc. La France et l’Europe sont plus prudentes sur cette évolution technologique mais Orange pourrait devenir un acteur de la télémédecine. 

Made Locally

Pendant le confinement, le commerce de proximité est passé du statut de dépannage à un commerce de fond de placard. La recherche de transparence, de qualité, s’est traduite par la croissance des drives fermiers (achats à la ferme), livraisons de paniers alimentaires en circuits courts (+70% de commandes pour La Ruche qui dit oui). On a vu le même phénomène au Québec avec la mise en place du Panier Bleu qui livre des produits québécois. Cette tendance est compatible avec la technologie : l’étude a repéré en Arizona un service de livraison par drones organisé par des petits commerçants. 

Earth in Progress

Le « made locally » permet de rassurer pendant le confinement, mais la sortie de crise à long terme se fera grâce à des solutions collectives. Le succès de C’est qui le patron?! en France est un exemple de coopération réussie entre producteurs, consommateurs et distributeurs. On assiste à une réévaluation des priorités avec la notion de confort marginal (ce nouveau produit technologique est-il vraiment indispensable? ne contribue-t-il pas à provoquer plus d’inégalité?). La hiérarchie des métiers est remise en cause, le versement de dividendes est considéré comme indécent. La philanthropie elle-même apparaît comme obsolète avec la recherche de solutions co-construites et de solidarité.

Ces quatre scénarios fonctionnent et ont leurs limites, conclut l’étude : Star System consacre les grandes enseignes et évince les plus fragiles; Life Control s’appuie sur l’innovation des Gafas en suscitant des inquiétudes sur le respect de la vie privée; Made Locally répond à l’urgence à court terme mais porte le risque d’une fermeture des frontières; Earth in Progress est le seul véritable projet de long terme mais c’est celui qui demande le plus de responsabilité et de coordination. En sommes-nous capables?

Pas facile pour un acteur de la finance comme BNP Paribas de remettre en cause le dogme du progrès, même si les banques et les assurances se sont déjà engagées à arrêter leurs investissements dans des industries polluantes. Les clients de L’Échangeur, qui sont eux-mêmes des marques et des distributeurs, ont besoin de ses analyses pour envisager leur avenir. On espère très fort que la période actuelle est l’occasion d’innover pour ne pas refaire les mêmes erreurs qu’avant. La crise climatique nous y oblige.

Une bonne idée par jour : Dans la forêt de Jean Hegland

Un grand roman sur la sororité dans l’adversité

Quand on pense littérature de fin du monde en écho avec les événements actuels, outre Ravage de Barjavel (1942) dont j’ai déjà parlé, La Route de Cormac McCarthy (2006) est évidemment un grand classique. Mais il parle d’une ère post-apocalyptique dans lequel se débattent quelques survivants. Le vrai roman de l’effondrement, la Bible des collapsologues, c’est surtout Dans la forêt de Jean Hegland. Cette dystopie est parue initialement en 1996 aux États-Unis et n’a été traduite qu’en 2017 en français, chez l’éditeur Gallmeister. Elle semble avoir été écrite tout récemment tant elle résonne avec le dérèglement climatique que nous vivons aujourd’hui.

L’histoire suit deux soeurs qui vivent seules dans une maison en bordure de forêt, en Californie. Sans que l’on sache exactement pourquoi, l’électricité vient à manquer, puis l’essence, et elles finissent par se trouver totalement isolées. Au départ, elles vivent sur les réserves qu’elles se sont constituées, faisant durer les provisions, triant les lentilles pour en ôter les mites alimentaires, infusant les dernières feuilles de thé jusqu’à ne plus boire qu’une eau chaude à peine parfumée. Elles s’occupent en dansant et en écrivant, comme nous actuellement. Puis elles commencent à cultiver un potager et à exploiter les ressources de la forêt. Sans vouloir déflorer la fin du livre, je dirais que Dans la forêt est un roman superbe sur l’apprivoisement de la catastrophe, le deuil du monde d’avant et l’acceptation de la nouvelle réalité jusqu’à faire corps avec la nature. Je pense souvent à ce livre quand on parle de survivalisme, je ne sais pas si c’est le futur qui nous attend mais il nous invite à la sagesse face à la fin d’une certaine civilisation.

La chute de Las Vegas

Photo Steve Marcus, Reuters, parue dans Paris Match. Comment un monde qui a créé de telles inégalités pourrait reprendre son activité comme avant?

Les images de sans abris allongés sur un parking de Las Vegas, au pied d’hôtels vides, brisent le coeur. Elles montrent toute la superficialité d’une ville bâtie sur du sable, ultra climatisée pour rendre supportable un climat désertique, dédiée à un divertissement devenu dérisoire en temps de crise sanitaire. Comme dit l’adage « Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas ». Dans un pays puritain comme les États-Unis, la capitale économique du Nevada est l’endroit où l’on peut s’autoriser tous les excès : claquer ses économies au casino, acheter une prostituée, se saouler, faire un mariage express… avant de tout oublier comme dans le film Very Bad Trip et de retrouver sagement sa vie ordinaire. Dans cette période où il faut gérer l’urgence, la ville du jeu créée par la mafia est exposée dans toute sa vacuité.

Une certaine idée de l’enfer (photos P.C.)

J’ai eu la chance de voyager plusieurs fois aux États-Unis l’année dernière, pour le travail et pour les vacances. J’ai été invitée à Las Vegas par les montres Tudor pour assister aux concerts de Lady Gaga, qui est égérie de la marque. C’est un endroit extra-ordinaire au sens propre qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie. On est ébahis devant les jets d’eau du Bellagio, vus dans Ocean’s Eleven, les néons qui clignotent, le Trump Hotel entièrement doré, la fausse pyramide, la fausse Tour Eiffel, la fausse Venise… C’est le royaume du fake, du mauvais goût, du clinquant, de la gabegie d’argent et d’énergies fossiles. En voyant Las Vegas au temps du réchauffement climatique, on pressent déjà sa fin. C’est une ville sans avenir, car on ne peut pas imaginer un Vegas écolo. Sa raison d’être même est l’inverse du développement durable!

Il existe pourtant un Las Vegas moins connu, que j’ai eu aussi la chance de visiter. Le district de Fremont, l’ancien quartier des casinos avant le Strip, est devenu un haut lieu du street art, soutenu par le mécénat de l’entrepreneur Tony Hsieh. Beaucoup des artistes et des guides touristiques de ce quartier sont les enfants des employés de casinos qui ont envie d’une autre vie que leurs parents. Ils ont grandi à l’ombre des hôtels et veulent que leur ville existe pour d’autres raisons que les machines à sous. Fremont laisse entrevoir un Las Vegas sans voitures, avec des restaurants bio et des jardins urbains. Au Neon Museum, on visite les enseignes obsolètes de l’ancien Vegas au charme rétro. Nous avons La Joconde et Le déjeuner sur l’herbe, ils ont leurs devantures décaties. Et l’on se dit que ce Las Vegas-là, qui n’oublie pas son passé, a peut-être un avenir.

Une bonne idée par jour : des sans-abris accueillis au lycée Guillaume Tirel

L’internat du lycée Guillaume Tirel (photo Equalis)

Le lycée hôtelier dans lequel étudie mon fils aîné, Guillaume Tirel dans le 14e arrondissement de Paris, a été réquisitionné pour accueillir des sans-abris dans son internat pendant l’épidémie de Covid-19. Une cinquantaine d’hommes sans possibilité de se protéger pendant le confinement sont hébergés sous la supervision de l’association Equalis. Tout a été fait pour que les affaires personnelles des internes soient étiquetées et rangées, les matelas seront changés à l’issue du confinement (les anciens matelas seront donnés à l’association) et les locaux seront nettoyés avant d’accueillir à nouveau les élèves.

Cette action de solidarité, coordonnée par la région Île-de-France et le préfet de Paris, me rend particulièrement fière de cet établissement reconnu pour la qualité de son enseignement, qui oeuvre déjà toute l’année pour soutenir les élèves quelle que soit leur situation. C’est une action qui a beaucoup de sens surtout quand on sait combien le secteur de la restauration est durement touché dans cette période.

Une bonne idée par jour : aujourd’hui c’est férié

Musée des Impressionnismes de Giverny, printemps 2018 (photo P.C.)

Dans le monde d’avant, le monde « normal » qui a créé la pandémie que nous subissons aujourd’hui, nous sommes le lundi de Pâques et c’est un jour férié. Profitons-en pour faire une pause sans obligation ni injonction. Sauf pour les travailleurs qui n’ont pas le choix évidemment à qui on souhaite bon courage.

Le journalisme à l’épreuve

La presse écrite subit la triple contrainte de la fermeture des kiosques à cause du confinement, de la faillite annoncée du distributeur Presstalis et de la propagation des fake news sur les réseaux sociaux

Alors que nous vivons un événement majeur par son ampleur et ses répercussions, nous avons plus que jamais besoin d’un journalisme pluraliste de qualité, qui vérifie ses sources, qui distingue les faits du commentaire, qui court-circuite les fake news. Car celles-ci se propagent plus vite que le virus dans une population ultra-connectée et légitimement inquiète face à un danger inédit.

À partir de la mise en place du confinement comme stratégie pour ralentir la progression de l’épidémie, les médias ont à la fois réduit la voilure sur les sujets les moins prioritaires et déployé leurs forces sur le suivi de l’actualité. Pour la presse écrite en particulier, la situation est problématique car les kiosques ferment les uns après les autres, la faillite du distributeur Presstalis est imminente et les internautes rechignent à payer pour l’information en ligne. Eric Fottorino, le fondateur du 1, de Zadig et d’America, l’explique très bien dans cette interview à France Info. Certains ont fait le choix de mettre leur contenu à disposition gratuitement pendant la durée de la crise au nom du libre accès à l’information vérifiée, comme Challenges qui s’explique par la voix de son directeur de la rédaction Vincent Beaufils : « Dans une période si troublée, il nous semble urgent de ne pas laisser se propager les approximations, pour ne pas parler des fausses informations. »

Un abonnement et un calepin gratuit : l’hebdomadaire économique britannique The Economist a été critiqué pour son marketing opportuniste

D’autres au contraire continuent de faire payer leur contenu, comme Le Monde qui fait un travail remarquable pour couvrir tous les aspects de la crise sanitaire. Cela peut leur être reproché sur le thème « vous profitez de la situation alors que vos informations sont d’utilité publique » mais il faut préciser plusieurs choses :

-les rédactions ne sont pas des services publics, ce sont des entreprises privées et le journalisme de qualité a un coût (le salaire des journalistes en premier lieu, qui n’est franchement pas mirobolant);

la presse régionale papier démontre son rôle de lien social en imprimant les attestations de déplacement dérogatoire pour les personnes qui n’ont ni internet ni imprimante, ça vaut donc la peine de se déplacer dans les quelques kiosques à journaux encore ouverts;

-même l’audiovisuel public n’est pas gratuit, nous y contribuons tous par la redevance. Quant à l’audiovisuel privé, il bénéficie de publicité car les supermarchés sont ouverts et les annonceurs de la distribution et de l’automobile communiquent toujours;

-lors de la sortie du confinement, comment justifier de faire payer un abonnement à des lecteurs qui auront pris l’habitude de la gratuité? Et si l’information, aussi cruciale actuellement, est fournie gratuitement aujourd’hui, pourquoi serait-elle payante dans une situation normale?

À titre d’exemple, j’utilise Twitter comme fil d’info en suivant les comptes des principaux médias, plus quelques journalistes dont la lecture de l’actualité m’intéresse. Ces derniers temps, j’ai pu noter le grand professionnalisme des médias de référence (France Inter, Le Monde, Libération, Le Figaro, BBC, The Guardian, New York Times…) mais des dérapages de la part de journalistes qui cèdent à la panique. Sans citer de noms, j’en ai vu relayer des messages alarmistes non sourcés, des montages vidéo orientés, des informations qui se révèlent fausses, des analyses sur des sujets qui ne sont pas de leur compétence, voire des opinions à l’emporte pièce publiées sous le coup de l’émotion.

Tout le monde est affecté par cette actualité et les réactions épidermiques sont compréhensibles. Mais il est d’autant plus nécessaire de garder son sang froid, surtout lorsque l’on compte plusieurs milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux. Nous l’avons déjà vécu lors des attentats : il y a assez de démagogie et de manipulations qui circulent pour que les personnes de bonne volonté gardent la tête froide.

On récapitule pour les journalistes et les autres :

-avant de poster un message sur les réseaux sociaux, on se demande s’il est indispensable, là tout de suite, ou s’il répond à un besoin de se défouler ou d’évacuer son angoisse;

-on ne relaye pas un message non sourcé, non signé, qui provient « du fils du cousin d’un ami médecin »;

-on ne participe pas à la psychose avec des messages inutilement anxiogènes, l’actualité est assez dramatique comme ça;

-on parle pas d’un sujet qu’on ne maîtrise pas, par exemple on ne commence pas un message par « je ne suis pas médecin, mais »;

-on lit un article avant de le commenter sur la base du titre; s’il est payant on ne crie pas au déni de démocratie;

-on ne relaye pas les messages du compte Conflits_fr qui ne vérifie aucune de ses infos. Cet article de Numerama explique très bien son principe. Personnellement je l’ai masqué très tôt;

-on suit les publications d’AFP Factuel, Checknews de Libération et Les Décodeurs du Monde qui font un travail de fourmi pour débusquer les manipulations.

C’est comme respecter la distanciation sociale : si l’on se tient à distance des comptes toxiques, on ralentit la diffusion du virus de la désinformation qui, pas plus que le Sars-Cov-2, ne peut être totalement arrêté, hélas.

Une bonne idée par jour : ne rien faire

Allez aujourd’hui on dirait que nous autres, les confinés à la maison, on ne ferait rien? On ne se mettrait pas la pression pour remplir notre journée d’activités utiles. Et on ne culpabiliserait même pas pour ça. Bon dimanche.

L’anosmie, qu’est-ce que c’est?

Présentation du prochain parfum Louis Vuitton, 26 février 2020

Un des signaux d’alerte de la maladie Covid-19 serait l’anosmie, la perte d’odorat. Un symptôme transitoire, heureusement. Mais qu’est-ce que cela implique exactement? J’en parlais il y a cinq ans sur ce blog à l’occasion d’une exposition. Collaborant à la revue Nez spécialisée dans l’olfaction, je sais combien ce sens est porteur d’émotions et de lien social. L’article est à retrouver ci-dessous ⬇️

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2015/06/12/anosmie-le-handicap-qui-ne-se-sent-pas/

Et pour en savoir plus sur la revue Nez c’est ici ⬇️ 👃

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2016/03/29/nez-prend-forme-mon-portrait-parfume-bientot-milan/