Une bonne idée par jour : des podcasts pour Sans A

Sans A est un média de solutions fondé il y a six ans par un tout jeune homme, Martin Besson, qui donne la parole à des personnes sans abris. Retranscrites jusqu’à présent par écrit, ces histoires de vies cabossées prennent la forme pour la première fois de podcasts, des programmes audio mis en ondes par l’agence spécialisée Sixième Son (c’est à elle que l’on doit l’identité sonore de la SNCF). Le premier épisode retrace le parcours de Christian, schizophrène sauvé par la foi, à travers la voix grave du comédien Pierre-Alain de Garrigues.

Martin Besson explique ainsi son projet : « Cela fait maintenant sept ans que nous rendons visibles les invisibles, que nous racontons ces histoires et que nous changeons des destins avec les communautés de Sans A. Cette nouvelle série d’histoires sonores, c’est à nouveau l’occasion de faire découvrir des vies méconnues et des parcours extraordinaires. »

« La crise que nous traversons actuellement nous a fait redoubler d’énergie pour lancer ces portraits sonores : plus que jamais, nous voulons mettre en lumière ceux qui ont l’habitude de rester dans l’ombre. Avec toujours le même objectif en vue : rendre le monde plus humain en changeant le regard du grand public sur les exclus. »

J’ai eu l’occasion d’écrire sur Sans A dans un dossier « Petits budgets grandes idées » de Stratégies. Pour financer les portraits de sans abris, la société se double d’une agence de communication qui crée du contenu pour des marques. Un exemple d’entreprise sociale et solidaire qui trouve tout son sens dans la période particulière que nous vivons.

Dossiers Papier et Petits budgets dans Stratégies

Cela fait plusieurs mois maintenant que Stratégies me confie des dossiers de fond, l’occasion de faire le point sur cinq ou six pages sur des sujets qui agitent la communication et les médias.

En tant que journaliste en presse écrite et papivore effrénée, j’ai tout particulièrement apprécié de signer le dossier « Le papier tout le monde se s’arrache » dans le numéro du 28 septembre. J’y explique comment le secteur du luxe, mais pas seulement, valorise les beaux papiers, les photos, la typographie, le texte pour sa communication. Dans le tourisme par exemple, les agences de voyages ont constaté que la baisse du nombre de catalogues se traduisait automatiquement par une baisse des réservations. La technologie permet aussi le lien entre le support papier et des applications pour des expériences de lecture « augmentée ». Côté média, j’ai eu le plaisir d’interviewer Éric Fottorino qui après 25 ans au Monde (comme il le raconte dans son autobiographie passionnante « Mon tour du ‘Monde' ») a lancé Le 1 sans publicité ni études de marché, sur un format atypique, avec un seul thème par numéro, et a trouvé son public : 33000 exemplaires par semaine.

Dans le dossier, je donne aussi la parole à six créatifs sur leur rapport au papier. Mea culpa, il n’y a pas de femmes dans ma sélection, je serai plus vigilante à l’avenir.

« Marronnier » des articles sur la communication, le dossier « Petites budgets grandes idées » paru le 9 novembre explique comment faire une campagne à fort impact quand on n’a pas les moyens d’un grand annonceur, ou tout simplement quand on veut optimiser ses dépenses. C’est un sujet d’actualité avec la multiplication des start ups qui doivent se faire connaître en peu de temps, et les outils numériques qui permettent d’avoir de l’impact sans achat d’espace. La plupart des exemples présentés sont avant tout des projets qui ont du sens, à l’instar de C’est qui le patron?!, la marque équitable qui rejoint une attente de la société. Ou Sans A, ce média sur les marginaux de la société, (malades, sans abri, isolés) financé par une agence de communication. Mais il y a aussi des opérations tactiques comme la campagne en gifs d’Accor sur les réseaux sociaux ou la vidéo virale de Monoprix en réponse à Amazon. Autant d’idées à piocher pour les lecteurs.