Qui n’a pas son coussin de peau?

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C’est l’année de la cushion cream (littéralement la crème coussin). J’ai découvert pour la première fois ces fonds de teint imbibés dans une éponge l’année dernière, quand Lancôme a lancé son Miracle Cushion à 45 euros (photo). Les beautistas émérites connaissaient déjà ce geste de beauté des Coréennes et commandaient leurs produits directement sur le site des marques Iope ou Etude House. Mais en 2016 en France, toutes les marques s’y mettent, et à tous les prix : Kiko, Yves Rocher, Sephora, L’Oréal Paris. Yves Saint Laurent arrivera en septembre avec un boîtier noir et doré, très chic à glisser dans sa minaudière pour aller danser, comme l’égérie Cara Delevingne.

J’explique ce phénomène dans Le Journal du dimanche du 28 février.

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Il y a une vie après la Crème de huit heures

Elizabeth Arden fait partie, avec Helena Rubinstein et Estée Lauder, de ces entrepreneuses de la beauté qui ont fondé des empires à la force de leur ambition. Elles ont connu des fortunes diverses. La dernière a eu sans doute la plus belle postérité, en donnant son nom à un groupe mondial dont la famille tient toujours les rênes. Helena Rubinstein fait partie du portefeuille des marques de luxe de L’Oréal, qui ne sait que faire de ce laboratoire d’innovation.

Article paru le 18 octobre dans Le Journal du dimanche

Article paru le 18 octobre dans Le Journal du dimanche

Le sort d’Elizabeth Arden est mitigé. C’est une multinationale qui gère des parfums de célébrités comme Justin Bieber et Britney Spears – et se fait chahuter à Wall Street. Mais c’est aussi le fabricant de la mythique Eight Hour Cream, la crème de huit heures connue pour ses vertus hydratantes. En France, elle n’est même connue que pour cela, alors qu’elle aurait le potentiel d’être un acteur global sur tous les axes (soin, parfum, maquillage).

Pour revenir à l’esprit des Parisiennes, Elizabeth Arden a ouvert un pop up store dans le 16e arrondissement, qui présente toutes ses références et des conseils personnalisés comme au Red Door Spa de Union Square à New York. Elle souhaite aussi développer sa présence porte par porte en signant des exclusivités avec Sephora, Nocibé… J’ai interviewé Axel Lecomte, le DG France, pour l’article paru hier dans Le Journal du dimanche.

La marque a inauguré un pop up store dans le 16e arrondissement - photo Cécile Cellerier

La marque a inauguré un pop up store dans le 16e arrondissement – photo Cécile Cellerier

J’ai testé… les marques anglaises de Feelunique

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Article paru le 20 septembre dans Le Journal du dimanche

Le site de vente en ligne de produits de beauté Feelunique.com va bientôt lancer sa version .fr, avec un contenu et une équipe dédiés aux consommatrices françaises. Présent depuis déjà dix ans au Royaume-Uni, c’est un gros acteur du e-commerce qui réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 500 marques. Les Sephora et consorts surveillent donc son déploiement avec attention.

J’ai rencontré le PDG de Feelunique, le Français Joël Palix, lors de la journée presse organisée par le site le 8 septembre. L’occasion de retrouvailles avec l’ancien président des parfums Clarins que j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’interviewer lorsque j’étais chez Cosmétique Mag. Je présente sa stratégie et ses ambitions dans un article paru hier dans Le Journal du dimanche.

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Nails Inc, Ameliorate, Bagsy, Cowshed, St. Tropez, This Works et Fleur de Force – photo P.C.

La journée organisée par l’agence La Maison Link permettait aux journalistes et blogueuses invitées de choisir des produits parmi la profusion d’offres. L’accent avait été mis sur les marques britanniques pour jouer la carte « British touch » mais le site aura tout intérêt à adopter un positionnement généraliste pour toucher les Françaises, car c’est bien le choix et la qualité de service qui feront sa différence.

C’était parti pour une séance shopping, avec des découvertes et aussi des marques familières. La créatrice de la crème pour le corps Ameliorate, Annette Luck, m’a expliqué son concept, destiné aux peaux très sèches. A l’essai, je n’ai pas vu de différence notable avec une bonne crème Lipikar de La Roche Posay. Bagsy est une marque maline de maquillage facile à glisser dans son sac (bag) grâce à ses emballages cartonnés. Les flacons trapus de Nails Inc permettent de tester le vernis en plaçant son ongle sous la base de verre. L’illusion d’optique est bluffante : on a vraiment l’impression d’avoir la couleur au bout des doigts. Feelunique organise actuellement un partenariat avec Fleur de Force, une blogueuse anglaise in French dans le texte. Des opérations semblables sont envisageables en France.

J’étais déjà fan des gammes pour le corps Cowshed aux appellations rigolotes comme Grumpy Cow (vache grognon) ou Wild Cow (vache en liberté). J’ai mis dans ma besace le gel douche relaxant Knackered (épuisée) Cow dont l’odeur de lavande n’est pas trop prononcée. La marque a débuté dans une ancienne étable au coeur de la campagne anglaise, d’où le nom. St. Tropez est l’autobronzant préféré des Anglaises pour avoir bonne mine pendant l’hiver. J’ai jeté mon dévolu sur le gel teinté pailleté pour avoir les jambes de Kate Moss, l’égérie de la marque (on peut toujours rêver).

Enfin, j’avais déjà entendu parler de This Works créé par une ancienne du Vogue UK, Kathy Phillips, selon un concept imparable : si ces formules ont convaincu la plus exigeante des journalistes beauté, c’est que ça marche vraiment. La fondatrice s’appuie sur un panel de femmes pour valider l’efficacité de ses soins. Souffrant de troubles du sommeil récurrents, je me suis laissée tenter par le spray d’oreiller censé diffuser ses bienfaits pendant la nuit et éviter les réveils intempestifs. Verdict : ça sent bon et je dors mieux. De là à savoir s’il y a un lien de cause à effet…

Sabé Masson, le parfum caresse

Portrait Isabelle Masson MandonnaudJ’avais rencontré Isabelle Masson une première fois lorsque j’étais à Cosmétique Mag et qu’elle développait sur internet sa société de parfums solides Crazy Libellule and the Poppies. Avance rapide de quelques années, son entreprise s’appelle maintenant Sabé Masson (Sabé est son surnom), fabrique toujours des parfums en stick mais aussi liquides, et vient d’ouvrir une boutique rue de Franche Comté, près de République à Paris. Je l’annonçais dans un article paru dans Le Journal du dimanche le 5 avril qui traitait des rituels de parfumage alternatifs.

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Isabelle Masson est une vraie entrepreneuse qui a contribué à bâtir la chaîne Sephora avec son époux Dominique Mandonnaud avant de la revendre à LVMH. Si elle croit dur comme fer à ses projets, elle est aussi douce et poétique quand elle défend ses Soft Perfume, parfums en bâtonnet comme un rouge à lèvres formulés avec des beurres de karité ou de mangue et délicatement parfumés par des « nez ».

La fondatrice recommande de les faire glisser sur des zones où ils vont réagir avec la chaleur de la peau, sur les poignets, derrière les genoux ou dans le décolleté. Parmi les 12 créations de la gamme, j’ai eu le coup de coeur pour Zazou, un hespéridé. J’aime aussi la chaleur poudrée de Parisian Rhapsody et Artist, un boisé. Huit nouveautés arrivent en 2015 dont Georges et moi, un vétiver de toute beauté.

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20150409_150155L’inauguration de la boutique la semaine dernière était l’occasion de rencontrer l’architecte Vittoria Rizzoli, qui a créé un écrin tout blanc pour les packagings colorés aux graphismes sixties ou romantiques. Pas de grand geste architectural dans cet espace réduit de 30 m2, mais une bibliothèque qui dévoile les tubes cartonnés sans saturer le regard. Au sous-sol, la petite équipe s’active sur une grande table de tailleur héritée de l’ancien propriétaire. Désormais adossée à la holding Upperside, qui détient aussi la marque Taaj, Isabelle Masson va étendre son concept en déclinant cinq sticks en parfums alcoolisés à partir de l’automne. Sa situation dans le Haut Marais, à quelques encablures de Liquides, le spécialiste de la parfumerie pointue, devrait lui assurer un public éclairé .

Le sucré est partout, gare à l’indigestion

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Quand la société créatrice de Candy Crush entre en Bourse avec une valorisation à 7 milliards de dollars, on se dit que l’addiction aux bonbons peut mener très loin. Non content d’avoir occupé nos insomnies et généré de vrais bonbons à grignoter (en vente notamment à la boutique du cinéma MK2 Bibliothèque à Paris, voir ci-dessus), le jeu inventé par King Digital Entertainment a marqué l’apogée d’une déferlante de sucre dans nos modes de consommation.

Les exemples abondent, dans tous les domaines : les gels douches Dop aux parfums d’enfance, guimauve, bonbon cola ou pomme d’amour ; l’ouverture du restaurant Dessance, rue des Archives à Paris, entièrement consacré aux desserts ; le prochain salon Sugar Paris au Parc Floral du 4 au 6 avril, dédié à la pâtisserie décorative.

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En parfum, ce n’est plus une tendance, c’est quasiment la nouvelle norme. Le succès du moment, La vie est belle de Lancôme, est un hymne aux senteurs sucrées et addictives, quand son concurrent, La Petite robe Noire de Guerlain, évoque la confiture de griotte, tandis que Nina Ricci compose un jus aux notes de macaron en collaboration avec Ladurée.

5.Packshot Ambiance La Tentation de Nina

En maquillage, Revlon lance au printemps des vernis à ongles Sun Candy aux couleurs de bonbons acidulés, Sephora propose en série limitée des vernis effet barbe à papa, Paul & Joe s’inspire des crèmes glacées dans une collection très appétissante. A l’inverse, les éclairs Fauchon flirtent avec le nail art. Lire la suite