Résumé des épisodes précédents: made in France, égéries, luxe, publicité

Le point sur mes articles parus ces dernières semaines :

Dans Le Journal du dimanche, j’ai participé au dossier Made in France paru le 20 novembre, un de mes sujets de prédilection. J’y détaille le projet de la marque Jardin d’Orante de relancer la filière du cornichon cultivé en France. Un sujet qui prête à sourire mais qui est selon moi particulièrement concret et positif, car il montre que l’on peut relocaliser en France et promouvoir une économie locale en se donnant du mal (en l’occurrence, en mobilisant la grande distribution, qui a soutenu la marque pour qu’elle soit distribuée largement).

fabrication-france-i763460Dans le même dossier, je présentais la gamme Tex Fabrication France de Carrefour qui applique le principe des produits alimentaires Reflets de France à la mode, avec une sélection de PME partenaires. L’histoire ne dit pas si les fournisseurs sont pressurés sur leurs marges, comme sait le faire la grande distribution, mais cela reste une initiative intéressante, ambitieuse et accessible au grand public.

Pour Le Journal du dimanche toujours, après mon sujet sur Devialet qui vient de lever 100 millions d’euros, j’ai présenté la stratégie du spécialiste du son Sonos pour convaincre les amateurs de musique de se convertir au streaming payant, et j’ai visité en avant première le Grand musée du parfum qui ouvre à Paris le 16 décembre, avec une approche plus ludique qu’académique. Un article paru dimanche dernier dans le cahier spécial Noël de l’hebdomadaire.

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La Maison Sonos à Paris permet de tester la qualité sonore des enceintes dans un décor accueillant – photo P.C.

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Le Grand musée du parfum et son jardin des senteurs encore en chantier – photo P.C.

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Les égéries publicitaires sont un autre de mes sujets préférés, que j’ai analysé dans Challenges et dans un webdoc. J’ai expliqué le phénomène dans Pharmacien Manager de novembre, car la pharmacie est elle aussi gagnée par la folie des contrats publicitaires, que ce soit Kristin Scott Thomas avec Lierac, Tony Parker pour Puressentiel ou Sébastien Chabal avec Evolupharm.

Pour Stratégies, j’ai signé le dossier « Petits budgets, grandes idées », un cas d’école publicitaire puisqu’il oblige les annonceurs à être malins avec peu d’argent. Relations presse, digital, parrainage d’émissions ou achat d’espace négocié, les solutions existent pour émerger à bas prix, mais tout dépend de ce que l’on en attend : un prix au festival de Cannes de la publicité ou une augmentation de la fréquentation du site internet? En fonction des objectifs, le résultat créatif ne sera pas le même.

J’ai aussi participé au dossier luxe de Stratégies avec un article sur la vente événementielle d’un sac Lady Dior sur  WeChat, la plateforme sociale numéro un en Chine. J’aurais adoré contribuer davantage à ce dossier mais c’était impossible au vu de mon mois de novembre de dingo.

Et toujours Design fax, la lettre hebdomadaire sur le design, avec un spécial agences le 5 décembre : les Sismo, qui fêtent leurs vingt ans en 2017 avec un modèle iconoclaste, Centdegrés qui fait du business en Chine et Desdoigts & Associés qui fait aussi de la publicité.

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La beauté cachée du lait

Le lait de vache n’a pas bonne presse. Ses bienfaits pour la santé sont remis en cause comme le décryptait un récent article très fouillé du Monde. Quant à l’affaire de la « ferme des 1000 vaches », elle illustre les dérives du productivisme par opposition à une agriculture de proximité.

C’est dans ce contexte que le Cniel, l’interprofession laitière, organise jusqu’au 30 juin l’exposition « Milk Lab, les designers réinventent le lait ». Réunis par la journaliste Claire Fayolle dans une scénographie d’Ich & Kar, une dizaine de designers et des étudiants de Reims et de Nancy ont imaginé des propositions futuristes sur le thème du lait, en tant que contenu, contenant et ingrédient de nouveaux matériaux.

Mes petits chouchous des 5.5 Designstudio ont amené le geste de la traite en ville à travers le projet « Vache à lait » :

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BETC Design a imaginé une imprimante 3D pour créer des objets comestibles :

BETC Design a imaginé une imprimante 3D pour créer des sculptures comestibles

Eliumstudio s’est associé à la start up lyonnaise Lactips, qui a mis au point une matière plastique compostable et biodégradable à partir de la caséine, une protéine du lait :

Eliumstudio s'est associé à la start up lyonnaise Lactips, qui a mis au point une matière plastique compostable et biodégradable à partir de la caséine, une protéine du lait

C’est le plus simple, le plus « low tech » et le plus facilement exploitable des projets. « Hot Milk Lab » de Sebastian Bergne est un bar à lait à mixer avec des épices et des arômes :

C'est le plus simple, le plus

Et aussi… Le designer culinaire Marc Brétillot a proposé des moules à fromage irréguliers, Stéphane Bureaux un bol à et en lait (à base de caséine), Nodesign une imprimante utilisant le lait comme encre, Sismo une application pour smartphone, l’étudiante de l’Ecole supérieure d’art de de design de Reims Sijya Gupta une pâte à lait nutritive…

Une opération de communication et de lobbying grandeur nature pour l’interprofession, qui investit une galerie d’art éphémère, la Milk Factory, 5 rue Paul Bert dans le 11e arrondissement de Paris. Plus originale qu’une campagne de communication, c’est une façon de parler du lait sous l’angle de la création et de la prospective. Mais du lait de vache uniquement, les laits de chèvre ou d’ânesse sont non grata au Cniel.