La thalasso, remède anti-déprime

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Les Thermes Marins de Saint-Malo, une valeur sûre qui fait toujours le plein – photo DR

Qui aurait cru que l’on pouvait sonder l’état d’esprit d’un pays au salon des Thermalies, le rendez-vous des professionnels du thermalisme et de la thalassothérapie? En discutant avec les exposants, en janvier au Carrousel du Louvre, j’ai pourtant recueilli des témoignages concordants : à la suite des attentats de 2015, les Français ont cherché du réconfort dans les cures et les massages. « La semaine de Noël a fait le plein », m’a confié Jean-Luc Pleuvry, de Thalazur. « Les attentats ont provoqué une prise de conscience, selon Marie Perez Siscar, présidente de Thalacap Catalogne. La vie est trop courte, il faut prendre soin de soi. » Un phénomène qui a surtout profité aux établissements français car à l’inverse, le stand de la Tunisie semblait bien vide. Le pays qui promettait du soleil bon marché toute l’année a subi de plein fouet les événements internationaux.

Les cadres au bord du burn-out se précipitent sur les séjours de relaxation, les mères partent en duo avec leur fille ado, l’hypnose, la méditation en pleine conscience, le sans gluten, la cryothérapie font leur entrée dans les programmes de soin. J’explique cette tendance, chiffres à l’appui, avec une sélection de cinq thalassos, dans Challenges du 3 mars. L’article est à retrouver ici.

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Mille mots pour expliquer le terrorisme

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Article paru le 28 juin dans The Sunday Herald

La vie de pigiste est faite de périodes d’attente et d’accélérations soudaines. Le 26 juin dernier, je me préparais à me mettre tranquillement en mode été en anticipant la rentrée quand le Sunday Herald, l’hebdomadaire écossais avec lequel je collabore, m’appelait pour me commander un article sur le nouvel attentat sur le sol français. Alors que j’essayais moi-même de comprendre les événements dramatiques de Saint-Quentin-Fallavier en écoutant France Info, le rédacteur en chef me demandait d’expliquer l’état d’esprit en France et les différents points de vue des leaders d’opinion pour combattre Daesh. Le tout en 1000 mots, en anglais et pour le lendemain, thank you very much.

Autant dire que mes vingt ans d’expérience comme journaliste, ma maîtrise de l’anglais et le sens de la synthèse appris à Sciences Po trouvent leur raison d’être en ces circonstances. Je ne suis pas spécialiste du terrorisme, je n’avais pas d’expert sous la main, mais j’ai convoqué toutes mes réflexions et mes lectures depuis les attentats de janvier, que j’avais déjà traités pour le Sunday Herald. J’ai évoqué Emmanuel Todd, l’illusion de l’esprit du 11 janvier, les tensions chez Charlie Hebdo, la remise en cause du mot d’ordre « pas d’amalgame » par certains éditorialistes, sur fond de progression lente mais sûre du Front National. Bref, la suite de ce que j’expliquais en janvier, à savoir que les démocrates modérés ont bien du mal à garder le cap face aux provocations des fous furieux de Daesh, la mise en scène d’une décapitation au coeur de la France moyenne et non pas dans un Etat en déliquescence à des milliers de kilomètres de chez nous marquant un palier supplémentaire.

Dans un télescopage absurde et vertigineux dont notre époque a le secret, paraissait le même jour dans Le Journal du dimanche mon article sur les parfums de l’été, parmi lesquels le premier parfum d’Azzedine Alaïa. Un hommage personnel et affectueux à sa Tunisie natale, qui prend une coloration particulière dans ce pays qui veut vivre et avancer.