Les jouets stars de Noël

Façade_le fabuleux Noel de MP

Hop hop hop on y est presque. Révisez vos classiques avec cet article paru dans Le Journal du dimanche du 25 novembre.

 

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Calendriers de l’Avent, le compte à rebours a commencé

On connaissait les calendriers de l’Avent Kinder, mais aujourd’hui les petites fenêtres à ouvrir avant Noël sont devenues un véritable business destiné aux adultes. Les calendriers à la bière s’affichent en 4×3 dans le métro, les parfumeries distillent leurs produits de maquillage pendant 24 jours, les thés Damman, les boulangeries Paul, les bougies Rituals s’y sont mis. On trouve même des calendriers de l’Avent pour animaux avec croquettes incluses…

J’explique ce phénomène encouragé par les réseau sociaux (eh oui, ouvrir les petites fenêtres tous les jours sur Instagram, ça anime sa communauté) dans le Journal du dimanche du 19 novembre.

Les parfums Chanel ont une boutique rien que pour eux

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Le point de vente de 70 m2 est installé dans un ancien hôtel particulier

Après avoir testé la formule quelques mois rue Saint-Honoré, la maison de luxe vient d’ouvrir un point de vente permanent uniquement dédié à la beauté et aux parfums rue des Francs Bourgeois. Le Marais s’est transformé en « beauty alley » avec sur quelques centaines de mètres une succession d’enseignes comme Bobbi Brown, Penhaligon’s, Fragonard, Khiel’s, L’Artisan Parfumeur, Diptyque…

Chanel, habitué aux quartiers chics, se dévergonde quelque peu dans cet ancien hôtel particulier au style bohème. Qu’en aurait pensé sa fondatrice, qui fut pensionnaire du Ritz (le palace va bientôt rouvrir avec un spa signé Chanel, une autre grande première pour la maison)?

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La figure de Gabrielle Chanel est présente en filigrane

La figure tutélaire est présente en silhouette dans le décor de même que le motif matelassé que l’on retrouve sur les sièges. Pour le reste, le lieu joue avec la pierre de taille et les volumes de guingois.

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L’alcôve formée par un ancien puits crée un point focal dans l’espace homme

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La terrasse donne envie de revenir pour un pique-nique au printemps

L’espace de 70 m2 est propice aux animations saisonnières et l’esprit de Noël règne actuellement dans la mise en scène du célèbre N°5. Les visiteurs étrangers ne devraient pas se bousculer à la suite des attentats mais les Parisiens fortunés pourront y trouver des idées de cadeaux intemporels.

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Des « tables éditoriales » mettent en avant les animations du moment

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Let it snow… Un grand classique pour les fêtes

Des cadeaux cousus de fils d’or

Dernière ligne droite pour les cadeaux de Noël, les médias multiplient les suppléments de circonstance. Le Journal du dimanche publiait le sien la semaine dernière, dans lequel je signais l’article sur les tendances beauté qui jouent la tradition avec une dominante de tons or. En maquillage, la collection Tsarina de L’Oréal Paris imagine une poupée russe aux ongles dorés et Guerlain rend hommage à Diaghilev avec une palette Petrouchka parfaitement incarnée par son égérie Natalia Vodianova.

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Article paru le 14 décembre dans Le Journal du dimanche

Mais la tendance vaut aussi dans les parfums avec des jus habillés de fils d’or comme Dahlia Divin de Givenchy ou Love Story de Chloé. J’ai sollicité le consultant Nicolas Olczyk du cabinet Rouge Curaçao pour apporter son éclairage à cet éblouissement de saison. Mais comme je l’évoquais déjà l’été dernier, un peu de sobriété ne nuit pas. Vivement 2015.

Une vraie bonne idée : soutenir Joséphine

Depuis 2006 à Barbès, le salon Joséphine accueille des personnes pour qui une coupe de cheveux ou une manucure sont plus qu'un petit luxe quotidien : un pas vers le retour de la confiance en soi.

Depuis 2006 à Barbès, le salon Joséphine accueille des personnes pour qui une coupe de cheveux ou une manucure représentent un pas vers le retour de la confiance en soi- photo DR

Quand on suit le secteur de la beauté, on est très gâtée : on est invitée dans de beaux endroits découvrir de nouvelles fragrances et autres crèmes miracles, on repart les bras chargés de paquets ou les merveilles arrivent livrées chez soi quelques jours plus tard. Certes, ce ne sont pas des cadeaux : il est normal de connaître les nouveautés pour se tenir au courant des tendances, et de les tester sur la durée pour émettre un jugement. Personnellement, j’ai un faible pour les vernis : couleurs, formules, effets de texture, j’essaie tout, comme une gamine dans un magasin de bonbons.

Seulement les placards et la salle de bain ne sont pas extensibles. Quand on a tout testé, adopté, offert aux copines, on reste encore avec une bonne cargaison de goodies sur les bras. Et c’est là qu’on a LA bonne idée : la proposer à une association caritative. A quelques semaines de Noël, cela peut améliorer l’ordinaire et remonter le moral à des personnes qui sont dans le creux de la vague. Les Restaurants du Coeur sont preneurs des dons en nature, mais j’ai pensé qu’il était judicieux de contacter une association qui oeuvre à restaurer la confiance en soi de femmes malmenées par la vie : le salon de beauté Joséphine.

Un peu de soleil dans un quotidien pas toujours rose.

Un peu de soleil dans un quotidien pas toujours rose- photo DR

Créé par la coiffeuse de défilés Lucia Iraci, le premier lieu a ouvert en 2006 à Barbès, et accueille sur rendez-vous des femmes en recherche d’emploi, ou victimes de violences conjugales, qui ont besoin de se poser et de reposer un regard bienveillant sur elles-mêmes. Il n’est pas possible de pousser la porte du salon pour bénéficier d’une coupe ou d’un conseil maquillage. Les clientes sont orientées vers Joséphine par les services sociaux ou des partenaires de Pôle Emploi.

Lors de ma visite, il y avait aussi des hommes, venus recevoir des conseils pour préparer un entretien d’embauche, car il suffit parfois de peu de chose, dans la coiffure ou dans la tenue, pour faire la différence. Les profils accueillis sont nombreux : « Parfois ce sont des femmes victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail, parfois des femmes séparées de leurs enfants que nous aidons à se faire jolies pour se présenter face à un juge aux affaires familiales », m’a expliqué Jean-Charles Aponté, un ancien de la com’ devenu responsable des salons de Paris et de Tours. Chacun accueille 150 personnes par mois. La précarité en France n’est pas un vain mot : certaines bénéficiaires, à 50 ans, ne sont jamais allées chez le coiffeur, sans parler de se faire poser une manucure.

Grâce au carnet d’adresses de Lucia Iraci, Joséphine reçoit l’aide de partenaires prestigieux : la Fondation L’Oréal, vente-privee.com, Meetic (Marc Simoncini, son fondateur, est un client du salon de coiffure de Lucia). Les marques Kookai, Caroll, Bréal offrent des vêtements. Les coiffeuses et esthéticiennes travaillent bénévolement. Pour 2015, le réseau s’agrandit : Rennes, Moulins, Clermont-Ferrand sont prévus, et une formation en « coiffure sociale », destinée à former des intervenants en maisons de retraite ou dans les hôpitaux, doit démarrer bientôt à Tours. Autant dire que Joséphine carbure à plein tube (de rouge à lèvres) et que mes petits produits ont été bien accueillis. Pas si futiles, les cosmétiques!