Dossier design dans Stratégies

Un dossier paru le 18 juin

Ce dossier aurait dû paraître en avril en même temps que le Grand Prix Design de Stratégies mais un petit virus en forme de couronne est passé par là… J’ai donc actualisé mes interviews à l’aune de l’actualité mais le fond reste valable : les designers n’ont pas attendu la crise sanitaire pour s’occuper des enjeux sociaux et environnementaux de la planète. Certaines agences ont fait la démarche d’être certifiées B Corp, d’autres ont créé le poste de responsable du développement durable ou ont intégré les 17 objectifs des Nations Unies dans leur travail au quotidien.

Du côté des entreprises, L’Oréal, Unilever, Nestlé s’engagent dans la réduction ou le remplacement du plastique issu du pétrole. Les industriels qui ont contribué à la pollution des océans et aux émissions de gaz à effet de serre sont-ils les mieux placés pour apporter des solutions? C’est un débat mais on peut aussi se dire que quand des multinationales prennent des mesures, l’impact est important. L’Oréal vient d’ailleurs d’annoncer aujourd’hui son programme L’Oréal pour le futur qui fixe ses ambitions pour le développement durable d’ici 2030.

Dans ce dossier, je signe aussi un article sur la nouvelle tente Quechua 2 seconds, qui se replie beaucoup plus facilement, et une enquête sur les formations au développement durable dans les écoles de design. La version numérique du magazine est à retrouver dans ce lien (pages 26 à 32 et pages 42-43) : http://intescia.visuamobile.com/reader/6bebb409-8dce-d49c-14fa-f55162af6e8e/STG/editions/3569a054-571d-af57-a380-d7cd47ec1729/read?eid=3569a054-571d-af57-a380-d7cd47ec1729&ts=1592381752&u=&ck=8338dc40b10b2fa66bc0ac1457478181cc32dfa9&type=html

Alimentaire, ameublement, restauration : le point sur la consommation

Moins de stockage qu’en mars mais des chariots plus remplis que l’an dernier (photo Kantar)

Cette semaine, Kantar a présenté la nouvelle vague de son baromètre de la consommation pendant le confinement, réalisé entre le 23 mars et le 19 avril. Par rapport à la croissance de +20% des achats alimentaires en mars, due à un phénomène de stockage de produits de base, avril a ralenti (+13% par rapport à la même période de 2019). La peur de manquer s’est effacée mais les Français ont continué de prendre leurs repas à la maison. La farine (+155%), les levures (+200%) s’envolent toujours des rayons. Le succès des surgelés (+25%) restera comme un fait marquant de la période. Les apéros visio ont entraîné une hausse de +17% des produits apéritif, mais sans excès : les alcools sont à -4%. Les Français ont fait le plein de papier toilette à la période précédente : les ventes sont désormais à -8%. On constate un certain laisser aller dans la salle de bains avec des ventes de maquillage à -55% et les produits de rasage à -15%. Les gants, la javel, le savon font toujours de très gros scores. En moyenne, 275 euros ont été dépensés par foyer en avril, 27 euros de plus que l’an dernier.

Selon Kantar, les Français sont inquiets : d’après le baromètre de l’opinion réalisé du 16 au 18 mai, 77% ont peur d’attraper le covid-19 (ou qu’un de leurs proches l’attrape), 71% pensent que dans les prochains mois, la France fera face à une deuxième vague d’épidémie qui entraînera un nouveau confinement. Paradoxalement, la semaine avant la levée du confinement, ils sont aussi plus nombreux à avoir reconnu un relâchement dans l’application des mesures de sécurité (rester à la maison, garder une distance d’un mètre, limiter les interactions) mais l’adoption du masque pourrait démentir leurs craintes.

Les Français sont surtout inquiets des conséquences économiques de la crise (à 88%), y compris à titre personnel puisque 56% des salariés se disent inquiets sur leur situation professionnelle. 82% se disent « pas confiants » sur la situation économique de la France.

L’Appartement Ligne Roset à Lyon, une nouvelle façon de vendre du mobilier (photo Ligne Roset)

Qu’en est-il du secteur de l’ameublement? Le French Design by Via, organisme qui représente les professionnels du design et du mobilier, organisait mercredi un webinaire sur les perspectives du marché post-covid.

Jean-Charles Vogley, directeur de la Fnaem (Fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison), a souligné une chute de -51,6% du chiffre d’affaires des magasins en mars 2020 par rapport à mars 2019, et s’attend à un « atterrissage » de l’ordre de -20 à -30% pour l’ensemble de 2020. « À l’ouverture des magasins le 11 mai on a noté un afflux de clients qui ont constaté les insuffisances de leurs logements et qui avaient des besoins immédiats. Mais on a moins de préparations de projets avec l’achat de gros équipement. Le plus dur se verra en juillet avec l’arrêt des dispositifs de chômage partiel. » La profession plaide pour des incitations au déblocage de l’épargne des Français pour l’achat de mobilier neuf. Les enseignes auraient cependant intérêt à valoriser la seconde main dans une logique d’économie circulaire.

Pour Christophe Gazel, directeur de l’IPEA (Institut de prospective et d’études de l’ameublement), la croissance d’environ 4% en 2019 a été portée par une logique d’équipement, particulièrement dans la cuisine (+6,2%). Après le coup d’arrêt de mars-avril, on peut penser que l’été sera porté par le marché des résidences secondaires, que les propriétaires auront envie d’aménager. Les tendances à la location (de literie, de mobilier pour le télétravail…), au sur mesure, à la conception à distance comme l’a fait Ikea pendant le confinement devraient être confirmées. L’expert s’étonne du silence des enseignes pendant la crise : « Peu de marques ont parlé sur les réseaux sociaux car elles ne pouvaient pas vendre, pourtant les Français étaient coincés chez eux. Ligne Roset a mené un concours qui lui a permis d’alimenter la conversation et d’enrichir sa base de données. » La restriction des déplacements, la redécouverte de son intérieur font que le secteur a une carte à jouer pour accompagner les clients tout au long de leur vie, sous peine de se faire capter le marché par Amazon et son algorithme de recommandation.

Retrouver le plaisir d’un café en terrasse (photo Fermob, gamme Bistro)

Le marché de l’ameublement et du design pour les professionnels (aussi appelé contract pour hôtels et restaurants) a fait l’objet d’une web conférence de l’Ameublement français (interprofession des fabricants), en présence du designer Patrick Jouin et de Bernard Reybier, dirigeant de Fermob. Celui-ci a subi une chute d’activité de 80% pendant le confinement, cependant il a noté « beaucoup plus d’abattement » de la part des restaurateurs français qu’à l’étranger. Malgré les aides de l’État et peut-être à cause d’elles, il a relevé moins de dynamisme individuel. Patrick Jouin, qui réalise les trois quarts de son activité hors de France, a constaté également que « la Chine a redémarré très vite ». Le designer a travaillé avec Alain Ducasse à des solutions pour accueillir à nouveau les clients dans de bonnes conditions sanitaires, présentées au président Macron. Il a exposé ses réflexions dans cet entretien au Monde.

Avec autant de précautions que possible, il a exprimé ses doutes sur le projet de cloche Plex’Eat du designer Christophe Gernigon (qui ne serait adaptée qu’aux restaurants en zone verte puisque seules les terrasses sont autorisées à Paris) : « L’air circule et les projections peuvent passer par en-dessous. Il peut se former de la buée par choc thermique entre l’air climatisé et la respiration des convives. Il faut les nettoyer régulièrement et elles gênent le service. Enfin toutes les solutions fixées au plafond représentent un manque de flexibilité pour les restaurateurs qui ne peuvent pas changer le plan de table. » Bref, mieux vaut ne pas se précipiter avant d’équiper son restaurant!

Le projet Plex’Eat (photo Christophe Gernigon Studio)

Et aussi… selon l’institut Gfk, les Français on acheté 5,1 millions de livres la semaine du 11 mai, pour un chiffre d’affaires de 53,7 millions d’euros, +2% par rapport à la même période de 2019. Les cahiers de vacances à eux seuls sont à +75%!

Le design en action

Decathlon a rendu publics ses plans pour permettre aux médecins de transformer ses masques de plongée en respirateurs
Et c’est à peine une blague

On parle beaucoup des masques de plongée de Decathlon, reconvertis en respirateurs en Italie puis en France. La marque de sport a décidé de les retirer de la vente pour les réserver exclusivement aux hôpitaux. Certains soignants s’équiperaient même de ses ponchos de randonnée en remplacement de surblouses. D’un côté, on peut trouver pathétique que de grands pays développés aient recours à du bricolage face aux pénuries de matériel. Mais d’un autre côté, on peut se féliciter de la réactivité et de la créativité humaines en situation de crise. Et ce transfert de compétence étonnant entre le loisir et la médecine met en lumière le travail des designers.

J’ai eu l’occasion d’écrire sur la démarche de Decathlon, qui outre le masque Easybreath a breveté la tente Quechua qui se déplie en deux secondes. L’entreprise a mis en place il y a quelques années une stratégie d’innovation qui passe par plusieurs principes :

-faire travailler ensemble les chefs de projet, les ingénieurs et les designers. C’est-à-dire la connaissance des consommateurs, la faisabilité technique et l’ergonomie. Un produit peut être parfait techniquement mais difficile à comprendre par l’utilisateur. Plutôt que d’avancer chacun dans son couloir, la mise en commun des compétences permet de trouver plus vite les solutions aux problèmes;

-tester les produits sur leur lieu d’utilisation. Ainsi le développement des gammes pour les sports aquatiques est basé à Hendaye au Pays Basque, les sports de montagne en Haute-Savoie, les sports collectifs comme le football à Lille… Cela permet de valider beaucoup plus vite les prototypes;

-associer les utilisateurs aux développements. Decathlon a un club de clients passionnés de sport qui testent les produits en avant-première et proposent eux-mêmes des innovations à travers la plateforme Decathlon Cocreation.

Dans l’exemple dramatique de la lutte contre le Covid-19, la méthode du fabricant a prouvé sa validité : les équipes ont envoyé leurs plans aux médecins pour leur permettre d’adapter les masques. L’intelligence collective ne permet pas seulement d’améliorer des équipements sportifs, elle sauve des vies.

Et Decathlon n’est pas le seul à s’associer à la mobilisation. Des designers disposant d’imprimantes 3D les ont mises à disposition pour fabriquer en urgence des masques de protection. Un consortium d’entreprises, Air Liquide, Valeo, Schneider Electric et PSA, est réquisitionné pour fabriquer en urgence des respirateurs. Des entreprises qui comportent d’ailleurs des bureaux de design et qui sont rompues à trouver des solutions techniques dans un temps record. Parmi toutes les mauvaises nouvelles qui nous assaillent, on peut franchement se réjouir d’avoir un tissu d’entreprises de haut niveau capables de faire preuve de solidarité.

Et aussi… L’APCI, l’association de promotion du design en France, recense sur son site les initiatives et appels à projets de design en lien avec le Covid-19 et le confinement. Une base de données intéressante pour les professionnels.

Le dimanche de Kenzo Takada

Article paru le 8 mars dans le JDD (photo Florence Brochoire)

J’ai eu la chance de rencontrer Kenzo Takada pour la rubrique « Le dimanche de » du Journal du dimanche. Le créateur de la maison Kenzo, vendue à LVMH il y a vingt ans, lance sa propre marque de décoration, K3. Il m’a fait l’effet d’un homme très humble, souriant, avec un accent japonais prononcé mais parisien dans l’âme avec ses habitudes : le Lutetia juste à côté, les brocanteurs, le musée Maillol… Une légende de la mode, au même titre que Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent.

Le design pour tous

Le design est un secteur que je suis depuis plus de 20 ans, d’abord à Stratégies puis dans Design fax. Il peut s’agir aussi bien de parler des agences de communication qui font du packaging, des identités visuelles, que d’interviewer des designers indépendants comme Ron Arad, Jasper Morrison, Noé Duchaufour Lawrance etc. Au fil des années j’ai suivi l’évolution d’un métier moins « show off » que la publicité mais aussi la starification de créateurs qui a fait du design un mot un peu snob. À l’occasion d’une rencontre avec Philippe Starck pour Degrenne, j’ai proposé au Journal du dimanche un sujet sur le design de créateur mis au service d’objets du quotidien, vaisselle, aménagement de TGV et même décor de McDonald’s avec Paola Navone. Je suis très fière de cet article paru dimanche 8 septembre qui donne une belle visibilité à un univers qui me tient à coeur.

(Philippe Starck lui-même est un personnage passionnant, agaçant, contradictoire, mais une discussion avec lui ne laisse pas indifférent. J’ai placé en encadré certaines de ses prédictions pour le futur des objets, à savoir leur disparition.)

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Beauté durable

Comment les marques de beauté de luxe intègrent-elles le développement durable dans leurs produits, sans dénaturer leur statut? Un article paru le 26 mai dans le Journal du dimanche.

JDD.26mai2019

 

Un an de dossiers dans Stratégies

Le clip This is America de Childish Gambino a été un grand moment de 2018

Au rythme d’environ un dossier par mois, j’ai l’occasion de traiter les sujets les plus divers dans Stratégies. Alors que 2018 tire à sa fin, le retour sur ces dizaines d’articles (et ces milliers de feuillets…) donne une image assez représentative des thèmes qui agitent la communication et les médias.

Influence et millennials. Après avoir suivi pendant des années le sujet des égéries, je m’intéresse maintenant à celui des influenceurs, ces célébrités issues de YouTube et Instagram qui peuvent vendre des palettes de produits avec un post. Exemple : Sananas, 2,4 millions d’abonnés sur YouTube, et sa collaboration avec l’opticien Krys. Pour toucher les millennials (18-35 ans) méfiants envers la publicité classique, et particulièrement dans le luxe, cette nouvelle forme de communication est d’une efficacité redoutable, mais elle a aussi ses dérives, quand elle n’est pas identifiée comme telle. Le sujet « Influenceurs, faut-il sévir? » a fait la une en mars avec Nabilla et McFly et Carlito.

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Plastique : le design en première ligne

Kochi

Cimetière de tongs sur une plage de Kochi, Inde, août 2018 (photo P.C.)

La lutte contre la dépendance au plastique est un enjeu majeur pour l’avenir de la planète. J’en ai pris conscience lors d’un voyage en Inde cet été car si la pollution et le gaspillage sont criants dans nos pays riches, elles sont choquantes dans des sociétés qui manquent de tout (je sais qu’il est paradoxal d’avoir des convictions écologiques et de prendre des vols long courrier, mais les voyages sont un plaisir auquel j’ai du mal à renoncer).

Pour Design fax, j’ai abordé ce thème sous l’angle des actions que peuvent mener les designers en termes de recyclage, éco-conception, utilisation de matériaux alternatifs… L’agence Market Value a réalisé une exposition pendant la Paris Design Week sur ces initiatives de start ups et fabricants pour lutter contre les déchets, comme des revêtements de sol réalisés à partir de plastique échoué sur les plages (les filets de pêche représentent à eux seuls 10% de la pollution plastique des océans).

 

Dorénavant, je n’aborde pas un sujet sans cet angle de vue et je peste contre le manque de responsabilité des industriels qui pratiquent encore le suremballage plastique. Je suis à l’affût des solutions « zéro plastique » comme ces pailles… en paille que j’ai repérées au salon Equiphotel en novembre dernier ou la société savoyarde Cosse qui produit des emballages végétaux réutilisables pour remplacer l’affreux film étirable. Il est certain que nous devons tous nous habituer à une consommation plus frugale. La prise de conscience commence à peine pour la plupart d’entre nous, surtout quand on est habitués aux voyages lointains…

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Pailles de la société Comatec Packaging à Equiphotel. Hôteliers, restaurateurs, arrêtez les pailles en plastiques par pitié pour la planète! (photo P.C.)

 

Design, cosmétiques, management, résumé des épisodes précédents

Les cosmétiques noirs dans le Journal du dimanche

Les masques et crèmes de couleur noire sont une tendance de fond du monde des cosmétiques. Appréciés pour leur aspect spectaculaire, ils sont les stars de Youtube et Instagram, parfois à l’excès avec des produits non homologués épinglés par la Febea (Fédération des entreprises de la beauté). La couleur correspond au charbon végétal qu’ils contiennent, aux vertus assainissantes. Je décris cette tendance dans le Journal du dimanche du 5 novembre.

Dans les coulisses du Peugeot Design Lab

Design fax est une newsletter hebdomadaire pour la communauté des designers. J’y contribue une fois par mois, en alternance avec trois autres journalistes. Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion d’interviewer le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris sur ses actions en faveur du design, de faire le portrait de la jeune société de mobilier Versant Édition, et de visiter le Peugeot Design Lab, le studio de design hors automobile du constructeur. En quelques années, cette agence est devenue une référence dans le monde des transports, avec des réalisations pour Alstom, Airbus, et un vélo pliant qui lui a donné du fil à retordre. Article paru le 9 octobre.

Achiever Awards du CEW

Pour le magazine BW Confidential, j’ai réalisé les portraits des lauréats des Achiever Awards du CEW, réseau à la fois professionnel et caritatif du secteur de la beauté. L’occasion de découvrir l’itinéraire étonnant d’Elise Boghossian, acupuntrice à Paris qui part une fois par mois soulager les réfugiés d’Irak. Et d’interroger Françoise Montenay, l’opiniâtre présidente du CEW dont l’action permet d’apporter du bien-être aux malades du cancer. À feuilleter ici le « flipbook » distribué en version papier lors de la remise des prix le 6 novembre.

Le nez des designers

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Nez, la revue olfactive, en est déjà à son numéro 4 (revoir ici mes précédents articles). En complément du dossier spécial sur parfum et art, j’ai interrogé six designers français sur leur rapport aux senteurs : Philippe Starck, Matali Crasset, India Mahdavi, Jean-Sébastien Blanc des 5.5, Élise Fouin, Ionna Vautrin. D’autres seront publiés sur le site, à commencer par Noé Duchaufour-Lawrance.

Sujets management pour Stratégies

Pour Stratégies, j’ai traité deux sujets d’actualité dans les ressources humaines : les shadow comex (article paru le 10 octobre) et le recrutement prédictif. Le premier concerne la création de comités de direction alternatifs pour faire entendre la voix des « millennials » dans les prises de décision.  Accor, Orange, Carrefour, Havas Media ont sauté le pas. J’ai recueilli leurs témoignages ainsi que l’éclairage du consultant Édouard Tessier du cabinet Anakao.

Le recrutement prédictif consiste à utiliser les algorithmes et l’intelligence artificielle pour recruter les meilleurs candidats dans des postes difficiles à pourvoir, non seulement en fonction de leurs compétences mais aussi du meilleur moment pour les contacter. Des robots pour remplacer les DRH? Les experts s’en défendent et font valoir au contraire une élimination des tâches répétitives au profit du contact humain. L’article est paru le 30 novembre (réservé aux abonnés les premières semaines).

Youtubeurs, réalité virtuelle, design : je ne m’ennuie jamais

Je n’ai pas chômé depuis le début de l’année mais je me suis bien amusée aussi. Oui, c’est possible de prendre plaisir à travailler, et avec mes multiples collaborations je varie les angles et les sujets.

Les parcs d’attraction du futur

Dans la continuité du dossier réalité virtuelle de Stratégies, j’ai proposé au Journal du dimanche un article (paru le 4 juin) sur le futur des parcs d’attraction, alors que le Futuroscope et Disneyland Paris fêtent leur anniversaire cette année. Tous deux ont lancé des attractions immersives à base d’écrans incurvés et de fauteuils mobiles, mais les casques de réalité virtuelle et la réalité augmentée annoncent des expériences jamais vues. Le Futuroscope prépare une nouvelle animation avec un partenaire connu… À suivre.

Les nouveaux parfums d’ambiance

Hôtels, bureaux, magasins, les ambiances olfactives se sophistiquent dans les lieux d’accueil du public, avec des effets commerciaux mesurables. Des études ont montré qu’une odeur de toast augmentait les ventes de grille-pain au rayon électroménager, et une senteur agréable, adaptée à l’identité d’un établissement, donne aux clients un sentiment de confort et l’envie de rester plus longtemps. Le nouveau territoire de diffusion du marketing olfactif, ce sont les transports, dans les voitures, les trains, les avions, mais surtout les gares et les aéroports.

Le 11 mai, j’ai passé la journée à Bruxelles pour une opération de com’ menée par Thalys et son agence Rosa Park autour des odeurs de ville desservies par la compagnie ferroviaire. Chocolat chaud à Paris, parquet ciré à Amsterdam, gazon du stade de foot à Cologne, speculoos à Bruxelles, les senteurs ont été reconstituées et encapsulées par la société Drom Fragrances. L’article est paru dans Le Journal du dimanche le 4 juin.

Le business des youtubeurs

Avec deux garçons ados, le monde des youtubeurs n’a pas de secret pour moi, et je suis incollable sur les dernières vidéos de Cyprien, Norman, Squeezie ou encore Le Rire Jaune. Lorsque Stratégies m’a commandé le dossier social video avec un focus sur l’écoystème des youtubeurs, je me suis sentie dans mon élément. J’ai quand même eu besoin d’interviewer de nombreux experts du social media, et mes fils m’ont aussi servi de consultants en validant mes infos sur la publicité Axe avec Seb la frite ou sur le business de Twitch. Dans ce dossier, j’analyse les différentes plateformes vidéo avec leurs ROI (retours sur investissement) respectifs, je présente les meilleures relations marques/youtubeurs, j’explique le business des salons spécialisés.

Ma conscience professionnelle m’a même amenée au salon des youtubeuses beauté Get Beauty au Parc floral de Paris pour un après-midi d’hystérie adolescente!

Design : la French touch a toujours la cote

J’ai suivi les agences de design pendant neuf ans à Stratégies et je suis toujours attachée à ce secteur moins m’as-tu-vu que la publicité, où la création peut s’exprimer. Pour le dossier design annuel de Stratégies, j’ai choisi l’angle de la « French touch », les agences françaises qui réussissent à l’international. L’expertise française dans le luxe et la gastronomie fait beaucoup dans ce succès, mais pas seulement. Les agences hexagonales sont plus adaptables que leurs homologues anglo-saxonnes, et savent plus facilement se fondre dans la culture locale. Le dossier est paru dans Stratégies du 20 avril.

Un changement de nom InOui

Design toujours avec la newsletter professionnelle Design fax, à laquelle je collabore une fois par mois en alternance avec d’autres journalistes. L’actualité du lancement d’InOui, la nouvelle marque de la SNCF, était un sujet en or pour interroger des spécialistes de la création de nom. Cet article ne m’a pas fait que des amis, mais je persiste et je signe, tant cette appellation me semble grotesque, inutile et déconnectée des attentes des voyageurs.