Les cocktails de l’été

Article paru le 28 juin dans Le Journal du dimanche

Que boire cet été? Le Spritz et le Mojito sont de grands classiques mais il y a aussi le gin tonic, la bière, le kombucha (boisson fermentée au thé très tendance), les liqueurs de fruits… J’ai fait la tournée des bars pour collecter les bonnes idées des créateurs de cocktails qui m’ont tous parlé de boissons moins alcoolisées, moins sucrées et ancrées dans le terroir français. Cet été, buvons moins mais buvons bien!

Dossier design dans Stratégies

Un dossier paru le 18 juin

Ce dossier aurait dû paraître en avril en même temps que le Grand Prix Design de Stratégies mais un petit virus en forme de couronne est passé par là… J’ai donc actualisé mes interviews à l’aune de l’actualité mais le fond reste valable : les designers n’ont pas attendu la crise sanitaire pour s’occuper des enjeux sociaux et environnementaux de la planète. Certaines agences ont fait la démarche d’être certifiées B Corp, d’autres ont créé le poste de responsable du développement durable ou ont intégré les 17 objectifs des Nations Unies dans leur travail au quotidien.

Du côté des entreprises, L’Oréal, Unilever, Nestlé s’engagent dans la réduction ou le remplacement du plastique issu du pétrole. Les industriels qui ont contribué à la pollution des océans et aux émissions de gaz à effet de serre sont-ils les mieux placés pour apporter des solutions? C’est un débat mais on peut aussi se dire que quand des multinationales prennent des mesures, l’impact est important. L’Oréal vient d’ailleurs d’annoncer aujourd’hui son programme L’Oréal pour le futur qui fixe ses ambitions pour le développement durable d’ici 2030.

Dans ce dossier, je signe aussi un article sur la nouvelle tente Quechua 2 seconds, qui se replie beaucoup plus facilement, et une enquête sur les formations au développement durable dans les écoles de design. La version numérique du magazine est à retrouver dans ce lien (pages 26 à 32 et pages 42-43) : http://intescia.visuamobile.com/reader/6bebb409-8dce-d49c-14fa-f55162af6e8e/STG/editions/3569a054-571d-af57-a380-d7cd47ec1729/read?eid=3569a054-571d-af57-a380-d7cd47ec1729&ts=1592381752&u=&ck=8338dc40b10b2fa66bc0ac1457478181cc32dfa9&type=html

Des parfums nés en France

Le 14 juin dans Le Journal du dimanche : Fragrances de France. Avec le confinement, on redécouvre le local, pour les vacances, en cuisine, et aussi en parfumerie. Tous les ingrédients du parfum ne viennent pas du bout du monde, ils poussent aussi dans nos campagnes, en Auvergne ou dans l’arrière-pays niçois. Il ne s’agit pas de relocaliser toute l’industrie ou d’imaginer un concept marketing de parfum « made in France ». Certains ingrédients lointains sont indispensables, surtout pour les notes de fond, celles qui font « tenir » la fragrance sur la peau, comme le santal ou le patchouli. Mais la période est propice à redécouvrir la lavande, le mimosa, le narcisse et la rose de mai que des cultivateurs continuent de faire vivre. L’occasion aussi de parler des nouveautés de l’été, chez Vuitton, Fragonard ou Molinard.

Protection solaire vs protection des océans

Aujourd’hui 8 juin c’est la journée mondiale de l’océan. Une des graves causes de pollution des océans est le réchauffement climatique qui provoque le blanchissement des coraux. Ces animaux se nourrissent d’une algue symbiotique qui leur donnent leur couleur et qui est affectée par la hausse de la température de l’eau. Les filtres UV chimiques sont aussi accusés de polluer les coraux et ont été interdits dans certaines régions. Mais cette influence est plus réduite et certains filtres sont remplacés par des alternatives minérales qui peuvent faire encore plus de dégâts. Les marques de crème solaire ont cependant pris en compte cette inquiétude et ont revu leurs formules pour les rendre respectueuses des océans.

J’ai expliqué cette tendance dans Le Journal du dimanche le 31 mai.

Alimentaire, ameublement, restauration : le point sur la consommation

Moins de stockage qu’en mars mais des chariots plus remplis que l’an dernier (photo Kantar)

Cette semaine, Kantar a présenté la nouvelle vague de son baromètre de la consommation pendant le confinement, réalisé entre le 23 mars et le 19 avril. Par rapport à la croissance de +20% des achats alimentaires en mars, due à un phénomène de stockage de produits de base, avril a ralenti (+13% par rapport à la même période de 2019). La peur de manquer s’est effacée mais les Français ont continué de prendre leurs repas à la maison. La farine (+155%), les levures (+200%) s’envolent toujours des rayons. Le succès des surgelés (+25%) restera comme un fait marquant de la période. Les apéros visio ont entraîné une hausse de +17% des produits apéritif, mais sans excès : les alcools sont à -4%. Les Français ont fait le plein de papier toilette à la période précédente : les ventes sont désormais à -8%. On constate un certain laisser aller dans la salle de bains avec des ventes de maquillage à -55% et les produits de rasage à -15%. Les gants, la javel, le savon font toujours de très gros scores. En moyenne, 275 euros ont été dépensés par foyer en avril, 27 euros de plus que l’an dernier.

Selon Kantar, les Français sont inquiets : d’après le baromètre de l’opinion réalisé du 16 au 18 mai, 77% ont peur d’attraper le covid-19 (ou qu’un de leurs proches l’attrape), 71% pensent que dans les prochains mois, la France fera face à une deuxième vague d’épidémie qui entraînera un nouveau confinement. Paradoxalement, la semaine avant la levée du confinement, ils sont aussi plus nombreux à avoir reconnu un relâchement dans l’application des mesures de sécurité (rester à la maison, garder une distance d’un mètre, limiter les interactions) mais l’adoption du masque pourrait démentir leurs craintes.

Les Français sont surtout inquiets des conséquences économiques de la crise (à 88%), y compris à titre personnel puisque 56% des salariés se disent inquiets sur leur situation professionnelle. 82% se disent « pas confiants » sur la situation économique de la France.

L’Appartement Ligne Roset à Lyon, une nouvelle façon de vendre du mobilier (photo Ligne Roset)

Qu’en est-il du secteur de l’ameublement? Le French Design by Via, organisme qui représente les professionnels du design et du mobilier, organisait mercredi un webinaire sur les perspectives du marché post-covid.

Jean-Charles Vogley, directeur de la Fnaem (Fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison), a souligné une chute de -51,6% du chiffre d’affaires des magasins en mars 2020 par rapport à mars 2019, et s’attend à un « atterrissage » de l’ordre de -20 à -30% pour l’ensemble de 2020. « À l’ouverture des magasins le 11 mai on a noté un afflux de clients qui ont constaté les insuffisances de leurs logements et qui avaient des besoins immédiats. Mais on a moins de préparations de projets avec l’achat de gros équipement. Le plus dur se verra en juillet avec l’arrêt des dispositifs de chômage partiel. » La profession plaide pour des incitations au déblocage de l’épargne des Français pour l’achat de mobilier neuf. Les enseignes auraient cependant intérêt à valoriser la seconde main dans une logique d’économie circulaire.

Pour Christophe Gazel, directeur de l’IPEA (Institut de prospective et d’études de l’ameublement), la croissance d’environ 4% en 2019 a été portée par une logique d’équipement, particulièrement dans la cuisine (+6,2%). Après le coup d’arrêt de mars-avril, on peut penser que l’été sera porté par le marché des résidences secondaires, que les propriétaires auront envie d’aménager. Les tendances à la location (de literie, de mobilier pour le télétravail…), au sur mesure, à la conception à distance comme l’a fait Ikea pendant le confinement devraient être confirmées. L’expert s’étonne du silence des enseignes pendant la crise : « Peu de marques ont parlé sur les réseaux sociaux car elles ne pouvaient pas vendre, pourtant les Français étaient coincés chez eux. Ligne Roset a mené un concours qui lui a permis d’alimenter la conversation et d’enrichir sa base de données. » La restriction des déplacements, la redécouverte de son intérieur font que le secteur a une carte à jouer pour accompagner les clients tout au long de leur vie, sous peine de se faire capter le marché par Amazon et son algorithme de recommandation.

Retrouver le plaisir d’un café en terrasse (photo Fermob, gamme Bistro)

Le marché de l’ameublement et du design pour les professionnels (aussi appelé contract pour hôtels et restaurants) a fait l’objet d’une web conférence de l’Ameublement français (interprofession des fabricants), en présence du designer Patrick Jouin et de Bernard Reybier, dirigeant de Fermob. Celui-ci a subi une chute d’activité de 80% pendant le confinement, cependant il a noté « beaucoup plus d’abattement » de la part des restaurateurs français qu’à l’étranger. Malgré les aides de l’État et peut-être à cause d’elles, il a relevé moins de dynamisme individuel. Patrick Jouin, qui réalise les trois quarts de son activité hors de France, a constaté également que « la Chine a redémarré très vite ». Le designer a travaillé avec Alain Ducasse à des solutions pour accueillir à nouveau les clients dans de bonnes conditions sanitaires, présentées au président Macron. Il a exposé ses réflexions dans cet entretien au Monde.

Avec autant de précautions que possible, il a exprimé ses doutes sur le projet de cloche Plex’Eat du designer Christophe Gernigon (qui ne serait adaptée qu’aux restaurants en zone verte puisque seules les terrasses sont autorisées à Paris) : « L’air circule et les projections peuvent passer par en-dessous. Il peut se former de la buée par choc thermique entre l’air climatisé et la respiration des convives. Il faut les nettoyer régulièrement et elles gênent le service. Enfin toutes les solutions fixées au plafond représentent un manque de flexibilité pour les restaurateurs qui ne peuvent pas changer le plan de table. » Bref, mieux vaut ne pas se précipiter avant d’équiper son restaurant!

Le projet Plex’Eat (photo Christophe Gernigon Studio)

Et aussi… selon l’institut Gfk, les Français on acheté 5,1 millions de livres la semaine du 11 mai, pour un chiffre d’affaires de 53,7 millions d’euros, +2% par rapport à la même période de 2019. Les cahiers de vacances à eux seuls sont à +75%!

La photo, activité consolatoire de confinement

Les Français ont adoré trier leurs photos pendant le confinement. Ils avaient le temps, ils étaient sans doute un peu nostalgiques, ils ont donc publié leurs portraits d’enfance sur les réseaux sociaux. Ils ont aussi commandé des livres photos -les éditeurs spécialisés ont fait des affaires pendant ces deux mois. L’enfermement a aussi été propice à la créativité : les professionnels ont organisé des séances photo par FaceTime et les amateurs se sont essayés au concours du Getty Museum. Cette enquête est parue dans Le Journal du dimanche le 10 mai.

Les influenceurs ont assuré pendant la crise

80 influenceurs réunis pour marteler le message de prévention

Dans le numéro du 7 mai de Stratégies, je signe le dossier sur le marketing d’influence pendant la crise du covid-19. Les influenceurs et particulièrement les influenceuses sont décrié.e.s pour leur superficialité mais il y a plusieurs façons d’exercer cette activité. La plupart sont de véritables producteurs de contenus avec un public très fidèle et actif (dans le jargon on dit « engagé »). Leur influence qui s’exerce en général au profit de marques a montré toute son efficacité pour la transmission des messages de sécurité en temps de pandémie. Ils et elles ont aussi fait preuve de créativité en proposant de nouveaux formats, de nouveaux rendez-vous même si les collaborations sponsorisées ont diminué. En distrayant leur communauté, ils et elles ont aussi contribué à rendre le confinement moins pénible.

L’influence s’adresse à un public qui ne consomme pas les médias traditionnels, à ce titre c’est un vecteur de communication comme un autre, ni meilleur ni pire que la publicité télé. Et dans le cas des youtubeurs stars, ce sont de vrais créateurs carrément doués.

Pendant le confinement, Stratégies n’est pas paru en version papier. La version digitale du magazine est accessible sur ce lien : http://intescia.visuamobile.com/reader/6bebb409-8dce-d49c-14fa-f55162af6e8e/STG/editions/957b3bb8-9b72-fbab-1729-57fbe425a8e2/read?eid=957b3bb8-9b72-fbab-1729-57fbe425a8e2&ts=1588758584&u=&ck=1eab3724963ebd9f7dc9a3297b4a0c8a119dcb41&type=html

Pour rappel, mes autres articles parus sur l’influence dans Stratégies :

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2020/04/24/supplement-digital-de-strategies/

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2018/12/23/un-an-de-dossiers-dans-strategies/

Une bonne idée par jour : faire comme on peut

Un vrai bouquet de fleurs! Une délicate attention de Martini et de son agence Ogilvy pour le lancement d’une nouvelle gamme sans alcool. L’impression que la vie reprend un peu comme avant (photo P.C.)

Je termine ma série quotidienne de bonnes idées de confinement, alors que l’on aborde une nouvelle phase de la crise sanitaire. Je continuerai de relayer à l’occasion des initiatives qui me semblent positives et utiles. Pendant quelque temps encore, nous allons vivre sans contacts physiques, sans musées, sans concerts, sans restaurants, sans voyages, car le virus est toujours là. Ce n’est pas une situation normale et il faudra trouver des ressources en nous et chez les autres pour continuer de tenir. Depuis le début, nous faisons ces efforts pour soulager les professionnels de santé qui ne peuvent pas absorber un afflux de patients dû à une maladie nouvelle et cette réalité n’a pas changé. Il y a aussi des gens qui sont malades et tristes pour d’autres raisons, il ne faut pas les oublier et être reconnaissant si on a la chance d’être épargné.

Il existe de nombreuses façons d’être acteur de cette crise et pas seulement un figurant impuissant. J’en ai recensé plusieurs au fil des jours et j’en retiens quelques-unes :

faire un don à une association d’aide aux personnes en difficulté, à la recherche ou aux hôpitaux

donner son sang

être bénévole pour fournir des gâteaux, des crèmes pour les mains, des visières ou des surblouses aux soignants. Oui ce devrait être à l’État de le faire mais l’urgence est là

-consommer local : commander des paniers à des producteurs de sa région, acheter à emporter chez un restaurateur, privilégier les produits fabriqués en France qui préservent les emplois français et l’environnement

-cuisiner pour soi et ses proches 😉 C’est bon pour le moral, c’est meilleur et moins cher que la nourriture industrielle. On a tous pris des kilos mais si en plus de l’enfermement on doit se priver et culpabiliser c’est l’enfer!

-si on n’aime pas cuisiner il y a plein d’autres occasions d’entretenir le lien avec son entourage : partager ses conseils de lectures ou de séries, s’envoyer des photos, des poèmes, des méditations, faire des apéros à distance, téléphoner tout simplement…

-se déconnecter des médias en continu et des réseaux sociaux. S’informer c’est bien, se saturer l’esprit avec des nouvelles anxiogènes qui tournent en boucle c’est toxique

-et bien sûr toujours respecter les gestes barrières, masques, lavage de mains, désinfection des surfaces. Dans l’attente d’un traitement c’est le seul bouclier possible.

Je relaie ce message que j’ai trouvé sur Instagram. Il émane de l’auteur et thérapeute Emma Zeck et j’adhère à son discours de lâcher-prise. On n’est pas obligés d’être productifs pendant cette période. Au contraire c’est la productivité à tout prix qui épuise la planète et nous avec. Pendant ce confinement ce sont les relations humaines qui nous ont manqué et nous ont aidés, pas les possessions.

Une invitation à être indulgent avec soi-même

Une bonne idée par jour : oatcakes

Ça part comme des petits pains (photo P.C.)

Les oatcakes sont des galettes écossaises à base de flocons d’avoine, délicieuses avec du cheddar ou tout autre fromage. En Écosse, on mange le fromage après le dessert avec des fruits, raisins ou pommes. C’est une tradition que j’apprécie beaucoup, qui me rappelle l’habitude espagnole de déguster le manchego avec de la pâte de coing. On peut zapper le dessert et tout le reste du repas : du fromage, des fruits, différentes sortes de pain et des oatcakes font une excellente collation.

J’ai trouvé cette recette sur internet, j’ai été étonnée par sa simplicité. Quasiment inratable! Et j’aime le mélange nord-sud, Écosse et Méditerranée.

Préchauffer le four à 180°, thermostat 6. Dans un saladier, mélanger deux verres de flocons d’avoine (je les mixe grossièrement pour qu’ils soient plus fins, mais il faut garder de la texture), trois cuillères à soupe d’huile d’olive, une pincée de gros sel, une pincée de romarin (on peut aussi les faire natures). Ajouter un verre d’eau chaude et mélanger jusqu’à former une pâte compacte. Pétrir sur un plan de travail fariné et étaler au rouleau à pâtisserie. Les oatcakes sont traditionnellement un peu épais. Ils peuvent aussi être fins, ils seront alors plus craquants après la cuisson. Enfourner pendant 15-20 minutes en les retournant à mi-cuisson. Ils durcissent en refroidissant mais s’ils restent un peu moelleux c’est très bon aussi.

Le petit plus : les flocons d’avoine sont sans gluten ce qui est intéressant pour les intolérants ou qui veut réduire l’apport de gluten dans son alimentation.

Une bonne idée par jour : des podcasts pour Sans A

Sans A est un média de solutions fondé il y a six ans par un tout jeune homme, Martin Besson, qui donne la parole à des personnes sans abris. Retranscrites jusqu’à présent par écrit, ces histoires de vies cabossées prennent la forme pour la première fois de podcasts, des programmes audio mis en ondes par l’agence spécialisée Sixième Son (c’est à elle que l’on doit l’identité sonore de la SNCF). Le premier épisode retrace le parcours de Christian, schizophrène sauvé par la foi, à travers la voix grave du comédien Pierre-Alain de Garrigues.

Martin Besson explique ainsi son projet : « Cela fait maintenant sept ans que nous rendons visibles les invisibles, que nous racontons ces histoires et que nous changeons des destins avec les communautés de Sans A. Cette nouvelle série d’histoires sonores, c’est à nouveau l’occasion de faire découvrir des vies méconnues et des parcours extraordinaires. »

« La crise que nous traversons actuellement nous a fait redoubler d’énergie pour lancer ces portraits sonores : plus que jamais, nous voulons mettre en lumière ceux qui ont l’habitude de rester dans l’ombre. Avec toujours le même objectif en vue : rendre le monde plus humain en changeant le regard du grand public sur les exclus. »

J’ai eu l’occasion d’écrire sur Sans A dans un dossier « Petits budgets grandes idées » de Stratégies. Pour financer les portraits de sans abris, la société se double d’une agence de communication qui crée du contenu pour des marques. Un exemple d’entreprise sociale et solidaire qui trouve tout son sens dans la période particulière que nous vivons.