Les cocktails soignent leur image

Le design de cocktails est une compétence que les bartenders doivent maîtriser. Au-delà de l’équilibre des goûts, l’aspect visuel doit être pris en compte pour séduire les clients, surtout à l’ère d’Instagram. Avec aussi un point sur la prochaine disparition des pailles en plastique jetable. Un article paru le 7 juillet dans le Journal du dimanche.

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Beauté durable

Comment les marques de beauté luxe intègrent-elles le développement durable dans leurs produits, sans dénaturer leur statut? Un article paru le 26 mai dans le Journal du dimanche.

Les questions de Notre-Dame

Le Sunday National m’a demandé d’expliquer à ses lecteurs les réactions à l’incendie de Notre-Dame, le 15 avril dernier. J’ai décrit l’émotion sincère face aux dommages subis par un monument cher au coeur des Français mais aussi le malaise face au déferlement de millions débloqués comme par miracle. Je reproduis ci-dessous l’article publié ici.

Pascale Caussat: Notre-Dame fire raises important questions

PEOPLE of Glasgow know what it is to cry over a national treasure. When the Glasgow School of Art, Charles Rennie Mackintosh’s masterpiece, was destroyed by the flames not only once but twice, you felt a sense of loss similar to mourning for a loved one.

You didn’t only lose the intricate carvings of wood and stone, the delicate pieces of furniture and interior design, the amount of skills that came into the conceiving and manufacturing of the space.

You also recalled the moments you spent there, the people who studied between those walls, the time and passion that were put into the renovation.

On top of that, you felt anger for the recklessness that could let that tragedy occur.

All the emotions felt towards a 19th century building are multiplied when applied to a cathedral that was erected 850 years ago. Last Monday, the images of the fire engulfing the roof of Notre-Dame and raging dangerously close to the two bell towers were a heartbreak.

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Triste postérité

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Dans “Il est avantageux d’avoir où aller”, Emmanuel Carrère reproduit une lettre de 2012 adressée à son “ami” Renaud Camus (ex-ami désormais) où il explique très bien son cheminement intellectuel d’écrivain confidentiel mais admiré à idéologue du « grand remplacement ». La page reproduite ci-dessus se termine par la phrase “ces convictions délirantes restent celles d’un homme intègre, pas d’une crapule”.

La pièce Les Idoles de Christophe Honoré évoquait aussi la figure de l’auteur en rappelant l’attrait qu’il a exercé sur ses lecteurs jusqu’aux années 90 et le dégoût qu’il a suscité ensuite. Christophe Honoré écrit à peu près “si Renaud Camus était mort du sida dans les années 90, il serait resté comme un grand écrivain”. À moins que ce ne soit “si Jean-Luc Lagarce ou Bernard-Marie Koltès avaient vécu, ils seraient peut-être devenus Renaud Camus.” Je ne me souviens pas des termes exacts mais j’ai en mémoire la cruauté du propos car elle m’a frappée, d’autant que j’ai lu le livre de Carrère peu après.

Je n’ai jamais lu Renaud Camus mais je pense que s’il est avéré que l’auteur de l’attentat islamophobe de Christchurch a été inspiré par ses écrits, les familles des victimes devraient porter plainte contre lui. Les idées tuent.

Les Journalopes, des journalistes « badass »

J’étais le 11 mars à la master class du collectif de femmes journalistes Les Journalopes organisée par l’association des anciens du CFJ. Suite à l’affaire de la ligue du LOL, à la journée internationale des droits des femmes et à la libération de la parole sur le sexisme au quotidien (voir l’enquête sur le milieu de la publicité dans Stratégies de cette semaine), il est essentiel d’entendre ces journalistes indépendantes qui se qualifient elles-mêmes de « badass », qui n’hésitent pas à aller sur les lignes de front en Irak ou en Ukraine mais qui se sont créées un environnement de travail sécurisant. « Lorsque l’on part sur une interview qui peut être problématique, on se prévient entre nous, expliquent-elles. Nous avons été marquées par l’assassinat de la journaliste Kim Wall en Suède, un des pays les plus sûrs du monde. Le traitement médiatique de son travail, à la façon d’un fait divers, a été très peu respectueux de son travail. »

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Moutai, l’eau de vie chinoise qui veut convertir les Français

Ce voyage de presse dans le Guizhou, à l’invitation de l’eau de vie Moutai en juin dernier, a été assurément le reportage le plus mémorable de 2018. C’était une occasion unique de découvrir une province peu fréquentée par les touristes (dans le Sud-Ouest du pays, capitale Guiyang), la première industrie d’alcool au monde (loin devant le whisky et le cognac) et une tradition du baiju (l’eau de vie chinoise) qui aurait assuré la longévité du président Mao.

 

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