Les cocktails de l’été

Article paru le 28 juin dans Le Journal du dimanche

Que boire cet été? Le Spritz et le Mojito sont de grands classiques mais il y a aussi le gin tonic, la bière, le kombucha (boisson fermentée au thé très tendance), les liqueurs de fruits… J’ai fait la tournée des bars pour collecter les bonnes idées des créateurs de cocktails qui m’ont tous parlé de boissons moins alcoolisées, moins sucrées et ancrées dans le terroir français. Cet été, buvons moins mais buvons bien!

Des parfums nés en France

Le 14 juin dans Le Journal du dimanche : Fragrances de France. Avec le confinement, on redécouvre le local, pour les vacances, en cuisine, et aussi en parfumerie. Tous les ingrédients du parfum ne viennent pas du bout du monde, ils poussent aussi dans nos campagnes, en Auvergne ou dans l’arrière-pays niçois. Il ne s’agit pas de relocaliser toute l’industrie ou d’imaginer un concept marketing de parfum « made in France ». Certains ingrédients lointains sont indispensables, surtout pour les notes de fond, celles qui font « tenir » la fragrance sur la peau, comme le santal ou le patchouli. Mais la période est propice à redécouvrir la lavande, le mimosa, le narcisse et la rose de mai que des cultivateurs continuent de faire vivre. L’occasion aussi de parler des nouveautés de l’été, chez Vuitton, Fragonard ou Molinard.

Protection solaire vs protection des océans

Aujourd’hui 8 juin c’est la journée mondiale de l’océan. Une des graves causes de pollution des océans est le réchauffement climatique qui provoque le blanchissement des coraux. Ces animaux se nourrissent d’une algue symbiotique qui leur donnent leur couleur et qui est affectée par la hausse de la température de l’eau. Les filtres UV chimiques sont aussi accusés de polluer les coraux et ont été interdits dans certaines régions. Mais cette influence est plus réduite et certains filtres sont remplacés par des alternatives minérales qui peuvent faire encore plus de dégâts. Les marques de crème solaire ont cependant pris en compte cette inquiétude et ont revu leurs formules pour les rendre respectueuses des océans.

J’ai expliqué cette tendance dans Le Journal du dimanche le 31 mai.

La photo, activité consolatoire de confinement

Les Français ont adoré trier leurs photos pendant le confinement. Ils avaient le temps, ils étaient sans doute un peu nostalgiques, ils ont donc publié leurs portraits d’enfance sur les réseaux sociaux. Ils ont aussi commandé des livres photos -les éditeurs spécialisés ont fait des affaires pendant ces deux mois. L’enfermement a aussi été propice à la créativité : les professionnels ont organisé des séances photo par FaceTime et les amateurs se sont essayés au concours du Getty Museum. Cette enquête est parue dans Le Journal du dimanche le 10 mai.

Une bonne idée par jour : danser

Le Journal du dimanche a publié hier mon enquête sur les gens qui dansent pendant le confinement. Ce peut être des professionnels comme les danseurs de ballet partout dans le monde ou les profs de zumba qui continuent leur entraînement. Ce sont des amateurs comme Nora, la créatrice du compte Instagram Les Confinés Solitaires. Ce sont aussi des professionnels de santé comme le célèbre Tik Tok Doc, un anesthésiste de Portland aux États-Unis qui a converti ses collègues au « corona foot shake », une chorégraphie à base de salutations du pied.

J’ai beaucoup aimé faire cet article sur une activité qui donne de la joie pendant cette période difficile, de façon moins compétitive que le sport. Et je suis contente d’avoir placé mes chouchous Drake, The Weeknd et la bachata 😉

Article paru dans Le Journal du dimanche du 19 avril

La chute de Las Vegas

Photo Steve Marcus, Reuters, parue dans Paris Match. Comment un monde qui a créé de telles inégalités pourrait reprendre son activité comme avant?

Les images de sans abris allongés sur un parking de Las Vegas, au pied d’hôtels vides, brisent le coeur. Elles montrent toute la superficialité d’une ville bâtie sur du sable, ultra climatisée pour rendre supportable un climat désertique, dédiée à un divertissement devenu dérisoire en temps de crise sanitaire. Comme dit l’adage « Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas ». Dans un pays puritain comme les États-Unis, la capitale économique du Nevada est l’endroit où l’on peut s’autoriser tous les excès : claquer ses économies au casino, acheter une prostituée, se saouler, faire un mariage express… avant de tout oublier comme dans le film Very Bad Trip et de retrouver sagement sa vie ordinaire. Dans cette période où il faut gérer l’urgence, la ville du jeu créée par la mafia est exposée dans toute sa vacuité.

Une certaine idée de l’enfer (photos P.C.)

J’ai eu la chance de voyager plusieurs fois aux États-Unis l’année dernière, pour le travail et pour les vacances. J’ai été invitée à Las Vegas par les montres Tudor pour assister aux concerts de Lady Gaga, qui est égérie de la marque. C’est un endroit extra-ordinaire au sens propre qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie. On est ébahis devant les jets d’eau du Bellagio, vus dans Ocean’s Eleven, les néons qui clignotent, le Trump Hotel entièrement doré, la fausse pyramide, la fausse Tour Eiffel, la fausse Venise… C’est le royaume du fake, du mauvais goût, du clinquant, de la gabegie d’argent et d’énergies fossiles. En voyant Las Vegas au temps du réchauffement climatique, on pressent déjà sa fin. C’est une ville sans avenir, car on ne peut pas imaginer un Vegas écolo. Sa raison d’être même est l’inverse du développement durable!

Il existe pourtant un Las Vegas moins connu, que j’ai eu aussi la chance de visiter. Le district de Fremont, l’ancien quartier des casinos avant le Strip, est devenu un haut lieu du street art, soutenu par le mécénat de l’entrepreneur Tony Hsieh. Beaucoup des artistes et des guides touristiques de ce quartier sont les enfants des employés de casinos qui ont envie d’une autre vie que leurs parents. Ils ont grandi à l’ombre des hôtels et veulent que leur ville existe pour d’autres raisons que les machines à sous. Fremont laisse entrevoir un Las Vegas sans voitures, avec des restaurants bio et des jardins urbains. Au Neon Museum, on visite les enseignes obsolètes de l’ancien Vegas au charme rétro. Nous avons La Joconde et Le déjeuner sur l’herbe, ils ont leurs devantures décaties. Et l’on se dit que ce Las Vegas-là, qui n’oublie pas son passé, a peut-être un avenir.

Le dimanche de Kenzo Takada

Article paru le 8 mars dans le JDD (photo Florence Brochoire)

J’ai eu la chance de rencontrer Kenzo Takada pour la rubrique « Le dimanche de » du Journal du dimanche. Le créateur de la maison Kenzo, vendue à LVMH il y a vingt ans, lance sa propre marque de décoration, K3. Il m’a fait l’effet d’un homme très humble, souriant, avec un accent japonais prononcé mais parisien dans l’âme avec ses habitudes : le Lutetia juste à côté, les brocanteurs, le musée Maillol… Une légende de la mode, au même titre que Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent.

Aux bons soins des stars

À la suite de Rihanna, qui fait un carton avec sa marque de maquillage Fenty Beauty, Lady Gaga lance sa gamme Haus Laboratories. Victoria Beckham, Kylie Jenner et Millie Bobby Brown, la jeune actrice de la série Stranger Things, sont aussi devenues des entrepreneuses de la beauté. On est au-delà de l’endorsement, les stars qui collaborent avec des marques existantes. Ces initiatives sont de vrais projets d’entreprise dans lesquelles les personnalités sont très impliquées. Ces actrices et mannequins ont de vraies expériences de l’image et une relation de proximité avec leurs fans sur les réseaux sociaux. Millie Bobby Brown s’adresse en particulier au public des adolescentes. Victoria Beckham est la plus engagée sur la clean beauty, dans les formules comme dans les packagings. Lady Gaga met davantage l’accent sur l’inclusivité, ses packagings et son partenariat avec Amazon traduisant un faible intérêt pour le développement durable.

Cette enquête sur les stars reines de beauté est paru le 9 février dans Le Journal du dimanche.

Reportage à la cristallerie Saint-Louis

Saint-Louis est une magnifique manufacture qui se mérite. Elle se situe à une heure de route de Strasbourg, au milieu de la forêt. Cette cristallerie qui appartient au groupe Hermès perpétue la tradition du cristal soufflé à la bouche et gravé à la main. Verres à pied, vases, lustres, ici absolument tout est façonné par l’homme (et quelques femmes). C’est un ballet impressionnant et même émouvant, un véritable artisanat d’art qui séduit les riches acheteurs jusqu’en Asie. Encore une industrie peu connue, à préserver précieusement. Cet article est paru le 12 janvier dans Le Journal du dimanche.

Photos : P.C.

SL1SL2

Reportage dans la vallée du verre

Pour le spécial Noël du Journal du dimanche, je suis allée visiter les usines qui fabriquent les flacons de parfum offerts pendant les fêtes. On l’ignore souvent, mais ces bouteilles sont fabriquées pour la plupart en France, entre Normandie et Hauts-de-France. Les fabricants principaux se nomment Verescence, Pochet du Courval, BrosseWaltersperger est le dernier industriel de la région à fabriquer en semi-automatique, en partie à la main. Des artisans perpétuent la tradition du verre soufflé à la bouche, comme l’Atelier du verre au Tréport. Géographiquement, la vallée de la Bresle a fourni les conditions propices depuis le Moyen-Âge, grâce au bois de la forêt pour alimenter les fours et le sable de la rivière pour fondre le verre. Aujourd’hui, les fours fonctionnent à l’électricité et les machines débitent jusqu’à 50 000 pièces par jour, mais cette industrie qui tient de l’alchimie garde un caractère magique. Un savoir-faire qui résiste à la délocalisation, à préserver absolument.

Ce reportage, avec ma sélection de cosmétiques pour Noël, est paru dans Le Journal du dimanche du 15 décembre (je n’arrive plus à intégrer des fichiers Scribd dans WordPress :/).

Photos : P.C.

JDD.vallée du verre