Parfums d’été dans Le Journal du dimanche

Encore quelques jours avant la fin de l’été, l’occasion de relire cet article sur les fragrances légères paru le 12 août dans Le Journal du dimanche.

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Tout savoir sur le marché français du parfum

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À l’occasion des Fifi Awards, les prix de la Fragrance Foundation France, l’association qui promeut la parfumerie française, le magazine professionnel BW Confidential m’a confié un dossier sur l’état des lieux des ventes de parfums dans l’Hexagone. Autant le dire, elles ne sont pas florissantes, les consommateurs se détournant d’année en année de cette catégorie de produits. Plusieurs raisons à cela : la concurrence des smartphones et autres joujoux électroniques qui grèvent les budgets, la « génération selfie » qui préfère un maquillage qui se voit à un parfum évanescent, la mauvaise adéquation de la distribution aux comportements des acheteurs…

Pour ce sujet, j’ai interrogé des dirigeant.e.s de l’industrie, de Chanel à Shiseido en passant par Coty, Puig et NPD, l’institut qui mesure les ventes en sélectif (parfumeries et grands magasins). Ils m’ont livré leur vision du marché et leurs idées pour stimuler les ventes, aux côtés des experts Pierre Bisseuil de Peclers Paris, Sylvie Polette, ex-parfums Jean Paul Gaultier, et Anaïs Dupuy de Kantar Worldpanel. Un gros travail d’enquête qui suppose de contacter des dizaines d’interlocuteurs et de trouver des chiffres jalousement gardés par les panélistes. Ce dossier ainsi que le compte-rendu des prix a été publié dans un numéro spécial de BW Confidential diffusé lors de la soirée des Fifi Awards, le 11 avril, salle Wagram à Paris.

A retrouver ici le dossier réalisé pour les Fifi Awards 2017 avec le retour sur les 25 dernières années du parfum et le numéro spécial sur les Achiever Awards du CEW France (association caritative et réseau professionnel).

Des idées pas (trop) ringardes pour la Saint-Valentin

Si vous avez raté mon article sur la Saint-Valentin dimanche dernier dans le JDD, vous pouvez vous rattraper ici, car après tout les preuves d’amour c’est toute l’année!

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Cocktails d’hiver et flacons vintage dans le Journal du dimanche

La période des fêtes a été l’occasion de traiter quelques sujets de circonstance dans le « JDD ». Le mixologue Stephen Martin a concocté une recette exclusive de cocktail pour le journal, une pina colada réinventée avec de la liqueur de cerise. Un joli cadeau pour illustrer un article sur les cocktails d’hiver, ces recettes qui réchauffent après les mojito et les Spritz de l’été.

 

Dans le même numéro spécial Noël, j’ai écrit sur le retour des flacons vintage, ces anciennes formes signées Lalique ou Baccarat sorties des archives des grandes marques, Guerlain, Lancôme ou Molinard. Un savoir-faire français à préserver, à l’exemple de Lalique qui continue de fabriquer des objets en cristal dans son usine en Alsace.

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Résumé des épisodes précédents: réalité virtuelle, lobbying, parfum, design etc.

Retour sur mes articles publiés depuis le début de l’année.

-Ces derniers mois, j’ai signé plusieurs dossiers pour Stratégies sur des thèmes variés. Pour ceux qui me voient un peu comme une blogueuse beauté, sachez que j’ai plus d’une corde à mon arc! Même si le secteur des cosmétiques m’intéresse et m’amuse beaucoup.

16729330_10154507164269601_8436735383778343317_nA l’occasion du salon Virtuality, j’ai donc revêtu mon casque de réalité virtuelle pour explorer les utilisations de cette technologie par les marques. En publicité, l’opération de la bière Old Irish en Géorgie, qui mêle le réel et le virtuel, est bluffante. En communication de recrutement, Mazars a réalisé un film malin à 360° pour faire découvrir l’entreprise aux jeunes diplômés. Si certains sont sceptiques sur le potentiel grand public de la VR (virtual reality), ses applications B to B sont convaincantes.

Toujours pour Stratégies, j’ai signé le dossier « cible femmes » à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. J’y démontre à quel point le marketing « genré » (rose pour les filles, bleu pour les garçons) est dépassé alors que l’enjeu principal des femmes est l’égalité salariale et que les nouvelles générations se définissent d’abord comme individu plus que par des chromosomes X et Y. Même les publicitaires le reconnaissent et ont eu la peau de la ménagère de moins de 50 ans.

17309271_10154586126464601_595930578159351422_nJ’ai enchaîné avec le dossier lobbying, d’actualité en pleine campagne présidentielle. J’ai rencontré des professionnels de l’influence (avec les réseaux sociaux, on dit engagement) parfois dans le métier depuis François Mitterrand et qui revendiquent une pratique éthique. En bon lobbyistes d’eux-mêmes, ils se défendent d’être des maîtres de la manipulation, et il est vrai que leur profession est plus encadrée (avec un registre au Parlement) que les frais des députés et sénateurs!

 

A venir le 20 avril, le dossier design, à l’occasion du Grand prix Stratégies.

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-Pour Le Journal du dimanche, qui vient de lancer une nouvelle formule, j’ai inauguré la rubrique Plaisirs avec un portrait de trois jeunes « nez » qui perpétuent l’art de la conception de parfum, pas totalement soumise au marketing. Il est rafraîchissant de constater que malgré les budgets publicitaires, les égéries et les promotions en magasins, la parfumerie est toujours un artisanat avec des créateurs qui « s’éclatent » à associer des matières premières.

Pour la même rubrique, j’ai publié dimanche dernier un article sur le « maquillage qui tache », la suite du sujet sur la beauté selfie ready que j’ai traitée sur ce blog. Le lip art, les oeuvres d’art sur les lèvres, est une rubrique en soi sur Instagram et les marques grand public comme L’Oréal Paris s’inscrivent dans le mouvement avec des lignes de maquillage qui font forte impression en selfie. Toujours aussi fascinée par la famille Kardashian, j’ai découvert l’existence du « lip kit » de la petite soeur Kylie Jenner lancé suite à son opération des lèvres et dévalisé en 30 secondes lors de sa mise en vente sur internet.

Pour les pages économie, j’ai traité le lancement du nouveau parfum Guerlain (avec Angelina Jolie) qui porte la stratégie internationale de la marque de LVMH, la tendance des agences bancaires qui se transforment en espace de coworking, celle de la « minceur à la française », ces entreprises (Puressentiel, LPG) qui prônent une traque non invasive des capitons, les start-ups innovantes en « e-santé ». Eclectique, vous dis-je.

-Dans Pharmacien Manager, je n’ai pas chômé non plus. Toujours au sujet de la e-santé, j’ai expliqué pourquoi les ventes de dispositifs médicaux connectés ne décollent pas (réponse : il n’y a pas encore de modèle économique) et j’ai interviewé le spécialiste de l’ubérisation Grégoire Leclercq. La pharmacie aussi est en passe d’être ubérisée avec des spécialistes de la livraison qui sont prêts à transporter les médicaments mais curieusement les groupements de pharmaciens eux-mêmes n’investissent pas dans ce secteur.

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Pour Pharmacien Manager, j’ai signé également une enquête sur la communication des pharmacies sur les réseaux sociaux, une pratique très contrôlée mais certains titulaires font cependant preuve d’innovation comme la Pharmacie Centrale à Castelsarrasin. En revanche, la Grande Pharmacie Bailly à Paris est dans les limites des règles du conseil de l’ordre avec des opérations promotionnelles et une association avec Colette.

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De retour de Hong Kong, j’ai interviewé la spécialiste de l’Asie Florence Bernardin sur les dernières tendances beauté. Où l’on apprend qu’en Chine, l’anti-âge commence dès 25 ans car la vie de bureau, la pollution, la lumière bleue des écrans abîment la peau.

 

 

-Enfin, je poursuis ma collaboration avec Design fax avec ces dernières semaines un reportage à la Biennale du design de Saint-Etienne et une interview sur la stratégie de Guy Degrenne pour s’adapter aux nouveaux usages culinaires.

Les bonnes idées de la semaine #8 : spécial Noël

Parfums de créateurs

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Close up d’Olfactive Studio et Ella d’Arquiste, deux coups de coeur parfumés de l’année – photos P.C.

« Quand il n’y a plus rien, il n’y a que le superflu qui compte ». Je pique cette phrase à une interview de Jane Birkin parue dans Grazia la semaine dernière. Elle-même la tenait de sa mère qui, lors des bombardements sur Londres pendant la Seconde guerre mondiale, a emporté avec elle son parfum plutôt que des produits de première nécessité. Je suis persuadée de la justesse de cette phrase, et je pense aussi à mon amie Charlotte, auteure de On ne meurt pas comme ça sur son combat contre le cancer, qui choisissait avec soin son vernis à ongles pour ses séances de chimio. « Ces parures sont mon armure », écrit-elle.

Alors que Noël est la période du consumérisme et des excès en tout genre, je m’appuie sur cette philosophie pour mettre en avant des parfumeurs indépendants, créateurs passionnés hors des circuits traditionnels, qui racontent des histoires sans dépenser des millions d’euros en publicité. Big up à Céline Verleure, une ancienne de L’Oréal qui a lancé sa marque Olfactive Studio par crowdsourcing et qui vient de sortir un nouveau flacon exclusif pour éviter la contrefaçon. Son dernier opus Close up est un boisé fruité (patchouli-griotte) sur fond ambré. Un vrai parfum mixte créé par Annick Menardo (le « nez » de Lolita Lempicka) à partir d’une photo de Suren Manvelyan, selon le concept d’Olfactive Studio qui se retrouve dans le design du flacon évoquant une lentille d’appareil photo.

Gros coup de coeur aussi pour El et Ella d’Arquiste, deux cocktails évoquant des soirées endiablées à Acapulco. Le féminin est sexy avec un coeur de rose turque mais le masculin est presque plus sensuel avec ses herbes aromatiques sur fond de civette et castoréum qui le fait tenir sur la peau comme une chaleur moite. Les deux sont portables indifféremment par les hommes et par les femmes. Arquiste est un projet porté par Carlos Huber, un architecte mexicain qui s’entoure de parfumeurs chevronnés pour recréer des ambiances olfactives -ici, la fin des années 70 avec Rodrigo Flores Roux.

J’ai déjà parlé ici de Pour Toujours, la collection de Martine Denisot basée sur des souvenirs d’enfance. Boule de gomme, Graines, Tudo Bem! ou Bootylicious, chacun trouvera le parfum qui lui convient dans cette série qui revisite aussi les différents registres de la parfumerie, sucré, végétal, fruité ou frais…

Je reviendrai bientôt sur le lancement de la marque de Jean-Michel Duriez, ancien parfumeur de Rochas mais les Parisiens peuvent déjà lui rendre visite dans sa boutique éphémère de la Galerie Vivienne. Il y est jusqu’au 3 janvier pour présenter sa nouvelle création L’étoile et le papillon avant d’arriver en parfumeries en février 2017. Une jolie idée de cadeau en avant-première.

Nez, la revue olfactive

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La couverture de Nez n°2 est assortie à ma déco!

J’en ai tellement parlé que ça devient lassant mais ce bel objet vendu en librairies et en parfumeries indépendantes est un cadeau universel tant le sens olfactif nous concerne tous. C’est la garantie de ravir les yeux et l’esprit avec des articles érudits richement illustrés. Le deuxième numéro au prix modique de 19,90 euros explore les mauvaises odeurs et surtout leur relativité, avec notamment une interview des historiens Alain Corbin et Georges Vigarello. Sentir, c’est intello!

 

Passion céramiques

Rien à voir, mais il n’y a pas que le parfum dans la vie. Mon voyage au Japon l’été dernier m’a donné le goût de la céramique artisanale, comme ces petits gobelets dans lesquels on boit le thé vert brûlant à petites gorgées. Mon amie Laetitia Perrin alias Pinpin Céramiques Paris en conçoit de très belles dans son atelier du 11e arrondissement. On peut la retrouver régulièrement dans des ventes privées en suivant son compte Instagram. Dans un autre style, Laurette Broll, découverte au dernier salon Paris Design Week, crée des vases très délicats aux couleurs pastel. Elle expose actuellement aux Ateliers de Paris parmi d’autres artisans de la capitale. Pour ne pas consommer idiot ce Noël, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Couleurs et formes délicates des céramiques de Laurette Broll, à « shopper » aux Ateliers de Paris

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J’ai adopté les gobelets de Pinpin Céramiques Paris pour mon thé japonais

Nez prend forme, mon portrait parfumé, bientôt Milan

Nez la revue olfactive, la nouvelle revue à laquelle je participe, prend forme… Elle est déjà en vente à cette adresse, avant son arrivée en librairies le 14 avril. La une est toute en typo et découpage, une image intrigante comme le projet, celui de faire un bel objet dédié au sens de l’odorat où la vue, le toucher, l’intellect sont aussi sollicités. Le goût restera abstrait, bien que l’on retrouvera une interview d’Alain Passard. Quant à l’ouïe, peut-être le glissement du papier sous les doigts…?

 

Pour accompagner le lancement, Sarah Bouasse, la rédaction en chef adjointe, a tiré le portrait de certains collaborateurs sur son blog Flair Flair. Après Delphine de Swardt, spécialiste en mots du parfum, Olivier David, chimiste, elle m’a demandé de lui confier mon rapport aux odeurs. Un exercice amusant pour moi qui ai plutôt l’habitude de faire parler les autres. Elle a retranscrit fidèlement mes propos dans ce qui ressemble à un portrait chinois : si j’étais un parfum, je serais sans doute Eau de Rochas, avec un fond de savon de Marseille et d’herbe sèche. Les senteurs d’enfance sont celles qui restent.

J’ai le plaisir de filer à Milan en fin de semaine pour animer une table ronde sur le thème de l’article que je signe dans Nez : quel avenir pour la parfumerie de niche en France? Ce sera dans le cadre du salon Esxence consacré à la parfumerie artistique.