Les influenceurs ont assuré pendant la crise

80 influenceurs réunis pour marteler le message de prévention

Dans le numéro du 7 mai de Stratégies, je signe le dossier sur le marketing d’influence pendant la crise du covid-19. Les influenceurs et particulièrement les influenceuses sont décrié.e.s pour leur superficialité mais il y a plusieurs façons d’exercer cette activité. La plupart sont de véritables producteurs de contenus avec un public très fidèle et actif (dans le jargon on dit « engagé »). Leur influence qui s’exerce en général au profit de marques a montré toute son efficacité pour la transmission des messages de sécurité en temps de pandémie. Ils et elles ont aussi fait preuve de créativité en proposant de nouveaux formats, de nouveaux rendez-vous même si les collaborations sponsorisées ont diminué. En distrayant leur communauté, ils et elles ont aussi contribué à rendre le confinement moins pénible.

L’influence s’adresse à un public qui ne consomme pas les médias traditionnels, à ce titre c’est un vecteur de communication comme un autre, ni meilleur ni pire que la publicité télé. Et dans le cas des youtubeurs stars, ce sont de vrais créateurs carrément doués.

Pendant le confinement, Stratégies n’est pas paru en version papier. La version digitale du magazine est accessible sur ce lien : http://intescia.visuamobile.com/reader/6bebb409-8dce-d49c-14fa-f55162af6e8e/STG/editions/957b3bb8-9b72-fbab-1729-57fbe425a8e2/read?eid=957b3bb8-9b72-fbab-1729-57fbe425a8e2&ts=1588758584&u=&ck=1eab3724963ebd9f7dc9a3297b4a0c8a119dcb41&type=html

Pour rappel, mes autres articles parus sur l’influence dans Stratégies :

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2020/04/24/supplement-digital-de-strategies/

https://unebonneideeparjour.wordpress.com/2018/12/23/un-an-de-dossiers-dans-strategies/

Une bonne idée par jour : réduire la pollution numérique

Mon bureau de confinement (photo P.C.)

On incrimine beaucoup le voyage en avion dans le réchauffement climatique, et le confinement actuel est une bonne nouvelle pour le climat, mais la pollution numérique est encore plus dommageable : elle représente 4% des émissions de carbone dans le monde, et l’avion 2,8% (voir ce guide de l’Ademe). Je l’ai appris lors d’une conférence organisée par la société Fabernovel en février dernier (l’heureux temps où l’on pouvait encore participer à des conférences de presse). La croissance du cloud en particulier (+21% par an depuis dix ans) se traduit par le stockage des données dans des serveurs géants qu’il faut refroidir. Un mail avec pièce jointe d’1Mo correspond à l’énergie consommée par une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes. Le développement du streaming, les Netflix, Amazon, OCS, Disney + qui remplissent nos journées actuellement, participe de cette débauche d’énergie. Sans compter le coût écologique et social de l’exploitation des minerais qui entrent dans la composition des téléphones portables. C’est une pollution invisible, immatérielle, indolore à première vue, et pourtant bien réelle et intimement liée à nos modes de vie.

Selon Fabernovel, les Gafams (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) sont conscients de cet impact et mènent des programmes de réduction de leur empreinte carbone. Apple, qui fabrique des téléphones, travaille avec ses fournisseurs pour favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables. Microsoft s’est fixé l’objectif d’être négatif en carbone à l’horizon 2030, c’est-à-dire aller plus loin que la neutralité carbone ou la compensation.

Ce sont des engagements qui ont du poids, mais ces technologies ont aussi pour stratégie de nous inciter à rester le plus longtemps possible sur leurs services, pour engranger de l’audience, des données et des achats. C’est à nous consommateurs d’agir en étant conscients de l’emprise du numérique sur nos vies. Avons-nous besoin d’être connectés à tout instant, d’envoyer autant de mails, de stocker autant de données? Orange donne des conseils très utiles pour un usage raisonné du digital sur son site mais on peut aller plus loin en privilégiant des activités non polluantes. Lire un livre par exemple, qui ne se clique pas, ne nécessite pas d’électricité pour fonctionner, ne consomme pas plus d’énergie que celle qui a été nécessaire à sa production. Une bonne activité de confinement, aussi.

Une bonne idée par jour : biscuits au fromage

Une tuerie (photo P.C.)

Pour nos apéros visio, on peut confectionner soi-même ses biscuits salés plutôt qu’acheter des chips industrielles. Cette recette est d’une simplicité enfantine, on peut adapter les proportions en fonction de la quantité souhaitée. La même recette peut servir de fond de quiche.

Pour une vingtaine de biscuits : mélanger 70 g de farine, 70 g de fromage râpé et 70 g de beurre coupé en dés. Saler, poivrer avec modération. Bien malaxer entre les doigts ou au robot jusqu’à former une boule homogène. Ajouter de l’eau si la texture est un peu sèche. Réserver au moins une heure au frigo.

Étaler la pâte pour former un disque de 3 mm d’épaisseur. Avec un emporte pièce ou un petit verre découper les biscuits. On peut badigeonner la surface de jaune d’oeuf et saupoudrer d’épices (paprika, curry, curcuma…). Enfourner au four préchauffé à 180° pendant 15 minutes environ. Les biscuits doivent être dorés et moelleux. Déguster encore tièdes avec un Spritz maison 😉

Une bonne idée par jour : le concours photo de la MEP

Photo MEP

Pendant le confinement, nous sommes nombreux à prendre des photos de notre nouvelle organisation intérieure. La Maison Européenne de la Photographie à Paris a lancé un concours photo sur le thème « Fenêtre Ouverte ». À l’initiative de la photographe Marguerite Bornhauser, le concours invite les participants à réaliser une oeuvre mettant en scène la fenêtre, la lumière qu’elle laisse entrer, l’ouverture qu’elle constitue, la frontière qu’elle représente…

Jusqu’à la fin du confinement, il est possible de poster un cliché sur Instagram avec les mentions #FenetreOuverte, #Fenetresurlautre et @mep_paris. Les trois gagnants remporteront chacun un abonnement annuel à la MEP et une publication de leur photo sur le compte @mep_paris. Un tirage Picto récompensera la meilleure photo.

Toutes les informations sur le concours ici.

Une bonne idée par jour : les parfums bons pour le moral

En vacances dans ma salle de bains (photo P.C.)

Les parfumeries sont fermées mais pas les supermarchés ni les pharmacies où l’on peut s’acheter des produits parfumés. Depuis mon expérience chez Cosmétique Mag, je continue d’écrire sur le parfum pour Le Journal du dimanche, Nez ou BW Confidential et d’un intérêt professionnel je suis passée à une vraie affection pour cette discipline qui mêle l’art et la chimie et où le marketing n’a pas totalement eu raison de la créativité. Pendant cette période où l’on se recentre sur soi et sur ce qui fait du bien, il est réconfortant de s’entourer de senteurs bénéfiques pour l’humeur.

À chacun de trouver la sienne. Roger & Gallet par exemple, marque vendue en pharmacies, a dans sa gamme une Fleur de figuier à la fois fraîche et gourmande qui se décline en eau de toilette, gel douche ou lait pour le corps. On peut retrouver aussi en pharmacies la senteur solaire de l’Huile prodigieuse de Nuxe.

En grandes surfaces, Bien-Être propose des Colognes qui n’ont rien à envier aux parfums classiques et a lancé au mois de mars des Eaux de bien-être signées de « nez » de parfumerie fine aux ingrédients bio (citron, bergamote, mandarine…).

Pour ma part, j’aime m’entourer de parfums frais et vivifiants plutôt que capiteux actuellement. C’est dû à la saison mais aussi à mon humeur plus portée vers des senteurs dynamisantes qui donnent envie de bouger. Ces jours-ci j’alterne entre Eau hyper fraîche de Courrèges, un jus de citron qui donne la pêche, Eau de Givenchy Rosée (j’adore la rose sous toutes ses formes en parfumerie, fraîche ou sombre, celle-ci est particulièrement bienfaisante) et Méditerranée de Molinard, une eau aquatique et florale dont le lancement a eu lieu juste avant le début du confinement.

Une bonne idée par jour : les webinars

Mon quotidien de journaliste est fait de conférences de presse et de rencontres informelles pour nourrir des enquêtes ou préparer de futurs sujets. À l’heure du télétravail forcé, il est possible de se former et s’informer à distance grâce aux webinars ou visio-conférences. Ces derniers jours, j’ai suivi la présentation de Kantar sur la consommation des Français, une initiation au motion design par l’organisme Samsa, je ne suis inscrite à des conférences d’experts sur la cybersécurité, le commerce et les marques. Chacun peut trouver les thèmes qui l’intéressent pour rester connecté à son activité. Peut-être que cela va rester une nouvelle habitude de travail si les règles de distanciation sociale perdurent plusieurs mois.

Une web conférence de CybelAngel, Forrester et CNP Assurances sur la cybersécurité et le télétravail

Une bonne idée par jour : danser

Le Journal du dimanche a publié hier mon enquête sur les gens qui dansent pendant le confinement. Ce peut être des professionnels comme les danseurs de ballet partout dans le monde ou les profs de zumba qui continuent leur entraînement. Ce sont des amateurs comme Nora, la créatrice du compte Instagram Les Confinés Solitaires. Ce sont aussi des professionnels de santé comme le célèbre Tik Tok Doc, un anesthésiste de Portland aux États-Unis qui a converti ses collègues au « corona foot shake », une chorégraphie à base de salutations du pied.

J’ai beaucoup aimé faire cet article sur une activité qui donne de la joie pendant cette période difficile, de façon moins compétitive que le sport. Et je suis contente d’avoir placé mes chouchous Drake, The Weeknd et la bachata 😉

Article paru dans Le Journal du dimanche du 19 avril

Une bonne idée par jour : faire du pain

C’est étonnant cette passion soudaine des Français pour le pain fait maison alors que les boulangeries sont ouvertes et qu’il faut soutenir le petit commerce. Il y a quelque chose d’archaïque à fabriquer soi-même cet aliment de base, un réflexe survivaliste qui nous rassure, à condition de disposer de l’ingrédient principal. Personnellement je n’ai pas trouvé un seul paquet de farine dans les magasins de mon quartier depuis le début du confinement. Je vais bientôt faire des échanges sous le manteau avec mes voisins confinés en pénurie d’oeufs. J’en suis à réduire en poudre des flocons d’avoine pour faire du banana bread, ce qui n’est pas une mauvaise idée non plus.

Pour ceux qui ont de la chance d’avoir de la farine, et pour varier les plaisirs en alternative à la baguette qui est toujours en vente libre, il existe d’autres variétés de pain faciles à faire chez soi. J’en propose trois, testées et validées.

Le flat bread de Jamie Oliver

Regardez-moi ces beautés

Je suis fan des recettes du « naked chef », le trublion des fourneaux qui défend une cuisine généreuse, juteuse, épicée, aromatique. Il en fait beaucoup dans le « personal branding » mais son compte Instagram est une mine d’idées de recettes familiales faciles à reproduire avec peu d’ingrédients. Un Anglais qui donne envie de bien manger, c’est à saluer. Je fais souvent son « flat bread » (pain plat) qu’il propose avec un chutney de mangue et un oeuf mollet mais qui accompagne aussi très bien une salade, du fromage frais ou un plat de légumes au four.

Pour deux personnes : mélanger dans un saladier 100 g de farine avec levure intégrée ou 1/3 sachet de levure chimique ou 1/3 cuillère de bicarbonate de soude, 4 cuillères à soupe de yaourt, une cuillère à soupe d’huile d’olive, une pincée de sel (j’ai l’habitude de mélanger un pot de yaourt et trois pots de farine, en mélangeant blé et sarrasin, ça fonctionne).

Façonner une boule à la main, la séparer en deux et aplatir sur un plan de travail fariné pour former deux petits pains d’1/2 cm d’épaisseur.

Faire cuire 3 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient dorés en retournant à mi cuisson (je les fais cuire au four, je trouve que cela fait une cuisson plus uniforme et sans matière grasse). Déguster encore chaud ou réserver dans un torchon, c’est bon aussi refroidi.

Le potato scone

Une bonne recette venue d’Écosse

J’ai trouvé cette recette dans un livre de cuisine écossaise dont je me sers souvent pour faire des scones, des shortbreads, des muffins… L’Écosse n’est pas connue pour le raffinement de sa cuisine mais ses spécialités pour le petit-déjeuner et le goûter sont roboratives.

Pour 8 potato scones il faut 250 g de pomme de terre farineuse comme la Bintje, 25 g de beurre doux, 50 g de farine, 1/2 cuillère à café de sel, 1/4 cuillère à café de levure.

Peler la pomme de terre, la découper en cubes et la faire cuire dans l’eau bouillante. Quand la chair est tendre (tester avec la pointe d’un couteau), égoutter et écraser à la fourchette ou avec un presse purée en ajoutant le beurre. L’ensemble doit peser environ 200 g.

Tamiser la farine, le sel et la levure dans un saladier. Ajouter la purée de pomme de terre encore tiède, pétrir pour former une boule. Séparer en deux boules, les étaler sur une surface farinée pour former deux disques de 5 mm d’épaisseur. Découper chaque disque en quartiers et piquer avec la pointe d’une fourchette.

Faire chauffer une poêle à fond épais, graisser légèrement avec du beurre, faire cuire les scones 3-4 minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Servir chaud avec du beurre. Traditionnellement on les mange au petit-déjeuner mais ils peuvent aussi accompagner un repas.

Le chapati

C’est moche mais c’est bon

C’est le pain traditionnel indien, sans levain. Je ne suis jamais arrivée à retrouver la texture moelleuse de la vraie cuisine indienne mais même raté c’est bon!

Je reproduis ici une recette de Marmiton mais en gros il faut retenir que c’est de la farine, du sel, de l’eau et du pétrissage.

Pour 4 personnes : 250 g de farine de blé complet, une cuillère à café de sel, un verre d’eau tiède.

Tamiser la farine. Pétrir en incorporant l’eau peu à peu. La pâte doit être bien lisse et élastique. La laisser reposer deux heures sous un linge.

Au bout de ce temps, fariner ses mains et diviser la pâte en huit parts. Façonner les boules en disques d’environ 15 cm de diamètre et 3 mm d’épaisseur.

Saupoudrer une poêle à fond épais de farine, faire chauffer. Mettre un disque de pâte, faire cuire 1 minute sur chaque face, retirer du feu. Prendre la galette et sans se brûler (en s’aidant d’une pince à spaghetti par exemple), la passer au-dessus des flammes. La pâte gonfle et brunit par endroit.

À consommer chaud, accompagné éventuellement de beurre. En Inde, on découpe des parts pour se servir de riz, de légumes en sauce… Le plaisir de manger avec les doigts…

Si vous avez d’autres recettes de pains du monde, n’hésitez pas à les partager en commentaire.

Une bonne idée par jour : le sport en ligne

Ne rien faire, c’est aussi un risque pour la santé (photo Santé Publique France)

Avec toutes les cours en ligne qui existent, on n’a pas d’excuse pour zapper le sport pendant le confinement, sans avoir besoin d’aller cracher des gouttelettes dans la rue en faisant du jogging. Pour ma part je profite des cours offerts par ma salle de sport (Les Cercles de la forme), qui propose de s’inscrire à des séances en live sur Zoom. Pilates, yoga, abdos-fessiers, zumba, il y en a pour tous les goûts, c’est gratuit et ça fonctionne bien. Parallèlement, le club propose de suspendre les paiements ou de prolonger l’abonnement avec un bonus, ce qui est une bonne façon de fidéliser et de donner envie d’y retourner quand on pourra à nouveau sortir. Ça donne une bonne image à une chaîne qui pouvait sembler impersonnelle et la plupart des réseaux font de même. En contrepartie, Le Cercle de la forme invite à partager ses photos en plein effort sur les réseaux sociaux, c’est de bonne guerre pour leur donner de la visibilité et ça permet d’humaniser une pratique virtuelle et confinée.

Pour ceux qui n’ont pas de club de sport, le gouvernement propose des activités à faire chez soi et renvoie vers des applications. Marcher et s’étirer au minimum toutes les deux heures est le minimum pour éviter les risques liés à la sédentarité.

Une bonne idée par jour : des sans-abris accueillis au lycée Guillaume Tirel

L’internat du lycée Guillaume Tirel (photo Equalis)

Le lycée hôtelier dans lequel étudie mon fils aîné, Guillaume Tirel dans le 14e arrondissement de Paris, a été réquisitionné pour accueillir des sans-abris dans son internat pendant l’épidémie de Covid-19. Une cinquantaine d’hommes sans possibilité de se protéger pendant le confinement sont hébergés sous la supervision de l’association Equalis. Tout a été fait pour que les affaires personnelles des internes soient étiquetées et rangées, les matelas seront changés à l’issue du confinement (les anciens matelas seront donnés à l’association) et les locaux seront nettoyés avant d’accueillir à nouveau les élèves.

Cette action de solidarité, coordonnée par la région Île-de-France et le préfet de Paris, me rend particulièrement fière de cet établissement reconnu pour la qualité de son enseignement, qui oeuvre déjà toute l’année pour soutenir les élèves quelle que soit leur situation. C’est une action qui a beaucoup de sens surtout quand on sait combien le secteur de la restauration est durement touché dans cette période.